Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Close

Publié le par philippedester

Je vais rarement au cinéma, mais si deux personnes différentes me conseillent un film et qu'il passe au cinéma Plaza Art à Mons (surtout le dimanche à 11h où l'entrée ne coute que 5 euros), parfois, je me bouge. 

Je suis donc allé voir "Close" un film belgo-néerlando-français qui a remporté le grand prix du festival de Cannes 2022 et je dois dire que c'est mérité. 

Le film a été réalisé par Lukas Dhont et les héros sont deux enfants qui jouent magistralement bien ! Ils m'ont ému aux larmes ! 

Léo et Rémi sont amis depuis toujours, une amitié presque fraternelle et ne se sont jamais posés de questions sur cette amitié qui sera vue d'un autre œil par les élèves de leur nouvelle école puisqu'ils rentrent en 1ère secondaire. 

Rémi est-il amoureux de Léo? On ne le saura jamais et je pense qu'il ne se pose pas la question. 

Léo, lui, considère Rémi comme son frère. 

A l'école, leurs copains, eux, se posent des questions et n'hésitent pas à les cataloguer "gays" ! 

Léo va alors se détacher de son copain de toujours, le rejeter parfois, à cause du regard des autres. 

Rémi n'acceptera jamais ce rejet, cette perte de l'être cher et ce sera le drame...

J'ai été très ému par ce film, car sans le regard des autres, ce drame n'aurait pas eu lieu. J'ai été très sensible aussi à la culpabilité de Léo qui se renferme sur lui-même. Il se sent coupable, le spectateur s'en rend bien compte, mais il n'arrive pas à parler de ce qui s'est passé jusqu'au jour où, à bout, il parle à la mère de Rémi...

Je ne vous en dirai pas plus. Si vous n'avez pas vu le film et si vous comptez aller le voir, je ne voudrais pas trop "spoiler" ! 

Chapeau aux deux enfants qui sont sûrement promis à un brillant avenir et aux deux mamans : Emilie Dequenne et Léa Drucker. 

Voici la bande annonce qui vous donnera peut-être envie de vous rendre dans une salle obscure : 

Voir les commentaires

Tri sélectif de Joachim Bourry

Publié le par philippedester

Tri sélectif de Joachim Bourry - Grand Format - Livre - DecitreJ'ai rencontré Joachim Bourry à une foire aux livres. J'ai été attiré par le titre de son roman qui m'a fait penser directement à l'écologie, sujet qui me tient particulièrement à coeur. 

L'auteur m'a prévenu : ce n'est pas un traité sur l'écologie, mais bien un roman, une fiction dans laquelle les personnages sont imaginaires. Même si le livre est écrit à la première personne, le héros dont il est question n'est pas l'auteur, même si on met toujours un peu de ce qu'on est dans ce qu'on écrit. 

Thomas est un être que je qualifierais peut-être de faible, sans opinions ou au moins c'est quelqu'un qui ne les exprime pas. Sa femme, Céline, est militante écologiste et, pour lui faire plaisir, il adopte sa façon de vivre et participe à des actions sur le terrain. 

Un jour, le couple (chacun de son côté) s'inscrit à un programme (qui me fait un peu penser à des émissions de télé réalité). Céline s'y donne à fond; elle est d'ailleurs de plus en plus souvent absente le soir. Thomas, lui, en profite pour faire tout ce dont il a envie. 

Le voilà invité à participer à un congrès, à des tests qui ont lieu en Amérique. Il n'en parle pas à sa femme qui, elle aussi, aurait dû recevoir cette invitation, mais qui n'en parle pas non plus. Thomas va donc emmener son épouse en vacances en Amérique, mais rien ne va se passer comme prévu...

J'ai aimé la façon qu'a Joachim Bourry de relater les événements avec un certain humour (pas du tout potache), une ironie qui, j'imagine, doit le caractériser. 

La fin est tout à fait inattendue (même si je l'ai en partie devinée juste avant qu'elle ne survienne) et le héros doit faire face à des choix.

Ce qui manque dans ce couple est certainement le dialogue. Si les gens se parlaient plus et partageaient leurs points de vue (sans nécessairement être d'accord), les choses iraient peut-être beaucoup mieux...

Un roman qui pose donc questions sur l'écologie, la crise sanitaire et aussi le couple. 

Voir les commentaires

L'heure du leurre (collectif)

Publié le par philippedester

L'heure du leurreVoici un recueil de textes qui m'a vraiment plu, un vrai moment de bonheur en lecture ! 

"L'heure du leurre" est un recueil de textes majoritairement écrits par des auteurs belges, textes que certains qualifieraient de nouvelles, mais, pour moi, c'est autre chose. Ce sont des témoignages, des faits de vie, des moments de réflexion, des faits d'actualité décortiqués, des histoires qui nous plongent dans le monde des hommes ! Une interrogation sur la démocratie aussi, sur la peur du nucléaire. 

