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Si tu passes la rivière de Geneviève Damas

Publié le par philippedester

Si tu passes la rivière de Geneviève Damas

Voilà encore une auteure belge que je ne connaissais pas. C'est, une fois de plus, chez Oxfam, que j'ai découvert "Si tu passes la rivière", un premier roman réussi. 

Je dois dire que j'ai été un peu déconcerté par le style de l'auteure en début de récit. Il faut dire que le héros du livre, François, est un jeune garçon illettré et c'est lui le narrateur de sa propre histoire. 

L'auteure ne précise ni le lieu ni l'époque pendant laquelle se déroule le récit. Le lecteur n'apprend l'âge du garçon, 17 ans, qu'à la fin du livre. Je le croyais plus jeune. 

J'ai eu beaucoup d'empathie pour ce jeune homme qui a perdu les deux femmes de sa vie : sa mère, peu après sa naissance, et sa sœur qui a remplacé sa mère jusqu'au jour où elle a fui le domaine familial. 

François vit avec son père, un rustre, qui manie la ceinture dès que François pose une question sur sa mère où ce qu'on peut voir de l'autre côté de la rivière et ses deux frères (un troisième est mort et le lecteur apprendra la cause de sa mort bien tard).

François garde les cochons et en fait ses amis. Le petit n'a personne à qui parler. Il se confie donc à ses cochons...ainsi qu'à Roger, le prêtre de la paroisse. 

François est bien différent des autres membres de la fratrie et part à la recherche de réponses sur son existence. 

Petit à petit, il déroule le fil de sa propre vie...

L'auteure parle de l'accession d'un être à la conscience de soi, du rôle des figures maternelles, de la place essentielle de la culture et de la littérature, des secrets bien enfouis qui sont comme une bombe lorsqu'ils apparaissent au jour...

J'ai eu du mal à entrer dans le récit, mais j'ai fini par beaucoup aimer ce roman, très court, lu en une journée. 

PS Ce livre m'a fait un peu penser au roman de Cécile Coulon : "Une bête au paradis". 

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Henriette Noire Gaillette de Nicole Nisol

Publié le par philippedester

Henriette Noire Gaillette de Nicole Nisol

Depuis que j'ai rencontré Nicole Nisol à une foire aux livres voilà quelques années, j'achète tous ses livres. Ce sont des longues nouvelles ou de courts romans, c'est comme vous voulez. 

Nicole Nisol a une plume que j'apprécie quel que soit le sujet qu'elle aborde. 

Un vent venu du fin fond des mines du Borinage a soufflé sur sa dernière nouvelle qui a reçu le Premier Prix de la Nouvelle à Dour il y a peu de temps. Son héroïne vide la maison de sa grand-mère Henriette. Cette dernière atteinte de la maladie d'Alzheimer a dû être placée dans une maison de retraite. Pour pouvoir payer son placement, sa petite-fille est obligée de vendre la maison de l'aïeule. 

Elise vide donc la maison et trouve un cahier qui a appartenu à sa grand-mère. Celle-ci a écrit le journal de sa vie, le travail dans les mines du Borinage, la disparition de sa sœur dont elle a toujours porté le deuil,...

Porté par une plume légère et douce, la vie d'Henriette se dévoile petit à petit...

Vous trouverez tous les livres de l'auteure sur le site de "Un livre en papier". 

PS pour ceux qui se demandent ce qu'est une "gaillette", c'est un morceau de charbon noir chez nous

 

 

 

 

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Les mots de Maud de Jean Jauniaux

Publié le par philippedester

Les mots de Maud de Jean Jauniaux

Je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

Je ne connaissais pas Jean Jauniaux qui a déjà publié des nouvelles, de la poésie et des romans. Ses livres ont été traduits en plusieurs langues. Il est également journaliste littéraire. 

Il est engagé dans la défense de la liberté d'expression et la préservation du patrimoine littéraire. 

Je découvre sa belle écriture avec "Les mots de Maud", un livre d'une  centaine de pages que j'ai lu en un jour. 

Le héros, Jean-Baptiste, est écrivain public et auteur de romans de gares à succès. Il en a écrit 26  : chaque lettre de l'alphabet commence le titre de ses romans inspirés par ses errances nocturnes et ses rencontres. 

Jean-Baptiste s'est maintenant retiré à la Côte belge, à Saint-Idesbald, où il plonge dans ses souvenirs : les milliers de lettres et de discours qu'il a écrits pour d'autres, ses souvenirs d'enfance avec la mort de sa mère et le mutisme de son père qui ne lui parle qu'à l'aide de proverbes. 

