Une fois de plus, je remercie les éditions M.E.O pour notre collaboration.
Je connaissais Jean-Pol Hecq pour avoir lu, il y a 3 ans, "Georges et les dragons". Il faisait là un clin d'oeil sur notre ville de Mons, de la bataille qui s'y est déroulée en 1914 et de son folklore.
Voici donc son dernier ouvrage : "L'armée des loups". Difficile de vous en parler sans spoiler, car après avoir lu le début du livre, j'ai été étonné par le déroulement des événements qui y sont décrits et vous le signaler gâcherait le plaisir de la lecture...
Nous sommes en 2035. Oui, l'auteur signe ici un roman d'anticipation. Habituellement, je ne lis pas ce genre de livre, mais ici, j'ai pu me transporter facilement dans le futur sans doute parce que ce futur est assez proche.
Nous sommes donc en 2035 dans un petit village forestier. Owen est un chasseur aguerri qui connait les bois comme sa poche. Un jour, il tombe nez à nez avec un loup. Le loup serait-il donc de retour dans la région. Ce loup semble l'observer. Ils se reverront à plusieurs reprises.
Et c'est là que je ne veux pas spoiler, car ce loup est très spécial, loin de ceux qui ont refait leur apparition dans nos forêts...
A quelques kilomètres de là, un centre d'essais militaire s'est installé et c'est cela qui donne toute son importance au récit.
L'Europe n'existe plus; la "Confédération européenne" essaye de survivre et se prépare aux guerres inévitables qui arriveront dans les années qui viennent. C'est le moment de tester une toute nouvelle arme basée sur l'intelligence artificielle.
Un roman original, intéressant, bien documenté, bien écrit, à la portée de tous même de ceux qui, comme moi, ne connaissent rien au domaine militaire et aux stratégies qu'il déploie.
Tout d'abord, je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat.
Je ne connaissais pas cet auteur belge alors que "L'année nonante" est son 8e roman !
Comme le titre l'indique, nous sommes en 1990, l'année où tout bascule : le mur de la honte est tombé, Lech Walesa arrive au pouvoir et on pourrait croire à une paix durable. Stephan, le héros de ce roman, y croit dur comme fer. La paix va s'installer, le monde va changer en bien.
Stephan, invité par des amis, se rend à Prague et assiste à l'avènement de Lech Walesa. Les droits humains vont enfin être respectés, les frontières abolies. Utopie? Certainement !
Stephan se rend ensuite en Grèce sur les traces de Marguerite Yourcenar. Il a vu, dans un bouquin, une photo d'elle assise sur un rocher en Grèce. Il y rencontrera un homme et sa fille qui l'aideront dans sa quête.
L'auteur invite ensuite ses lecteurs à un road movie.
Avec l'amour de sa vie qu'il n'a plus vu depuis 8 ans et qu'il appelle "sa signora", il se rend en Yougoslavie. Ils passent par Genève, Milan, Vérone, Trieste, Pula avant d'être arrêté par un barrage et les premières explosions se font entendre. La Yougoslavie va se disloquer...
La paix dans le monde? Une utopie, je vous l'ai dit...
Aujourd'hui, on va découvrir la ville de Louvain en quittant la Grand-Place.
La première chose qu'on découvre, c'est une statue :
Mais qui est cette dame qui prend un bain de soleil?
Il s'agit de la "Kotmadam". Cette statue en bronze a été inaugurée en 1985. Elle rend hommage aux "kotmadams", les propriétaires qui louaient des chambres aux étudiants. La statue est devenue un symbole emblématique de la vie étudiante de Louvain. Elle a couté 800 000 francs belges (20 000 eur) !
Malgré son côté amusant, la logeuse a, d'abord, suscité des sentiments mitigés. En effet, la silhouette représentée ne correspond pas à l'image typique d'une logeuse : plutôt vieille et ronde. Au contraire, celle-ci est une femme jeune et séduisante !
Nous montons maintenant sur le toit d'un musée pour admirer la ville d'en haut.
On redescend et on passe devant l'église Saint-Pierre qu'on voit mieux de cette rue.
Au loin, on aperçoit le bâtiment qui héberge la poste.
Nous nous rendons maintenant au Béguinage où la guide s'est déguisée en béguine et nous entraine dans l'histoire de ces religieuses.
Le Grand Béguinage fut fondé à l'extérieur des premiers remparts de Louvain. L'autorisation de construire une chapelle de béguinage en 1232 constitue la première mention écrite du béguinage.
Le béguinage comprend plus de 80 maisons ainsi qu'une dizaine de "couvents", des maisons où cohabitaient plusieurs béguines sous la direction d'une supérieure.
Ci-dessous, une pompe à mains.
