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Bois-du-Luc (1)

Publié le par philippedester

Nous voici repartis pour une balade avec l'application Totemus. Cette fois, nous nous rendons à Bois-du-Luc, un des plus anciens charbonnages de Belgique, situé à Houdeng-Aimeries, actuelle commune de La Louvière, et dont l'activité à cessé en 1973. 

La cité ouvrière a été construite entre 1838 et 1853. Le site a fait l'objet d'une réhabilitation et d'une mise en valeur culturelle et est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 2012.

Sur la façade ci-dessus, des reproductions d'œuvres d'art rendent hommage à l'histoire industrielle et humaine. 

A gauche, il s'agit d'une reproduction du tableau "Hiercheuse descendant à la fosse" de Constantin Meunier (peintre belge connu pour ses représentations réalistes du monde du travail et des mineurs). L'œuvre originale se trouve au Musée des Beaux-Arts de Charleroi. 

A droite, une photographie en noir et blanc montre un visage en gros plan portant un casque militaire. Elle rappelle les travaux de photojournalistes documentant les conflits. 

Le bâtiment en briques rouges avec ses linteaux en pierre sculptée est caractéristique des infrastructures de services du site. 

Le site abrite aujourd'hui le "Musée de la Mine et du Développement Durable) qui propose des visites guidées des ateliers, des bureaux administratifs et de la maison du mineur. 

Ci-dessous, l'entrée principale du site avec ses portes à guillotine, encadrées par deux tours de briques rouges. 

Contrairement aux apparences, ces tours ne sont pas de véritables tours de guet accessibles. Elles ont été installées après la grève générale de 1893. Le but était d'intimider les ouvriers grévistes en leur faisant croire que des gardes pouvaient tirer depuis des fenêtres en hauteur ! 

La chaine et les rails servaient à actionner d'immenses panneaux métalliques coulissants pour verrouiller l'accès aux bureaux et aux ateliers de la mine en cas de conflit. 

L'intérieur de ces tours est, en réalité, vide. Il n'y a pas d'escalier ni de plancher permettant d'atteindre les fenêtres supérieures ! 

Ce bâtiment, ci-dessous, est la Maison du Directeur. 

Edifié en 1844, cette imposante demeure bourgeoise se distingue radicalement de l'habitat ouvrier voisin par son style néoclassique et son jardin privatif. Elle symbolisait la hiérarchie sociale stricte au sein de la cité minière. 

Alors que les mineurs vivaient dans les célèbres "Carrés" (maisons ouvrières standardisées), le directeur jouissait d'une résidence de prestige située à l'entrée du site pour marquer son autorité. 

Nous sommes ici à la fosse Saint-Emmanuel. On y voit encore les ateliers de surface, les bureaux et le châssis à molettes (la tour métallique en arrière-plan).

Nous passons au pied d'un mur de briques avec des ouvertures en arc de cercle condamnées. 

Pour répondre à la question de Totemus, il fallait compter le nombre de fenêtres. Vu la longueur du mur, j'ai dû recommencer plusieurs fois ! 

Voici les célèbres "Carrés" vus d'un autre angle : 

On y trouve également plusieurs bâtiments en briques rouges qui avaient différentes fonctions. 

 

On va maintenant s'éloigner du centre minier pour découvrir le village. 

On se retrouve dans quelques jours si vous le voulez bien. 

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Thieusies (3)

Publié le par philippedester

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour la suite de la balade Totemus à Thieusies, mais direction Saint-Denis. 

Nous arrivons d'ailleurs au moulin de Saint-Denis. 

 

Ce moulin à eau historique, dont les origines remontent au Moyen Age, a été reconstruit au XVIIIe S. 

Il est situé dans le cadre verdoyant de l'Abbaye de Saint-Denis, entouré d'un parc de 15 ha avec des étangs et traversé par l'Obrecheuil. 

Racheté en 1979, le site a été restauré pour préserver son caractère ancien tout en intégrant des technologies modernes comme la production d'hydroélectricité.

Le moulin jouxte le château des Roquettes qui était le siège d'une petite seigneurie et servait de lieu de villégiature à la famille Bruneau de Casteau. 

Le site abrite aujourd'hui un théâtre. 

Nous longeons les murs de l'abbaye. 

