De Marc Pasteger, journaliste décédé en 2022 à l'âge de 63 ans, auteur de 1500 histoires diffusées à la radio, j'ai déjà lu "Faits divers" et "Incroyable mais belge".
Je m'intéresse depuis toujours aux histoires extraordinaires, aux phénomènes mystérieux et inexplicables, ce recueil ne pouvait donc que me plaire.
Prédiction, voyance, intuition, rêves prémonitoires sont au cœur de ces histoires auxquelles le lecteur croira ou pas, mais elles ne peuvent pas le laisser indifférent.
Si le sujet vous intéresse, laissez-vous tenter par cette quarantaine d'histoires où vous rencontrerez des personnages ayant un don particulier.
Nous revoici à Ellezelles sur le sentier de l'étrange. Nous allons en emprunter un tronçon plus ou moins long et découvrir les œuvres de l'artiste local Vandewattyne dit Watkyne.
Attention, voici le diable Crin-Crin !
Cette statue en béton représente un diable jouant du violon (sans instrument?). Selon le folklore local associé au sentier, il ferait danser les créatures grotesques de la région les nuits de pleine lune au son de sa musique.
Le sentier traverse de très beaux paysages : c'est le Pays des Collines !
Le parcours mêle des éléments religieux traditionnels à des sculptures folkloriques comme ci-dessous.
Attention, un loup-garou s'est égaré sur le sentier !
Des dizaines d'yeux nous observent sans qu'on s'en rende compte !
Voici un lieu de piquenique sympa :
On découvre maintenant un arbre remarquable :
Si je me souviens bien, la question de Totemus était : quel est cet arbre?
Quelques pas encore et on a une superbe vue sur le village :
On a quitté le sentier de l'étrange et on revient vers le centre du village. On découvre le monument aux morts. La sculpture représente deux personnages : une figure féminine, allégorie de la Victoire, qui soutient un soldat (un Poilu).
Et on retrouve l'église, le point de départ de notre balade :
Note : Le célèbre "Sabbat des sorcières" :
Chaque dernier samedi de juin, Ellezelles s'enflamme pour le Sabbat. Elle commémore le souvenir de Quintine de la Glanne, une sorcière locale qui fut exécutée en 1610.
A la tombée de la nuit, des centaines de figurants déguisés en sorcières et en diables effectuent une danse rituelle autour d'un immense brasier. C'est un mélange impressionnant de théâtre de rue, de musique folk et d'effets pyrotechniques.
Voilà, la balade "guidée" est terminée. On se rend au resto. J'espère pouvoir faire bientôt une nouvelle découverte Totemus. J'adore !
Nouvelle découverte de mon pays grâce à l'application Totemus. Je vous emmène à Ellezelles, village situé en Région wallonne dans la province du Hainaut.
Ellezelles fait partie du Pays des Collines caractérisé par son aspect vallonné et du Parc Naturel du Pays des Collines.
Ellezelles est aussi le pays des sorcières et on le remarque dès notre arrivée dans le village.
La promenade Totemus débute, comme souvent, devant l'église.
L'année dernière, Ellezelles a remporté le titre de "Mon plus beau village" suite à une émission télé. La visite promet donc d'être belle.
Je crois que vous allez reconnaitre le personnage que j'ai rencontré à quelques pas de l'église :
Voici pourquoi le célèbre détective y est honoré :
- Bien que personnage de fiction créé par Agatha Christie, la commune d'Ellezelles revendique être son lieu de naissance. Un acte de naissance officiel au nom d'Hercule Jacques Poirot, daté du 1er avril 1850 est même conservé à l'hôtel de ville !
Ce bas-relief qui orne la Maison du Pays des Collines est née d'un canular élaboré par un artiste local, Jacques Vandewattyne qui a sculpté cette œuvre.
Le village est également célèbre pour son "Sabbat des Sorcières" et son "Sentier de l'étrange" où Poirot s'inscrit désormais comme une figure incontournable du folklore local.
Jacques Vandewattyne, plus connu sous son pseudonyme Watkyne, a fondé le mouvement Folk-Art, visant à préserver et transmettre les traditions populaires locales à travers la sculpture, la peinture et l'écriture.
Sur le bas-relief supérieur, vous pouvez voir des scènes de liesse populaire, probablement liées au sabbat des sorcières.
Le bas-relief inférieur représente le Pays des Collines avec ses paysages vallonnés caractéristiques, ses saules têtards et ses moulins à vent.
Je vous présente maintenant Eul Pichoûre, une figure emblématique du folklore d'Ellezelles.
Située derrière la Maison du Pays des Collines, cette œuvre en bronze fait partie du célèbre Sentier de l'étrange, un parcours artistique et légendaire de 6 km.
Eul Pichoûre est décrite comme une affreuse ou horrible sorcière.
Elle a été imaginée par Watkyne, l'artiste local dont je vous ai parlé plus haut.
Une coutume locale veut qu'elle vous pisse dans la main, mais le mécanisme est cassé.
Voici un autre bas-relief qui représente les traditions d'Ellezelles :
La montgolfière ou ballon au sommet évoque la légende de Jean-Jean du Ballon, une figure emblématique de la ducasse locale qui a lieu le weekend de la Pentecôte.
Chaque année, une effigie de ce personnage est traditionnellement hissée dans les airs.
Les figures représentées - un homme et une femme en costumes traditionnels accompagnés de petits musiciens (un batteur et un trompettiste) - célèbrent la vie villageoise et les festivités populaires typiques du Pays des Collines.