Et puis, voilà la Belgique amputée du tiers de son territoire à cause de la montée des eaux. Bien sûr, les premiers touchés sont les Flamands, obligés de trouver refuge en Wallonie. 

Les héros sont des hommes politiques (attirés par les étoiles de l'argent, tiens donc), des étrangers, des immigrés, des gens différents, de religions ou de langues différentes,...

Des auteurs belges en majorité, vous disais-je. Ajoutons à Barbara Abel, Armel Job, Frank Andriat,  Nicolas Ancion, Vincent Engel, Bernard Tirtiaux ou autres auteurs moins connus de notre plat pays le témoignage de Jang Jin-Sung (ancien fonctionnaire nord-coréen qui nous livre un témoignage accablant sur son pays) et le texte de la nouvelliste Emmanuelle Urien qui traite du racisme pur et dur dans un lycée.

La question du choix se retrouve dans plusieurs récits : choix faciles, raisonnements simplistes, lâcheté, déresponsabilisation, soumission au plus fort...

L'ensemble est tout à fait homogène, facile à lire, intéressant. 

A lire même par ceux qui n'aiment pas trop les nouvelles. 

Ce livre cible les 14/18 ans, les lycéens et collégiens qui cherchent à aborder, par le biais de la fiction, des thématiques d'actualité. Pour moi, il convient tout autant aux adultes qui trouveront là, peut-être, des réponses à certaines questions. 

Je lis belge

smiley 1

Voir les commentaires

Le pouvoir des animaux de Didier van Cauwelaert

Publié le par philippedester

Le pouvoir des animaux par Van CauwelaertCe livre de Didier van Cuwelaert (le 18e que je lis) est très différent des autres. Il faut dire que l'auteur sait se diversifier. 

Les héros et narrateurs de ce roman (qui n'en est pas tout à fait un) sont un tardigrade de 1 mm, âgé de cent trente mille ans, découvert par un glaciologue au Groenland et un mammouth découvert dans les glaces par ce même glaciologue, le docteur Frank Debert. 

Lorsqu'il découvre le minuscule tardigrade, Frank fait appel à une spécialiste : Wendy Lane qui travaille au département de biologie de l'université d'Oxford. Wendy travaille sur une protéine provenant du tardigrade et qui pourrait triompher des pires maladies humaines comme l'Alzheimer, maladie neurologique dont souffre son vieux mari. 

Quant à Debert, il désire réintroduire le mammouth en Sibérie pour empêcher la plus grave des catastrophes : la fonte du permafrost qui libérerait des tonnes de gaz carboniques et de méthane dans l'atmosphère. 

Wendy et Frank vont devenir adversaire, car ils concourent tous deux pour une bourse...

Lequel (laquelle)convaincra le jury? Réponse en fin de livre. 

PS Les personnages sont fictifs, mais leurs découvertes et leurs objectifs sont inspirés de faits réels. Et, malheureusement, les dangers planétaires exposés ici sont bien réels ! 

Voir les commentaires

La Source d'Incandescence de Monique Thomassettie

Publié le par philippedester

La Source d'Incandescence - Monique Thomassettie

Tout d'abord, je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

Monique Thomassettie  est une écrivaine et peintre belge, poétique et méditative. Elle s'exprime par la poésie, le conte, le roman, le théâtre. 

"La Source d'Incandescence" est un conte dont je vais avoir du mal à vous parler tant il sort des sentiers battus. On pourrait également le qualifier de livre de méditation. 

C'est l'histoire d'une voyageuse. Un jour, un arbre éclairé par le soleil couchant lui ouvre la voie d'un pays à la fois réel et imaginaire. 

Elle rencontre notamment une oratrice avec qui elle entame une conversation. Son voyage sera fait de rencontres diverses : un jeune moine qui pourrait être Rimbaud réincarné, un vieil ascète, un enfant né des eaux, des danseuses, des dieux, des oiseaux messagers, mais la rencontre qui la touche le plus semble être celle qu'elle a faite avec l'oratrice. 

Monique Thomassettie plonge ses lecteurs dans un monde imaginaire, mystique, méditatif...qu'il est très difficile de raconter. Il faut le vivre avec l'auteure. 

 

Voir les commentaires

Bredene et ses dahlias

Publié le par philippedester

Avant de vous emmener en Normandie (je trie mes photos), je vous reparle de dahlias. Je vous ai montré ceux de mon jardin. 