Les béguines étaient des veuves ou des femmes célibataires qui, bien que n'ayant pas fait de vœux monastiques choisissaient de mener une vie religieuse solidaire au sein de petites cités appelées "béguinages".
Le Grand Béguinage de Louvain a été créé le long de la Dyle.
Le béguinage n'ayant plus été entretenu, il a été racheté par la Ville pour créer des logements pour les étudiants.
Nous l'avons visité au moment de la floraison des magnolias.
Pas de béguinage sans église évidemment !
Un dernier regard aux maisons du béguinage et on quitte Louvain.
On se retrouve vite pour d'autres aventures. A bientôt sur l'autre blog.
Face à l'église Saint-Pierre de Louvain se trouve un bâtiment remarquable : l'hôtel de ville.
L'hôtel de ville gothique est la grande fierté de Louvain (Leuven). La première pierre a été posée en 1439. Sa construction a duré 30 ans et a nécessité trois architectes.
Il est considéré comme un chef-d'œuvre de l'architecture gothique civile en Belgique et plus particulièrement du style gothique brabançon.
L'hôtel de ville est remarquable par ses nombreuses statues et sa façade richement ornée.
L'hôtel de ville comporte trois étages extrêmement ornés. Les séries de fenêtres à meneaux et à croisillons percés sont alternées par des paires de niches et de corbeaux qui sont également présents sur les tours flèches. Les corbeaux sont finement sculptés de scènes bibliques où le thème de la culpabilité et de la punition apparait souvent.
Les 236 statues placées à l'intérieur des niches ont été ajoutées après 1850 lors des travaux de restauration. Les personnages sont habillés dans le style bourguignon selon l'usage de l'époque où le bâtiment a été construit.
Dans les deux premiers niveaux du rez-de-chaussée sont représentés des artistes, des sages et des personnalités connues de l'histoire de la ville.
Au premier étage, les statues symbolisent les libertés communales et les saints patrons des paroisses de la ville.
Au deuxième étage se trouvent les comtes de Louvain et les ducs de Brabant.
Il est devenu le Panthéon de Louvain.
Sur les arcs de la tour se trouvent des personnages bibliques.
Au centre de la façade principale, un escalier complexe à balustrade mène à deux portails d'entrée flanqués des statues de Saint-Pierre à gauche, et de la Vierge à l'Enfant à droite, en relation avec la collégiale opposée.
Voyons maintenant les autres bâtiments de la place.
L'Oude Markt (vieux marché) est célèbre pour sa concentration de cafés et de restaurants, ce qui lui vaut le surnom de "plus long bar du monde" !
De la place, on peut admirer le Jacquemart de la collégiale.
A Louvain, il faut regarder vers le ciel...
Je vous laisse faire le tour de la place. On se retrouve dans quelques jours pour sillonner la ville et découvrir d'autres merveilles.
Je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat et l'envoi de ce livre.
De Claude Donnay, j'ai lu et beaucoup aimé "L'heure des olives" en 2021 et "Ozane" en 2024 qui a même été un coup de cœur pour moi.
J'ai eu plus de mal avec celui-ci, mais je suis sûr que les amoureux de la poésie apprécieront le style de Claude Donnay. Son écriture est, en effet, très poétique.
Pour ce roman, il faut aussi lire entre les lignes : Claude Donnay suggère, mais le lecteur doit faire un effort pour comprendre ce qui s'est réellement passé.
La dame de la combe, c'est la mère, la mère qui est sur son lit de mort. Elle se remémore les différents événements qui ont marqué sa vie.
La mère a été institutrice, mais, dans son village, les filles-mères sont montrées du doigt et les villageois ne veulent pas de cette femme pour instruire leurs enfants. Elle se réfugie donc dans une cabane dans les bois où elle devient "la sorcière" (alors qu'elle est guérisseuse) ou "la dame de la combe".
La mère n'a pas voulu de cet enfant qui est aujourd'hui à ses côtés pour l'aider dans ses derniers jours. Ce n'est pas sa faute, ça c'est passé la nuit de la Saint-Jean... De ce fait, la mère n'a pas pu aimer son fils, son fils qui ne l'a jamais appelé "maman", son fils qui a quitté le village dès qu'il a pu et qui a souvent oublié de venir voir sa mère...jusqu'au jour où on l'a appelé au chevet de sa mère mourante...
En mai, j'ai eu la chance de pouvoir suivre une visite guidée de la ville de Louvain. Voilà des années que j'avais envie de visiter cette ville néerlandophone ("Leuven" en néerlandais), chef-lieu du Brabant flamand.
Louvain est une ville universitaire où siège la KU (université catholique de Louvain), l'université flamande née de la scission de la plus ancienne université de Belgique.