Nous allons maintenant emprunter ce fameux Sentier de l'étrange, mais nous ne parcourrons pas les 6 km. On bifurquera avant la fin.
Sur ce sentier qui serpente à travers les paysages vallonnés du Pays des Collines, on découvre des dizaines de sculptures étranges réalisées par l'artiste local Vandewattyne.
Je vous propose de nous retrouver sur ce sentier dans quelques jours.
Aujourd'hui, nous terminons notre balade à Houdeng-Aimeries, ce village qui comprend la cité minière de Bois-du-Luc.
Nous découvrons un parc avec un terrain de jeu??? Les mineurs jouaient-ils aux boules?
Voici, si je ne me trompe, l'entrée du parc :
C'est une arche en briques rouges qui marque l'accès à ce qui était autrefois le cœur de l'activité minière.
Le style de l'arche, avec ses briques sombres et sa charpente en bois apparente sous un petit toit d'ardoises, est typique des constructions industrielles et sociales du XIXe S dans la région du Centre.
Ce passage mène vers les espaces verts et les anciens bâtiments de la mine.
Un peu plus loin, on découvre un kiosque à musique :
Le kiosque a été construit vers 1900 au sein de la cité ouvrière. Il témoigne de l'importance de la vie sociale et culturelle dans les anciennes colonies charbonnières.
Il présente une structure en fer forgé avec des garde-corps ornés de motifs de lyres .
La question de Totemus était justement de compter ces lyres.
On découvre maintenant l'ancienne école devenue dispensaire :
Sa structure sobre de plain-pied avec de grandes fenêtres à barreaux est typique des services de soins ou administratifs des cités minières de la région du Centre.
Construit à la fin du XIXe S, il a longtemps servi d'école pour les enfants des mineurs.
Nous revenons vers la cité ouvrière.
Cet édifice avec sa façade de style néoclassique jaune servait autrefois de bâtiment administratif ou de direction pour la société de charbonnage.
En face, on découvre une borne-fontaine en fonte :
Ces bornes-fontaines datent de 1903 et ont été installées lors de la création de l'intercommunale de distribution d'eau. Elles servaient autrefois de point d'approvisionnement en eau potable pour les habitants du quartier, souvent contre une redevance.
Initialement, elles étaient quatre sur le site.
Le village est parfois appelé "village aux briques jaunes". On se demande bien pourquoi...
Le bâtiment ci-dessus abrite un café-restaurant et une salle des fêtes.
Nous revoilà devant la maison du directeur qui se distingue bien des habitations ouvrières !
La boucle est bouclée. Revoici les bâtiments miniers :
Pas le temps de visiter le musée de la mine. J'ai juste fait un petit tour dans la boutique.
Ici se termine donc la balade Totemus qui permet vraiment de découvrir plein de choses.
J'en ai encore une à vous proposer et j'espère pouvoir en faire d'autres cette année...quand il fera meilleur.
On se retrouve aujourd'hui dans la cité minière de Bois-du-Luc, mais on s'éloigne un peu du centre minier pour découvrir le village de Houdeng-Aimeries.
Voici l'église Sainte-Barbe construite en 1905 de style néo-gothique composée de briques et de pierres bleues.
L'église fait partie intégrante du site minier de Bois-du-Luc, qui est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO.
Sainte-Barbe est la patronne des mineurs.
Son architecture et son mobilier reflètent le paternalisme industriel de l'époque. On y trouve, ,par exemple, des colonnes en fonte coulées directement dans les ateliers du charbonnage voisin. Le tympan au-dessus du portail présente un Christ en gloire entouré des quatre évangélistes.
On découvre ensuite une maison jumelée typique en briques rouges.
Ce type de construction en "miroir" où deux habitations partagent un mur mitoyen central est emblématique du patrimoine industriel et minier de la région du Centre.
On ne peut que remarquer cette maison de maitre.
Elle mélange plusieurs styles, ce qui est typique des constructions de la fin du XIXe ou du début du XXe S.
Elle possède une tour carrée avec un toit pyramidal élancé, des pignons ornés de structures en bois rappelant le style cottage ou néo-normand, une façade en briques blanches soulignée par des bandeaux horizontaux plus sombres.
Ce genre de propriété appartenait souvent à des directeurs de charbonnages ou à de riches propriétaires terriens liés à l'activité économique du Canal du Centre tout proche.
Nous passons ensuite devant une ancienne pharmacie située à l'angle de deux rues.
Nous passons ensuite devant une autre maison bourgeoise du XIXe S.
Ces maisons disposent généralement de plusieurs chambres (souvent entre 4 et 7), de grands jardins, de terrasses et parfois de dépendances. Comparons ça avec les maisons accolées des ouvriers !
Nous passons maintenant devant l'ancien hospice Plunkett de Rathmore.
Inauguré en 1861, il doit son nom à son fondateur.
Le bâtiment se distingue par sa façade en briques et son clocher central qui marquait l'emplacement de la chapelle d'origine.
Jusqu'en 1909, il servait à la fois de maison de retraite et d'hôpital, accueillant entre 20 et 40 pensionnaires. Les derniers résidents ont quitté les lieux en 1973.
Nous continuons notre route à travers la campagne.
Le long de la route poussent des renouées du Japon, des plantes particulièrement envahissantes originaires d'Asie orientale.
On se retrouve dans quelques jours...si vous le voulez bien.