Fondée au Moyen Age, l'abbaye appartenait à l'ordre bénédictin. Elle a traversé de nombreux événements, notamment des pillages en 1572 et la célèbre bataille de Saint-Denis en 1678.

Contrairement à d'autres, elle n'a pas été démantelée au XVIIIe S. Au XIXe S, le site a notamment abrité une filature de coton. 

Et nous revoilà à Thieusies où on découvre une chapelle octogonale : 

Elle est coiffée d'un clocheton à arcades surmonté d'une croix et est dédiée à Notre-Dame de Lourdes. 

Voici maintenant le château de Thieusies connu aussi sous le nom de château du Parc. 

Le château actuel date principalement du XVIIIe S. Il se distingue par ses façades en briques rouges et ses toitures en ardoise, caractéristiques de l'architecture classique de la région. 

L'ensemble comprend le château lui-même ainsi qu'une ferme attenante, formant un complexe architectural imposant le long de la route principale du village. 

Je n'ai pas osé franchir le porche afin d'observer le parc...

Voici le porche d'entrée de la ferme du Parc : 

Il s'agit d'une ferme peinte en jaune datant du XVIIIe S. Elle se distingue par son imposant porche en plein cintre surmonté d'un blason aux armes de la famille "du Parc". 

Et nous voilà de retour à l'église. 

Cette pierre sculptée est une dalle funéraire ou un monument commémoratif, typique de l'art funéraire que l'on trouve dans les églises ou les anciens cimetières. 

Regardons-la en détail. 

En haut, on peut voir deux écus accolés surmontés d'un heaume orné de lambrequins. Ces blasons représentent les familles nobles ou notables liées au défunt. 

Le large médaillon central est entouré d'une guirlande de feuilles de laurier, symbolisant la victoire, l'honneur ou l'immortalité. 

A la base, un crâne sur deux os croisés est une représentation classique de la vanité (le caractère éphémère de la vie) et de l'inéluctabilité de la mort. 

On y trouve aussi une potale comme dans beaucoup de villages. 

Pour une fois qu'une église est ouverte, j'y pénètre : 

Et voilà notre balade Totemus terminée. J'espère que vous avez apprécié cette promenade à travers un village wallon. Et, si vous le voulez bien, je vous en proposerai une autre dans quelques jours. 

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Thieusies (2)

Publié le par philippedester

Nous nous retrouvons aujourd'hui dans ce petit village wallon de Thieusies, rattaché à la ville de Soignies. 

Ci-dessus, vous pouvez voir la Ferme du Rotteleur, également connue sous le nom de "ferme rose" en raison de la couleur caractéristique de ses façades. 

Il s'agit d'une ancienne exploitation agricole dont les bâtiments forment une structure imposante avec des toitures en tuiles rouges. 

Ce bâtiment comporte un petit oratoire dédié au Sacré-Coeur. 

On y aperçoit une statue du Sacré-Cœur de Jésus sur un autel orné d'un bas-relief représentant un œil dans un triangle rayonnant : l'œil de la Providence. 
On y voit également une statue d'une Vierge à l'Enfant : 

Une autre sculpture en bas-relief représente également une Vierge à l'Enfant : 

Les chapelles, ce n'est pas ce qui manque dans les villages. Voici celle dédiée à Sainte-Barbe; sainte patronne des pompiers, des mineurs et des artilleurs, souvent invoquée contre la foudre : 

Continuons notre balade à travers la campagne. 

 

 

Nous arrivons maintenant à un étang : 

Ce n'est pas prévu dans la balade Totemus, mais je me suis baladé au bord de cet étang afin de l'admirer et d'essayer de découvrir des oiseaux. 

J'adore les reflets sur l'eau. 

On découvre la balsamine de l'Himalaya, une plante invasive, mais tellement belle ! 

Mon oreille est attirée par une petite cascade : 

 

Allez, on fait demi-tour et on rejoint le chemin proposé par Totemus. On s'y retrouve dans quelques jours si vous le voulez bien. 

 

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Thieusies (1)

Publié le par philippedester

Nous voilà repartis pour une nouvelle balade "Totemus". Cette fois, j'ai pris la direction de Thieusies, un petit village rattaché à la ville de Soignies, dans le Hainaut, en région wallonne. 

La balade commence devant l'église Saint-Pierre.

