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Mons en lumières (édition 2025)

Publié le par philippedester

Depuis 3 ans se déroule à Mons un événement très couru : des milliers de personnes se déplacent, le soir, pour voir la ville illuminée, le temps de deux weekends. 

Je vous montre ici l'édition 2025 (moins imposante que la première édition en 2024). Je ne vous montrerai pas le rendez-vous de cette année qui n'en vaut vraiment pas la peine (budget épuisé, parait-il).

Nous démarrons par la fameuse gare qui a enfin vu le jour après des années de tergiversations et une somme colossale envolée on ne sait où ! 

Non, ce n'est pas une navette spatiale, c'est bien une gare et les travaux ont pris 10 années de plus que prévu ! 

Ah on en a parlé, de la gare de Mons ! 

Notre célèbre beffroi est visible à travers des faisceaux lumineux. 

Lors de son passage à Mons en 1837, Victor Hugo a immortalisé le beffroi en le décrivant comme une "énorme cafetière flanquée au-dessous du ventre, de quatre théières moins grosses". 

Il a trouvé le style de la tour "tourmenté et bizarre", résultant du mélange des influences espagnoles et flamandes. 

Le beffroi, le seul baroque en Belgique, est haut de 87 m et classé sur la liste du Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.

Le ciel de la place du Marché aux Herbes était bien illuminé. 

Sur cette place a lieu, depuis le XVIe S, un marché aux fruits et légumes tous les vendredis. 

C'est aujourd'hui le lieu de rencontre des étudiants et il ne fait pas bon passer là, seul, le soir. 

Nous découvrons maintenant une œuvre intitulée "Soleil nuit".

Cette installation composée de deux disques dos à dos utilise la lumière naturelle et le vent comme éléments principaux pour créer ses effets visuels. 

Entrons dans le jardin Losseau. Cette demeure du XIXe S, autrefois habitée par l'écrivain Léon Losseau, abrite une collection unique d'œuvres d'art, de mobilier et une bibliothèque exceptionnelle. 

Les illuminations, plutôt réussies, se trouvaient dans le jardin. 

Place du Parc, on a découvert une autre sphère lumineuse, une forme d'art numérique et de mapping vidéo. 

La Place du Parc a été créée au XIXe S et a évolué pour devenir un espace urbain structuré, proche du centre-ville , bordé par l'Université de Mons. 

On peut y voir la chapelle des Visitandines dont je vous ai déjà parlé. 

En déambulant dans la ville, on pouvait observer du mapping sur certaines façades. 

Des photos, c'est bien, mais ça ne montre pas vraiment ce que les visiteurs peuvent observer. 

J'ai donc essayé de faire quelques vidéos, ça vaut ce que ça vaut. 

 

Le mapping sur l'hôtel de ville : le clou du spectacle !

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Couvent des Visitandines, Mons

Publié le par philippedester

Connaissez vous les Visitandines? 

Les Visitandines ou ordre de Visitation de Sainte-Marie est un ordre monastique contemplatif. 

En 1604, une jeune  veuve de 28 ans, mère de 4 enfants, rencontre l'évêque François de Sales à Dijon. Entre eux va s'établir une grande amitié spirituelle qui va la pousser à venir s'installer près de lui à Annecy et à fonder l'ordre de la Visitation Sainte-Marie. 

L'évêque voulait que l'établissement soit ouvert à toutes les femmes, même à celles qui étaient refusées dans d'autres ordres monastiques : les femmes âgées, veuves ou handicapées. Il propose à ses "filles" une vie d'humilité et d'effacement. 

Après la Révolution Française, l'ordre est interdit et les Visitandines fuient...

L'ordre sera rétabli en France en 1805 par Napoléon à la demande de sa mère. 

Venues de Paris, les premières Visitandines arrivent à Mons en 1650. Elles s'installent à l'actuelle Place du Parc où plusieurs maisons sont mises à leur disposition ainsi qu'une grange qui fera office de chapelle. 

La chapelle actuelle de style baroque fut construite plus tard. 

J'ai eu l'occasion de suivre une visite guidée dans ce haut lieu de la religion. 

Voici une maquette qui montre bien les différentes parties du couvent. 

Nous voici dans la crypte du couvent. 

Au lendemain de la Révolution française, le monastère est supprimé. Il est transformé en prison civile et accueille également un commissariat de police. 

La prison ayant déménagé, le bâtiment est affecté aux Archives de l’Etat.

En 1940, le dépôt est bombardé par l’aviation allemande causant la perte des deux tiers des archives.

