Je remercie les éditions Quadrature pour ce nouveau partenariat.
Ces éditions m'ont habitué à lire des recueils de nouvelles, ce n'est pas le cas ici.
Comment pourrais-je le qualifier? Un conte? De l'imaginaire? Je ne sais pas.
Les éditions Quadrature m'avaient envoyé les premières pages de ce livre par mail et j'ai eu très envie de connaitre la suite de cette histoire un peu rocambolesque et tendre à la fois, addictive, avec un ton humoristique parfois. Bref, j'ai du mal à vous en parler.
L'héroïne recueille un petit oiseau tombé du nid. Elle s'en occupe comme d'un bébé en espérant qu'il pourra devenir un adulte pouvant se débrouiller seul dans la vie. Elle l'appelle Eddy (Eddy Piaf, vous voyez?).
En même temps, un petit garçon disparait de la circulation. Il s'appelle Eddy (coïncidence?). On n'a plus de nouvelles de lui tandis qu'Eddy l'oiseau grandit et s'apprête à déployer ses ailes...
Je ne peux pas vous en dire plus. C'est un tout petit bouquin que vous lirez en moins d'une heure. La fin est plutôt inattendue et...irréelle.
J'ai bien aimé cette historiette même si je ne suis pas adepte de ce genre littéraire.
De Salvatore Minni, auteur belge, je n'avais lu jusqu'à présent que "Désobéissance", un roman pour lequel j'avais trouvé quelques imperfections que j'avais qualifiées "de jeunesse".
Eh bien, je vais être méchant, même si je n'aime pas ça. "Anamnèse", pour moi, c'est de l'amateurisme. Je me permets de le dire, parce que j'ai lu plusieurs avis allant dans ce sens sur Babelio. J'espère que l'auteur ne me lira pas, car je sais ce que c'est d'écrire un livre, d'y croire et on n'aime pas lire des avis négatifs à propos de son "bébé".
Le thème était prometteur : le dédoublement de personnalité ou trouble dissociatif de l'identité, mais je trouve qu'il a été mal exploité.
Le roman est composé de 3 parties.
La première présente, bien sûr, les personnages, mais ils sont nombreux et, comme les chapitres sont (trop) courts, on passe de l'un à l'autre sans que le lecteur ait le temps de mémoriser qui il est. De plus, les prénoms sont courants et se ressemblent assez. Une lectrice, Aude pour ne pas la nommer, a relevé 16 personnalités différentes dans les 48 premières pages, de quoi perdre complètement le lecteur.
L'héroïne, c'est Marie, une psy qui a bien besoin d'un psy ! Chaque nuit, elle fait le même rêve d'une femme en sang qui la supplie. Le lecteur sait qu'il y a un secret bien gardé, mais Marie semble tellement sincère.
Un homme la harcèle. Il a fait de la prison à cause d'elle, mais elle s'appelait Vanessa, pas Marie ! Son amie Sophie se demande qui elle est vraiment. Ce type dit-il la vérité? Marie ment-elle intentionnellement?
Le suspense aurait dû aller crescendo dans la 2e partie, mais entre les rêves et les récits imaginaires, je me suis perdu complètement. On ne sait jamais si ce qu'on lit est réel ou issu d'un rêve ! De plus, aucune indication temporelle n'aide le lecteur à s'y retrouver. J'ai parfois eu l'impression d'être passé d'une époque à une autre sans m'en rendre compte.
Puis vient la résolution du problème, on comprend la situation, on sait qui est vraiment Marie, qui est Vanessa, mais on passe à Eléonore... Encore une autre héroïne ou une autre personnalité?
Dans l'ensemble du récit, j'ai trouvé les dialogues artificiels et les réactions de certains personnages inappropriés, peu crédibles. L'ensemble est fouillis et, je le répète, d'une écriture non élaborée.
Je m'excuse auprès de l'auteur que j'ai déjà rencontré en salon et que j'ai trouvé très sympathique.
Je vous invite à lire le billet d'Aude qui a vraiment décortiqué le livre ici.