Juste à droite se trouve la maison du village, ancienne maison communale. Elle comporte une tour carrée en briques rouges et une horloge. 

Voici une autre construction en briques rouges; je n'ai pas d'information sur celle-ci. 

Je rencontre ensuite une construction dont j'ai oublié la fonction : monument aux morts? 

Je passe ensuite devant le château de la Baille Rouge. 

Construit en 1905, ce château privé est un exemple d'architecture éclectique. Il se distingue par l'utilisation de briques rouges et de pierre calcaire, ainsi que par sa tour carrée massive de quatre étage couronnée d'un dôme bulbeux. 

Le domaine est entouré d'un vaste parc boisé et de prairies. 

Comme dans tous les villages, on trouve une chapelle. Ici, dédiée à Notre-Dame de Lourdes. 

Construite en briques rouges dans un style néogothique, elle se trouve à un carrefour pittoresque bordé d'arbres et d'une route pavée. Ce type de petite chapelle votive est caractéristique du patrimoine rural de la région, souvent érigée par les habitants locaux en signe de dévotion. 

On passe ensuite devant ce qui pourrait être l'entrée d'un centre équestre. (J'aime beaucoup l'appli Totemus, mais quand je rentre chez moi, je ne sais plus grand-chose de ce que j'ai appris.)

Empruntons maintenant ce joli petit chemin de campagne. 

Au loin se profile le château d'eau. 

Allons le rejoindre. 

C'est une simple structure cylindrique en béton. 

Sur quel bâtiment ai-je vu ces armoiries? 

Je ne sais plus, mais Google me dit que ce sont celles de la famille Obert, associées à leur devise...et c'était là, la question de Totemus : quel est leur devise? 

"Pro Lumine Virtus", ce qui veut dire "la vertu pour la lumière". 

Cette plaque témoigne de l'histoire seigneuriale locale, les familles nobles ayant souvent possédé des terres et des résidences dans différentes localités du Hainaut. 

Le bas-relief présente une alliance entre deux écus (armes de l'époux et de l'épouse) surmontés d'une couronne de marquis et encadrées par des griffons : 

* écu de gauche : on y distingue un chevron accompagné en pointe d'une figure qui semble être un échiquier ou une tour

* écu de droite : il présente également un chevron, mais celui-ci est accompagné de trois trèfles

Et je découvre une deuxième chapelle. 

Il s'agit de la chapelle Notre-Dame de Tongres appelée aussi chapelle du pape. 

La question de Totemus était : En quelle année fu construite cette chapelle? A vous de répondre. 

Au-dessus de la porte, on peut voir les armoiries papales (la tiare et les clés croisées), ce qui explique son surnom. 

Sur la façade d'une maison, j'ai trouvé cette plaque que j'ai beaucoup appréciée : 

Et devant, on trouve quoi? 

La réponse serait donc la nature...

On va s'arrêter là. Nous continuerons la balade dans quelques jours...si vous le voulez bien. 

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Lens (2)

Publié le par philippedester

Nous nous sommes quittés devant l'ancien calvaire de Lens. Vous vous souvenez? 

Ce monument religieux remarquable a été érigé en 1808. Les statues datent de 1775.

L'ensemble comprend un Christ en croix central entouré de plusieurs statues de saints et de personnages bibliques, le tout disposé sur une structure en maçonnerie semi-circulaire. 

Le site est aujourd'hui un lieu de repos paisible, équipé de bancs en pierre et entouré d'arbres matures. Il constitue une étape lors de randonnées ou de balades touristiques dans la région de Lens. 

Pourrez-vous reconnaitre ces personnages bibliques? 

Allez, on repart dans la campagne. 

Dans le sentier que j'ai emprunté, une vache se baladait tranquillement. J'ai cru que je pourrais pas passer, mais elle est partie manger les légumes du jardin du fermier !!!!!!

Je préfère les chevaux. 

 

Nous arrivons devant l'école. 

On remarque un élément architectural particulier : une coquille Saint-Jacques. 

Ce motif est un symbole ornemental classique utilisé dans l'architecture depuis la Renaissance pour décorer les frontons ou les niches. 

En face, une maison où a vécu un artiste peintre : Paul Cuvelier. 

Je ne me souviens plus de ce bâtiment en briques...