Reconstruit entre 1948 et 1951, il est inauguré officiellement en présence de la reine Elisabeth. Aujourd’hui, les Archives de l’Etat ont pris leurs quartiers sur le site des Grands Prés. Le monastère des filles de Sainte-Marie appartient désormais à l’Université de Mons. Il subit, une nouvelle fois dans son histoire, des travaux de rénovation pour accueillir une grande bibliothèque facultaire et le futur musée de l’Université. 

La bibliothèque est installée dans le cloitre. C'est de toute beauté ! 

La cour du cloitre est surmontée d'une magnifique verrière. Les étudiants peuvent s'y installer. 

J'ai oublié le nom de ce type de rangement que j'ai trouvé génial ! Ce sont des armoires coulissantes qui renferment des livres...

Juste à côté du monastère qui est donc devenu le MuMons (musée de l'université de Mons) se trouve l'ancienne caserne de gendarmerie. 

Ne quittons pas la Place du Parc sans rendre visite à Antoine Clesse.

Un dernier regard en arrière...

Voilà, j'espère que la visite vous a plu. Moi, j'ai bien aimé cette visite guidée d'un bâtiment que je ne connaissais pas vraiment même si je suis déjà passé plusieurs fois à côté. 

Gros coup de coeur pour la bibliothèque dans le cloitre. 

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Waux-Hall (4)

Publié le par philippedester

Aujourd'hui, nous nous intéressons aux sculptures de ce poumon vert de la ville de Mons. Je vous ai déjà montré la Belle Plébéienne, oeuvre de René Harvent. 

Waux-Hall (4)

René Harvent est un sculpteur et médailleur né à Mons en 1925. Il y est décédé en 2004.

Sa sculpture, Nora, la Belle Plébéienne, a reçu le Prix du Hainaut en 1949.

On peut trouver d'autres de ses oeuvres, notamment, à Charleroi. 

La caille est une oeuvre en bronze de George Grard. Elle date de 1960.

Waux-Hall (4)

Ce sculpteur est né à Tournai en 1901et mort à la Côte belge en 1984.

La Caille existe en plusieurs versions différant par la taille, la ciselure et la finition. 

Waux-Hall (4)

Toute l'oeuvre de George Grard se décline en une série de variations à la gloire du nu féminin. 

L'oeuvre suivante d'Albin Courtois est abstraite. 

Waux-Hall (4)

Albin Courtois, né à Bruxelles en 1928 et décédé en 2015 était également créateur de médailles. 

L'art ne se comprends pas. On aime ou pas. Voici une sculpture sans titre attribuée à Michel Stiévenart. 

Waux-Hall (4)

Michel Stiévenart est né en 1910 à Mons et y est décédé en 1991.

La Sirène a été sculptée en 1962.

Waux-Hall (4)

Il était sculpteur, dessinateur, numismate et voyageait aux frontières de l'abstraction. 

On ne sait rien de cette oeuvre : 

Waux-Hall (4)

 

Cette sculpture sans titre fait partie de son oeuvre également. 

Waux-Hall (4)

Ce torse de femme est l'oeuvre de Jacques Guilmot, né à Soignies en 1927 et décédé en 2005.

Waux-Hall (4)

 

La Toilette est une oeuvre en marbre de Louis Devillez, sculpteur, dessinateur, peintre et médailleur, né à Mons en 1855 et décédé à Bruxelles en 1941.

Elle date de 1893.

Waux-Hall (4)

Waux-Hall (4)

On lui doit le médaillon de la tombe d'Eugène Carrière (peintre, lithographe et enseignant français) au cimetière Montparnasse. 

La nymphe et les enfants de Pan de Louis Devilliez également aurait bien besoin d'une restauration. 

Waux-Hall (4)

Gustave Jacobs a réalisé un hommage à Arthur Cantillon, homme politique et écrivain belge libéral. 

Waux-Hall (4)

Gustave Jacobs était professeur de sculpture et directeur de l'Ecole des Arts et du Dessin à Saint-Josse. 

Le monument à la reine des Belges Astrid a été réalisé par Victor Rousseau, en bronze, en 1936.

Waux-Hall (4)

Elle a été volée et remplacée par une sculpture en résine. Je ne vous parlerai pas du vandalisme ! 

Waux-Hall (4)

Eh oui ! Quelqu'un y a mis le feu ! 

Un hommage à Léon Souguenet (montois d'adoption, écrivain d'origine française) a été créé par Godefroid Devreese (sculpteur et médailleur) en 1932.