Louvain est aussi connue pour abriter le siège du plus grand groupe brassicole du monde. Louvain est la capitale de la bière !
La guide nous attendait devant la collégiale Saint-Pierre de style gothique tardif.
La collégiale actuelle bâtie au XVe siècle a succédé à une église romane du XIe siècle.
Pas une minute à perdre, on entre dans la collégiale avec la guide.
Dès l'entrée, une maquette nous plonge dans l'histoire.
L'une des caractéristiques les plus notables de l'église est ses tours inachevées. Les plans originaux prévoyaient des tours très hautes, mais des problèmes de sol instable ont empêché leur achèvement.
Je découvre ensuite un magnifique bas-relief. Mr Google ne m'a donné aucune explication à son sujet.
Le chœur s'ouvre derrière un superbe jubé (1499) dominé par un grand Christ en croix.
Sous les pieds du Christ se trouve un groupe de la Crucifixion de grandeur nature sculpté dans du chêne.
Marie, en proie à une douleur intense, détourne son regard de son fils tandis que Jean qui ne parvient pas à croire à cette réalité cruelle maintient son regard en direction du Christ.
Remarquez la magnifique chaire de vérité :
L'église recèle pas mal de trésors dont ce "siège de la sagesse", une statue de la Vierge au visage impassible, trônant en majesté avec l'enfant Jésus sur ses genoux.
Mais l'œuvre d'art la plus admirée est le polyptique du Saint-Sacrement du peintre flamand Dirk Bouts. Le thème du panneau central est la Cène. Ce retable a été commandé par la confrérie du Saint-Sacrement de Louvain en 1465.
Pendant la Première Guerre Mondiale, les deux panneaux latéraux ont été volés par les occupants allemands et emmenés en Allemagne. Le panneau central serait resté à Louvain. Les deux panneaux ont été retrouvés après la guerre dans les musées de Berlin et de Munich. En application du traité de Versailles, les ouvrages sont récupérés en 1919 en réparation des dommages de guerre causés par l'Allemagne.
Les nazis ont saisiLa Cène en 1942.
Remarquez la beauté de la "Tour du Sacrement", haute de 12 mètres.
L'hostie et le vin y étaient conservés.
Les fidèles venaient à la messe pour recevoir l'Eucharistie. L'Eucharistie rapportait de l'argent, car ceux qui soutenaient l'Eglise financièrement pouvaient acquérir une indulgence par laquelle les péchés étaient pardonnés ! C'était une source de revenus importantes.
L'église de Louvain voulait offrir une grande exposition de l'Eucharistie. La conception de la Tour du Sacrement s'inscrivait dans ce rituel.
On peut également observer un magnifique Chemin de Croix.
Cette statue polychrome datant du XVIe S représente Sainte-Anne tenant Marie qui, à son tour, tient l'Enfant Jésus.
Je n'ai trouvé aucun renseignement sur ce bas-relief.
Le tableau suivant représente le décès de la Bienheureuse Marguerite de Louvain, une figure religieuse associée à la ville de Louvain.
Une chapelle est dédiée à Marguerite la Fière. Elle contient un reliquaire.
Mais qui était Marguerite la Fière?
Vers 1225, une jeune fille de dix-huit ans fut sauvagement assassinée près de Louvain. Sa légende commence à l'auberge de Louvain où la jeune Margriet travaillait comme serveuse. Les aubergistes, qui, selon la tradition, étaient l'oncle et la tante de Margriet, avaient décidé de vendre leur auberge en ville et tous leurs biens. Ils souhaitaient passer leurs vieux jours dans un couvent. La veille de leur départ, ils accueillirent les deux derniers voyageurs. Ils leur préparèrent un repas et envoyèrent Margriet en ville chercher une carafe de vin, la cave de l'auberge étant vide. À son retour, Margriet trouva son oncle et sa tante assassinés et dépouillés par les voyageurs, qui se révélèrent être des voyous déguisés. Les bandits kidnappèrent Margriet et tentèrent de la violer hors de la ville. Ce que ces hommes n'avaient pas prévu, c'est que Margriet défendrait sa virginité à tout prix, ce qui lui valut le surnom de « Fiere Margriet » (Margriet la Fière). Elle résista si farouchement qu'ils furent contraints d'abandonner leurs tentatives. Les hommes ont assassiné la jeune fille et ont jeté son corps dans la rivière Dyle.
La voilà avec sa carafe de vin. Une statue que je verrais bien dans mon jardin !
Et la voici représentée par un peintre flamand, Pieter-Jozef Verhagen.
Admirons ce magnifique triptyque d'un artiste inconnu :
Nous avons admiré les œuvres principales de cette magnifique collégiale Saint-Pierre. Je vous attends dehors. A très vite.