Et nous arrivons devant l'église Saint-Martin. 

Eh oui ! Il pleut comme souvent ! 

Une autre maison en briques rouges que j'ai oubliée...

Il s'agit d'un bâtiment religieux comme l'indique la potale au-dessus de la porte. 

Notre balade se termine ici. J'espère qu'elle vous a plu. 

Moi, j'adore découvrir les villages de cette façon. 

A bientôt pour une autre découverte Totemus. 

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Lens (1)

Publié le par philippedester

Grâce à l'application Totemus, je vous emmène aujourd'hui dans un autre petit village wallon, dans la province du Hainaut, à Lens. 

La balade commence devant l'hôtel de ville. 

A sa droite, on trouve le monument aux morts. 

Il s'agit d'une statue en bronze qui représente un soldat (un poilu) équipé de son barda complet. Il se trouve dans un petit parc le long de la Dendre. 

Je passe (enfin, je passais, je dois utiliser l'imparfait maintenant)  à Lens tous les samedis en allant voir mon père et je dois dire que je ne connaissais pas ce village et surtout pas tous les sentiers qui le sillonnent. 

On découvre une maison en briques rouges avec des détails architecturaux traditionnels, comme des pignons à redents.

Le bâtiment présente des éléments de style gothique ou traditionnel flamand, courants dans le nord de la France et en Belgique. 

Comme dans chaque village, on trouve des chapelles votives ou potales. 

Construite en 1830, celle-ci est dédiée à la Sainte-Vierge. 

Ce type d'édifice religieux miniature est caractéristique du petit patrimoine de Wallonie. 

Allez, on s'éloigne du centre pour découvrir des arbres remarquables. 

Ensuite, une chapelle s'offre à notre regard. 

C'est un édicule funéraire en forme de chapelle, un type de monument courant dans les cimetières du XIXe et du début du XXe S.

Plus précisément, il s'agit d'une chapelle funéraire familiale.  Elle présente un style néogothique, reconnaissable à ses fenêtres en arc brisé et à sa façade ornée de colonnettes et de gables (éléments architecturaux constitués d'un fronton triangulaire ornementé qui surmonte un arc, une baie, un portail ou une arcade).

Ce type de chapelle mortuaire permet de protéger l'accès au caveau souterrain et offre un espace de recueillement pour les familles. 

Qui dit village dit paysage. Nous sommes bien dans le plat pays ! 

Voici maintenant une borne-potale. 

Une borne-potale est un petit monument en pierre de taille, souvent en calcaire ou en pierre bleue, érigé au bord des chemins ou dans les champs. 

Elle se compose généralement d'un socle, d'un fût, d'une niche fermée par une grille en fer forgé et d'un couronnement (dôme, boule de pierre ou croix).

Quel saint est représenté dans la niche? Ça devait être la question de Totemus, mais je ne m'en souviens pas. 

Le fameux parc "Pairi Daiza" qui attire un monde fou de touristes belges et étrangers se trouvent non loin. On peut apercevoir la tour de l'ancienne abbaye. 

Je passais toutes les semaines devant le vieux calvaire de Lens. Je ne m'y suis jamais arrêté. Je ne savais même pas de quoi il était constitué. 

On va faire une petite pause là si vous le voulez bien. On s'y retrouve dans quelques jours. 

 

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Devant Dieu et les hommes de Paul Colize

Publié le par philippedester

Ça doit être le 4e roman que je lis de Paul Colize et c'est mon préféré. 

L'auteur avoue avoir hésité, commencé, abandonné, repris l'écriture de ce livre. Il en a fait d'abord une pièce de théâtre avant de la transformer en roman. 

L'héroïne, Katarzina, est journaliste au journal le Soir. Elle est envoyé, pour la première fois, en reportage. Elle doit suivre le procès de deux mineurs qui ont profité de la catastrophe du Bois du Casier, à Marcinelle, pour éliminer un porion. 

La plus grande partie du livre se déroule donc au tribunal où les témoins se succèdent. 

En plus de ce procès, l'auteur met en avant l'âpreté du travail dans la mine, l'accueil indigne et les traitements discriminatoires qu'ont subis les travailleurs émigrés. 

De plus, Paul Colize inclut, dans son récit, la vie dans les années 50/60 ainsi que la (non)considération de la femme. 