Waux-Hall (4)

Je vous reviens bientôt avec l'un ou l'autre de mes voyages...

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Waux-Hall (3)

Publié le par philippedester

Nous nous retrouvons aujourd'hui dans ce parc montois qui attirent des sportifs, des lecteurs, des gens qui ont besoin d'un peu de calme et de nature...

Aujourd'hui, ce sera histoire sans paroles. 

Je vais vous laisser admirer les reflets dans l'eau. 

Waux-Hall (3)

Waux-Hall (3)

Waux-Hall (3)

Les lentilles tapissant une grande partie de l'eau, les reflets sont plutôt rares ! 

La fois prochaine, je vous parlerai des sculptures disséminées çà et là dans le parc. 

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Waux-Hall (2)

Publié le par philippedester

Nous nous retrouvons dans le parc du Waux-Hall de Mons, le point vert le plus proche de chez moi. 

Aujourd'hui, nous allons nous intéresser aux arbres. 

Waux-Hall (2)

Le noyer noir ou noyer d'Amérique est un arbre qui a été introduit chez nous. Il peut atteindre 30m de haut. C'est son écorce foncée qui lui a valu le nom de noyer noir. Les fruits sont des drupes contenant des noix à coque rugueuse très dure. 

Admirez sa ramure ! 

Waux-Hall (2)

 

Waux-Hall (2)

Le séquoia est un conifère qui fait partie des arbres les plus grands du monde en volume. 

Waux-Hall (2)

Pas très photogénique...

Waux-Hall (2)

Il en a fabriqué des branches ! 

Waux-Hall (2)

Cet arbre, dévoré par les champignons, ne vivra plus longtemps ! 

Waux-Hall (2)

Le cyprès chauve est un grand conifère au port pyramidal, caduc, de sols détrempés à frais, originaire du S-E des Etats-Unis. On le dit chauve parce qu'il perd son feuillage en hiver. 

Waux-Hall (2)

 

Pour éviter l'asphyxie, le cyprès forment des racines aériennes particulières : les pneumatophores. Ces organes lignifiés, qui peuvent atteindre 1,7m de haut, émergent du sol ou de l'eau autour du tronc. Ils assurent la fourniture en dioxygène du système racinaire immergé et permettent une meilleure stabilisation et un meilleur ancrage de l'arbre dans le sol très souvent imbibé d'eau. 

 

Waux-Hall (2)

J'admire la ramure de certains arbres. 

Waux-Hall (2)

Waux-Hall (2)

L'araucaria ou désespoir des singes est un conifère originaire de la Cordillère des Andes. 

Des restes fossilisés indiquent qu'ils étaient déjà abondants dans l'hémisphère sud, au Mésozoïque. 

Waux-Hall (2)

Jamais je ne planterai cet arbre dont le tronc est hérissé d'épines dans mon jardin. 

Il y a bien d'autres arbres remarquables dans le parc. Certains sont plutôt à voir au printemps. 

On se retrouve dans le Waux-Hall très vite. 

 

 

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Le Waux-Hall (1)

Publié le par philippedester

3e dimanche ensoleillé d'octobre, même s'il fait plus frais, je décide de suivre une visite guidée portant sur les arbres et les sculptures du Waux-Hall, le "poumon vert" de Mons (un parc qui doit d'ailleurs être restauré).

Le Waux-Hall (1)

Le parc du Waux-Hall fut aménagé au XIXe siècle à l'initiative de la Société du Waux-Hall créée à cet effet par des membres de la bourgeoisie montoise. 

Il s'agit donc, à l'origine, d'un parc privé. Il est situé à l'emplacement du fort dit "des Hollandais" qui formait un ouvrage avancé de la dernière fortification. 

Des restes du fort subsistent encore sous le pavillon actuel. 

Le Waux-Hall (1)

Les jardins ont été dessinés par Louis Fuchs (connu par les amateurs de fuchsias) et le pavillon central fut construit par l'architecte Joseph Hubert en style guinguette. 

Ce vaste parc de 5 ha constitue un des poumons de la ville et servit, dès le XIXe siècle, de parc de détente, agrémenté d'étangs, d'allées pittoresques et de grandes pelouses. 

Le Waux-Hall (1)

Divers monuments commémoratifs et de sculptures en plein air y sont placés. 

Le Waux-Hall (1)

Propriété de la ville de Mons depuis 1892, il accueille une remarquable collection végétale et des massifs d'arbres séculaires. 

Le Waux-Hall (1)

 

Les ifs préparent leurs guirlandes pour Noël. 

