Si tu passes la rivière de Geneviève Damas
Voilà encore une auteure belge que je ne connaissais pas. C'est, une fois de plus, chez Oxfam, que j'ai découvert "Si tu passes la rivière", un premier roman réussi.
Je dois dire que j'ai été un peu déconcerté par le style de l'auteure en début de récit. Il faut dire que le héros du livre, François, est un jeune garçon illettré et c'est lui le narrateur de sa propre histoire.
L'auteure ne précise ni le lieu ni l'époque pendant laquelle se déroule le récit. Le lecteur n'apprend l'âge du garçon, 17 ans, qu'à la fin du livre. Je le croyais plus jeune.
J'ai eu beaucoup d'empathie pour ce jeune homme qui a perdu les deux femmes de sa vie : sa mère, peu après sa naissance, et sa sœur qui a remplacé sa mère jusqu'au jour où elle a fui le domaine familial.
François vit avec son père, un rustre, qui manie la ceinture dès que François pose une question sur sa mère où ce qu'on peut voir de l'autre côté de la rivière et ses deux frères (un troisième est mort et le lecteur apprendra la cause de sa mort bien tard).
François garde les cochons et en fait ses amis. Le petit n'a personne à qui parler. Il se confie donc à ses cochons...ainsi qu'à Roger, le prêtre de la paroisse.
François est bien différent des autres membres de la fratrie et part à la recherche de réponses sur son existence.
Petit à petit, il déroule le fil de sa propre vie...
L'auteure parle de l'accession d'un être à la conscience de soi, du rôle des figures maternelles, de la place essentielle de la culture et de la littérature, des secrets bien enfouis qui sont comme une bombe lorsqu'ils apparaissent au jour...
J'ai eu du mal à entrer dans le récit, mais j'ai fini par beaucoup aimer ce roman, très court, lu en une journée.
PS Ce livre m'a fait un peu penser au roman de Cécile Coulon : "Une bête au paradis".




Je trouve souvent des livres d'auteurs belges chez Oxfam. Je ne connaissais pas Christina Moreau, son roman m'a attiré.