Dans ce procès, par exemple, le jury est composé d'hommes, les témoins appelés à la barre sont des hommes, la Cour est composée d'hommes.  Katarzina est la seule journaliste féminine et on essaye de lui mettre des bâtons dans les roues. Pour être journaliste, il faut avoir des c....... ! 

J'ai trouvé ce roman vraiment bien conçu. Le lecteur se met facilement à la place des accusés (on ne saura jamais s'ils sont coupables ou pas) qui auraient pu assassiner le porion pour diverses raisons, mais surtout car c'était vraiment un sale type ! 

J'ai beaucoup aimé les interventions des avocats et procureur ainsi que la force de caractère de Katarzina. 

Une fiction qui a pour toile de fond une catastrophe dont tout le monde a sans doute entendu parler même si elle commence à dater. 

Un livre que je recommande vivement. 

A lire aussi, l'avis d'Ingammic

 

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Strépy-Thieu (2)

Publié le par philippedester

Aujourd'hui, nous nous retrouvons le long du canal du Centre à Strépy-Thieu. 

On se dirige vers l'un des ascenseurs hydrauliques, le n°4.

Le long du canal, un wagonnet de mine appelé berline commémore la catastrophe minière de 1914 survenue à la mine Saint-Henri de Thieu. Neuf mineurs y ont perdu la vie. Ce mémorial leur rend hommage. 

Nous voilà arrivé au pied de l'ascenseur n°4.

Cet ouvrage fait partie des 4 ascenseurs hydrauliques du Canal du Centre historique, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Construit entre 1888 et 1917, ce système utilise uniquement la force hydraulique comme source d'énergie pour compenser les dénivellations du terrain. 

Le n° 4 permet de franchir une chute de 16,93m.

Le site comprend non seulement la structure métallique de l'ascenseur, mais aussi des bâtiments annexes comme la maison du préposé. 

 

Le canal historique est aujourd'hui principalement dédié au tourisme fluvial et aux loisirs. Des balades en péniche permettent de vivre l'expérience d'un franchissement d'ascenseur. 

Il est aussi possible de visiter les salles des machines pour comprendre l'ingénierie de ces "monstres de technologie". 

Les berges aménagées sont populaires pour les promenades à pied ou à vélo. 

De là, on peut voir le village et son église. 

Une petite grimpette permet de découvrir le panorama. 

 

 

 

Et on revient à l'ascenseur n° 4.

On continue la balade le long du canal. Oui, il faut beaucoup marcher, mais ça en vaut la peine ! 

Le canal est devenu un refuge pour les oiseaux. 

Ascenseur en vue. On continue. 

On arrive au pont-levis de Thieu-Maurage. 

Achevé en 1891, ce pont routier en acier est un exemple rare de pont en équilibre permanent en Wallonie. Pour l'actionner, il suffit de déplacer son centre de gravité. 
Il enjambe le Canal du Centre historique. 

On continue...

Près de l'ascenseur funiculaire se trouve une pierre commémorative qui rappelle le lancement du chantier.

Et voilà, la boucle est bouclée. 

 

Près de l'Office du Tourisme, on trouve une représentation stylisée d'un engrenage.

Cette sculpture évoque les prouesses technologiques et le génie civil nécessaires à la construction de cet ouvrage monumental mis en service au début des années 2000.

Voilà, la balade se termine ici. Il ne reste plus qu'à trouver le QRcode qui conclut la recherche et d'aller chercher le pins à l'OT.

J'ai encore d'autres balades Totemus à vous montrer. A bientôt donc...

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Srépy-Thieu (1)

Publié le par philippedester

Aujourd'hui, je vous propose une nouvelle balade avec l'application Totemus. Nous restons dans le Hainaut, en Wallonie, pour découvrir un site devenu très célèbre : l'ascenseur à bateaux de Strepy-Thieu. 

L'ascenseur est situé sur le canal du Centre. 

Inauguré en 2002, l'ascenseur permet aux bateaux de franchir un dénivelé de 73,15m.

L'ouvrage mesure 117m de haut pour un poids total de 220 000 tonnes ! 

Il possède deux bacs indépendants pouvant transporter des péniches pesant 2000 tonnes chacune. 

C'est un ascenseur de type funiculaire où chaque bac est équilibré par des contrepoids. 