Le Waux-Hall (1)

Le Waux-Hall (1)

 

Les étangs sont recouverts de lentilles vertes. Bon ou pas? Je pense que ça empêche les rayons du soleil d'atteindre les plantes et les animaux aquatiques... Qu'en pensez-vous? 

Le Waux-Hall (1)

Le Waux-Hall (1)

Le Waux-Hall (1)

 

Au loin, j'ai aperçu un héron...

Le Waux-Hall (1)

 

J'essaye de l'approcher...

Le Waux-Hall (1)

 

Il m'a vu et prend son envol ! Zut ! 

Le Waux-Hall (1)

Le Waux-Hall (1)

Le Waux-Hall (1)

On s'y retrouve dans quelques jours pour regarder les arbres de plus près. 

A très vite. 

 

 

 

 

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Folklore montois

Publié le par philippedester

Chaque année, le dimanche de la Trinité, a lieu à Mons la ducasse du Doudou (sur la liste du Patrimoine Immatériel de l'Humanité). Je vous en ai déjà parlé ici et ici

Cette manifestation qu'aucun Montois ne raterait pour rien au monde (je ne suis pas Montois de naissance) comprend notamment la procession et le combat du Lumeçon. Je n'assiste qu'à la procession. Cette année, elle s'est déroulée sous un ciel bleu provençal, ce qui est plutôt rare.

Je ne photographie plus tous les groupes : je le fais depuis plus de 30 ans. 

Quelques photos donc pour vous donner envie de vous intéresser au folklore montois, mais sans explications. Je les ai déjà données. 

Départ de la collégiale sainte-Waudru. 

Folklore montois

 

Le petit Doudou

Folklore montois

 

Un diable

Folklore montois

 

Les hommes blancs et un diable

Folklore montois

 

Les hommes de feuilles

Folklore montois

 

Les chinchins

Folklore montois

 

Saint Georges

Folklore montois

 

Les chinchins protecteurs

Folklore montois

 

Les Beubeux

Folklore montois

 

La tête de Jean-Baptiste

Folklore montois

 

Saint Georges en armure

 

Folklore montois

 

La châsse de Sainte Waudru

Folklore montois

 

Et le fameux Car d'Or

Folklore montois

 

 

Après la procession a donc lieu le combat qu'il vaut mieux regarder à la télé si on a peur de la foule ! 

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Ducasse de Mons

Publié le par philippedester

Les Montois attendent leur célèbre ducasse du Doudou depuis 3 ans. Elle a lieu le weekend de la Trinité, donc le weekend qui vient. Nous y sommes. J'en connais qui font des bonds de joie. Ça va être la liesse populaire dans la cité montoise ! 

Le dimanche matin a lieu la célèbre procession du Car d'Or, procession inaugurée pour remercier Sainte-Waudru d'avoir sauvé la ville de la peste. 

Ducasse de Mons

Ducasse de Mons

Ducasse de Mons

 

Ducasse de Mons

 

Ducasse de Mons

Jadis, les Beubeux (ci-dessus) assistaient de leurs prières les condamnés à mort. 

Ci-dessous, les pages de Roland de Lassus, musicien montois. 

Ducasse de Mons

Le petit dragon ou petit lumeçon est baladé à travers la ville avant le combat du vrai dragon contre Saint-Georges, le patron de la ville. 

Ducasse de Mons

Le Car d'Or transporte la châsse de Sainte-Waudru tiré par des chevaux et poussé par la foule en liesse. Il faut que le célèbre char monte la rampe (une route en pente) d'un seul élan sinon le malheur s'abattra sur la cité. 

Ducasse de Mons

Après le combat a lieu la célèbre bataille de Saint-Georges et du dragon, événement que je n'ai vu qu'à la télé. La foule se presse pour soutenir Saint-Georges et l'endroit peut-être dangereux ! 

Ducasse de Mons

Il me faudrait plusieurs articles pour vous expliquer le folklore montois. Si le sujet vous intéresse, je vous suggère de demander des explications à Monsieur Google. Il doit connaitre les Chinchins, les Diables, les Hommes de feuilles, les chambourlettes et notre fameux Doudou. 

Ducasse de Mons

Les véritables Montois Cayaux (dont je ne fais pas partie), ceux qui font partie intégrante de la ville (qui font partie des cailloux, des pavés de la ville) ne manqueraient ce rendez-vous pour rien au monde. 

Ça va être la méga fiesta à Mons ce weekend. 

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Le cimetière de Mons (4)

Publié le par philippedester

Dernier petit tour dans le cimetière de Mons.