Un jour, il reçoit une lettre de Maud (elle n'arrive qu'à la page 70). Cette dernière est atteinte d'un cancer; elle est en fin de vie et elle lui demande de collaborer à l'écriture d'un livre. Elle ne veut pas le voir (ou elle ne veut pas qu'il la voie telle qu'elle est devenue); leurs relations ne seront donc qu'épistolaires, mais, pour la première fois, l'auteur se retrouve face à l'émotion...

Une plume à suivre...

Et pour vous faire une idée du style de l'auteur et des mots "bonbons" qu'il emploie, voici un extrait de son roman : 

 

 

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La végandelle de Laurent Bayer

Publié le par philippedester

Bayer La végandelle

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature pour l'envoi de ce recueil de nouvelles. 

"La végandelle", un titre qui intrigue. Il faut pourtant attendre la dernière nouvelle dont c'est le titre pour découvrir cette nouvelle spécialité issue de la tête de l'auteur. 

Laurent Bayer est politologue de formation. Il a aussi traduit des romans graphiques et des albums de jeunesse. Il puise son passe-temps de prédilection dans "l'observation socio-anthropologique", c'est dire s'il connait le genre humain. Cela se traduit évidemment dans ces 10 nouvelles assez longues (je préfère les textes d'une certaine longueur afin d'avoir le temps de m'identifier aux personnages) dans lesquelles l'humour est présent. 

Laurent Bayer affirme d'ailleurs que "l'homme du XXIe siècle sombrerait dans le désespoir le plus noir s'il était privé de ce remède disponible sans ordonnance qu'est l'humour". Et c'est surtout cet humour qui m'a fait apprécié les textes de l'auteur. J'ai souri à plusieurs reprises, ce qui est plutôt rare au cours de mes lectures. 

Merci pour cela, Monsieur Bayer. 

Il est toujours difficile de parler de nouvelles. Un lecteur préférera celle-ci; un autre, celle-là. On les trouvera toujours de qualité différente. 

Je dirais donc simplement que l'auteur emmène ses lecteurs dans l'intimité de Bruxellois qui ont un projet qui n'aboutira pas nécessairement. Eh non ! Les "végandelles" ne se vendront pas ! Mais que sont-elles? me demanderez-vous. Il suffit de penser aux fricadelles qu'on trouve dans les friteries (faites avec quoi, on se le demande) et au mot devenu maintenant si courant "végan". Mais ce recueil ne se limite évidemment pas à cette nouvelle (qui n'est d'ailleurs, pour moi, pas la meilleure).

Envie de lire et de sourire? Lancez-vous sur ce recueil. Je suis sûr que vous ne le regretterez pas

 

 

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La sonate oubliée de Christina Moreau

Publié le par philippedester

La sonate oubliée par MoreauJe trouve souvent des livres d'auteurs belges chez Oxfam. Je ne connaissais pas Christina Moreau, son roman m'a attiré. 

Si vous aimez la musique, le violoncelle, Vivaldi et ses sonates, ce livre est fait pour vous. 

Si vous aimez Venise et son histoire, ce livre est fait pour vous. 

Le roman est subdivisé en deux parties qui s'entremêlent : Seraing (Liège) à notre époque après le démantèlement de l'usine Cockerill et Venise à l'époque de Vivaldi. 

Kevin est un jeune garçon secrètement amoureux de Lionella, 17 ans, d'origine italienne, qui ne vit que pour son violoncelle. Elle va participer au prochain concours Arpèges, mais voudrait trouver une partition originale. 

A une brocante, Kevin découvre un coffre qui contient une partition, une médaille coupée en deux et un cahier. Il l'achète et en fait cadeau à son amie. 

Lionella en est sûre : cette partition est l'oeuvre de Vivaldi; il doit s'agir d'une partition oubliée ! C'est cette musique qu'elle jouera pour le concours...

Elle se met à lire le carnet qui accompagne la partition : c'est le cahier intime d'une jeune fille qui a vécu au XVIIIe siècle à Venise, une élève de Vivaldi (tiens, je ne savais qu'il était prêtre ! ). Elle va alors plonger dans le destin d'Ada, cette orpheline, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, établissement dans lequel Vivaldi enseignait la musique à des âmes dévouées, des orphelines musiciennes, virtuoses très réputées, mais enfermées pour toujours dans l'anonymat. 

Lionella veut faire sortir Ada de cet anonymat et quand Lio veut quelque chose, rien ne l'arrête...

Un premier roman plaisant, une plongée dans le monde de la musique et dans l'histoire de la Sérénissime...

 

 

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