Il a été le plus grand ascenseur à bateaux du monde jusqu'à la mise en service du barrage des trois gorges en Chine. 

Chine : le barrage des Trois Gorges, chantier pharaonique aux conséquences  désastreuses - Billet retour - France 24

Il reste, à ce jour, le plus grand d'Europe. 

Même s'il n'y a pas grand-chose à voir, nous allons maintenant découvrir le village de Strépy. Ça fait une balade. 

Voici l'église Saint-Géry.

Un chronogramme situé au-dessus du portail date la construction de 1792.

C'est un édifice de style classique traditionnel construit par les moines de l'abbaye de Saint-Feuillien. 

A droite de l'église, on ne peut que remarquer cette bâtisse. 

La façade présente des fenêtres à imposte avec des moulures travaillées et des linteaux ornés de figures anthropomorphes, typiques des maisons bourgeoises de l'époque. 

Très populaire entre 1850 et 1914, ce courant mélange différents styles historiques comme la Renaissance ou le Baroque  pour créer des ornements complexes, tels que les frontons cintrés décorés de têtes sculptées visibles ici. 

Du village, on voit un des anciens ascenseurs hydrauliques. On y reviendra.

Remarquons ce banc particulier. La question Totemus était : Quel animal est représenté par ce banc?

Faisons quelques pas le long du canal. 

On rencontre une niche votive ou potale, un élément du petit patrimoine religieux. 

Continuons notre balade le long du canal. 

On se retrouve là dans quelques jours si vous le voulez bien. 

 

PS Après la joie due à la naissance de mon petit-fils, Hector, le 20 février, voilà le chagrin d'avoir perdu mon père, hier soir. Il était âgé de 95 ans. Il a bien vécu, mais ce fut soudain. Il n'a pas eu le temps de souffrir, c'est le principal. 
Il est parti rejoindre maman, partie il y a 6 ans déjà. 
Je parie qu'ils sont déjà en train de se disputer...

 

 

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Havay, village martyr (2)

Publié le par philippedester

Nous revoici à Havay, ce village détruit par les bombes allemandes en 1918.

Nous allons, aujourd'hui, nous enfoncer un peu plus dans la campagne. 

Nous découvrons un ancien corps de logis d'une ferme : 

C'est un bâtiment historique important, témoin du passé agricole de la région. Il se caractérise par ses façades en briques et pierres, avec un double escalier extérieur menant à l'entrée principale. 

A sa gauche, une petite plaine de jeu. 

J'ai eu du mal à trouver cette structure dont parlait l'application Totemus : 

Si je ne me trompe, les escaliers permettent d'atteindre une nappe phréatique dans laquelle on peut puiser de l'eau. 

On va maintenant marcher un peu et admirer le paysage campagnard. 

Hou ! Le ciel se couvre ! 

On va essayer de finir la boucle avant l'arrivée de la pluie. 

Nous arrivons devant le cimetière et découvrons la sépulture d'un soldat, d'après la photo sur la croix. 

Totemus me fait rechercher une autre tombe : 

Ici est enterré un soldat considéré comme le dernier Néo-Zélandais tué au combat pendant la Première Guerre. Il est décédé le 10 novembre 1918, 20 heures avant l'entrée en vigueur de l'Armistice. 

Il a été tué accidentellement par le tir du fusil d'un de ses camarades alors qu'ils revenaient d'une patrouille. Ce n'est vraiment pas de chance ! 

La question Totemus était : "Quelle est la date inscrite sur la façade de cette ferme?". Vous voyez la réponse?

Il pleut moins. Je continue la route et découvre une autre niche religieuse ou un oratoire encastré dans un mur de pierres. 

On continue à parcourir la campagne. 

Je découvre la chapelle Saint-Jean-Baptiste dans un site assez pittoresque. 

On boucle la boucle ! Retour à l'église sous un ciel nettement moins engageant qu'au départ. 

Il ne reste plus qu'à trouver le QRcode qui indique que nous avons fait la promenade entière, qui permet de gagner des points et le pins de la région wallonne. 

J'ai beaucoup aimé cette balade grâce à l'application. Elle donne un but de promenade et évite d'errer dans le village en ne sachant pas quoi regarder. 

Je vous en proposerai d'autres bientôt. 

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