Commençons par une tombe remarquable. Si vous n'y faites pas attention, vous voyez Jésus entouré de Jean et de Marie. Ici, il s'agit, en fait, de St Georges et de Ste Waudru, deux figures importantes dans la vie et le folklore montois.

cimetière 33

Autre monument remarquable et remarqué :

cimetière 34

A plusieurs endroits, on trouve une croix sur laquelle est posée une couronne. Je n'en connais pas la signification. Peut-être s'agit-il de la couronne d'épines du Christ mais elle ne ressemble pas trop à ça.

cimetière 35

J'apprécie beaucoup ce monument ainsi que la chapelle (du même style que celles qu'on rencontre au Père Lachaise).

cimetière 36   cimetière 37

cimetière 37

Sur cet obélisque, on retrouve plusieurs des symboles déjà rencontrés : le flambeau, le hibou, le sablier ailé mais aussi la palme.

cimetière 38

cimetière 39

Je termine mon reportage avec cette magnifique tombe entièrement restaurée. Il faudrait que nos politiques s'occupent un peu plus de notre patrimoine. Il est vraiment dommage de laisser tous ces monuments remarquables à l'abandon. Le cimetière est menacé de disparition, il est encore temps de le sauver. La preuve :

cimetière 40

cimetière 41

 Chacun porte au fond de lui comme un petit cimetière de ceux qu'il a aimés. ( Romain Rolland)

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Le cimetière de Mons (3)

Publié le par philippedester

Si vous êtes revenus, c'est que la balade vous intéresse. Alors, continuons la visite et attardons-nous sur plusieurs tombes particulières.

Je vous disais que c'était bien dommage que certaines d'entre elles soient laissées à l'abandon. C'est le cas de celle-ci.

cimetière 25

Il s'agit de la tombe de Charles Plisnier. C'est un poète belge qui s'est longuement exprimé sur la Wallonie. Il est le premier lauréat belge du prix Goncourt avec "Faux passeports".

"Pendant neuf mois, les feuilles cessèrent de respirer. Les bêtes, de geindre. Alors vinrent les neiges et elles étaient bleues.

Monelle, celle qui était morte et pensait le long des vitrages, disait que le génie, cette année-là, soufflait sous les portes.
Un matin, le moulin du meunier aveugle se remit à tourner. Et l’on sut qu’il tournait sans blé, sans brise, seulement pour écarter les nuées."

                                                      Extrait de "L'enfant aux stigmates".

Mons oublie ses grands hommes!

Un médaillon rappelle que Léon Losseau repose dans ce cimetière. Léon Losseau est un homme d'affaires, un mécène généreux, un bibliophile averti qui abrita sa collection d'ouvrages dans un hôtel de la rue de Nimy, la première maison à avoir été éclairée grâce à l'électricité. Il fonda "La maison Losseau", centre d'études et de développement intellectuel et artistique.

cimetière 26

Tout à coup, lors de ma balade, mon regard s'est arrêté sur un ange. Il semble être là depuis une éternité et réfléchir à la vie terrestre.

cimetière 27   cimetière 28

 

Et puis après, voici un ange,
Un ange en blanc, un ange en bleu,
Avec sa bouche et ses deux yeux,
Et puis après voici un ange,

Avec sa longue robe à manches,
Son réseau d’or pour ses cheveux,
Et ses ailes pliées en deux,
Et puis ainsi voici un ange,

Et puis aussi étant dimanche,
Voici d’abord que doucement
Il marche dans le ciel en long
Et puis aussi étant dimanche,

Voici qu’avec ses mains il prie
Pour les enfants dans les prairies,
Et qu’avec ses yeux il regarde
Ceux de plus près qu’il faut qu’il garde ;

Et tout alors étant en paix
Chez les hommes et dans la vie,
Au monde ainsi de son souhait,
Voici qu’avec sa bouche il rit.

Max Elskamp

 

Voici maintenant des tombes qui ne passent pas inaperçues!

cimetière 29   cimetière 30

Quelle sérénité se dégage de cette statue qui m'a beaucoup plu!

cimetière 31

Et cette dame, ne porte-t-elle pas toute la souffrance du monde sur son dos?

cimetière 32

Je m'aperçois que j'ai vraiment beaucoup mitraillé et que je n'aurai pas le temps de vous montrer toutes mes photos aujourd'hui. Bon, ben, vous n'avez plus qu'à revenir dans quelques jours, le temps que je vous prépare un dernier article. Vous serez là?

 La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse. (Jules Janin)

 

 

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