En 2008, nous nous sommes rendus à Bredene, ville de la côte belge, station balnéaire connue pour ses plages naturistes et qui possède un petit bijou pour les amateurs de fleurs : un espace entièrement dédié aux dahlias. 

dah11

Vous reconnaitrez peut-être ici mon "Paso Doble". 

dah10

Vous remarquerez que les dahlias ne sont pas tuteurés. Un treillis (genre fil à poules) recouvre toute la surface. Les fleurs poussent entre les mailles et sont retenues par le fil.

dah12 

Je n'avais jamais vu une telle quantité de dahlias rassemblés sur un si petit espace!

dah18

dah13

Ces variétés naines n'ont besoin d'aucun tuteur. Pratique! Pas de risque de les voir renversées par les vents qui soufflent sur le jardin.

dah14

dah15

Cet espace est très bien entretenu. Certaines fleurs sont coupées pour en faire des bouquets et des montages qui sont exposés lors d'un week-end qui attirera les visiteurs.

dah16

 

 

Comment résister à tant de beautés?

dah19 

Voir les commentaires

La chair déchirée d'une petite griotte noire de Pascal Vrebos

Publié le par philippedester

La chair déchirée d'une petite griotte noire par VrebosPascal Vrebos est producteur et présentateur de radio-télévision, dramaturge, professeur honoraire à l'ULB, auteur de romans et témoignages. 

Il est l'auteur de plus de 35 pièces de théâtre dont plusieurs ont été jouées avec succès en Belgique et à l'étranger. Il est aussi un auteur engagé et humaniste. 

Je connais Pascal en tant que journaliste/présentateur. Je ne le connaissais pas en tant qu'auteur. C'est donc avec curiosité que j'ai découvert son récit au titre accrocheur. 

C'est un cri, un cri déchirant, un cri de douleur, un cri d'horreur que pousse Pascal Vrebos ou plutôt son héroïne Mariama, la petite griotte en question, car ici, il ne s'agit pas d'une cerise, mais bien d'une jeune fille africaine déchirée dans sa chair et dans son esprit. 

La jeune fille se baladait seule, sans aucune provocation de sa part. Elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, car la voilà face à une bande de fauves qui, après l'avoir violée avec une grande violence la laisse pour morte sur un trottoir. 

Physiquement, après quelque temps, elle sera "réparée", mais mentalement peut-on jamais se remettre d'un tel acte abominable? 

Mariama se retrouve en hôpital psychiatrique où elle se reconstruit peu à peu. Elle rencontre un homme dont elle tombe amoureux, mais ne peut pas se laisser toucher. Est-elle salie, abimée, anéantie à tout jamais? L'amour pourra-til un jour la rendre femme? 

Je n'ai jamais lu de romans de ce genre. Pascal Vrebos ne raconte pas le parcours de cette pauvre femme comme je pourrais le faire. Son écriture est un cri, déchirant qui ne peut qu'émouvoir, touché, apostrophé les hommes. 

Un témoignage poignant qui ne peut laisser personne indifférent. Une lecture d'une demi-heure seulement qu'on aimera ou qu'on détestera. C'est selon...

PS Ce roman m'a tellement bouleversé que j'en ai oublié de remercier les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. C'est maintenant chose faite. 

Voir les commentaires

Je te demande juste de m'attendre de Philippe Hennuy

Publié le par philippedester

Aucune description disponible.Philippe Hennuy nous livre ici un témoignage sous la forme d'un roman, le témoignage d'Elisabeth (prénom d'emprunt) qu'il relate ici avec sensibilité et pudeur. 

Elisabeth est mariée avec Guillaume, un professeur de langues. Le couple a 4 filles. Tous vivent heureux, sans soucis majeurs jusqu'au jour où...un diagnostic établi par un urologue tombe : Guillaume a un cancer de la prostate, heureusement sans métastases. Il sera donc opéré et devra être surveillé de près. 

Pas facile pour lui, mais pas facile pour sa femme non plus. Guillaume n'a jamais été très tendre, pas très porté sur le sexe, mais là, les relations entre les époux cessent. Elisabeth n'est plus que la mère de ses enfants, mais bon, elle s'en contente...

Ils vivent ainsi quelques années jusqu'à ce qu'un autre couperet tombe : Guillaume oublie de plus en plus de choses. Evidemment, on pense directement à la maladie d'Alzheimer, mais le diagnostic du neurologue tombe : le mari d'Elisabeth est atteint de démence sémantique. 

Je ne vais pas vous raconter tout le livre. Si vous voulez connaitre les ravages causées par cette maladie, je vous invite à faire appel à monsieur Google. 

A partir de ce jour, la vie d'Elisabeth change du tout au tout. Elle devient transparente, inexistante aux yeux de son mari. Il faut absolument qu'elle fasse le deuil de son mari (ce qu'on appelle, je ne le savais pas, un deuil blanc). 

"L'homme brillant et intelligent qu'il était n'existe plus. Je me suis engagée à l'accompagner jusqu'au bout par respect pour lui et pour mes filles."

Mais Elisabeth, aussi dévouée soit-elle, n'est pas prête à renoncer aux plaisirs de la vie... C'est alors qu'elle rencontre Xavier...

Un récit de vie assez poignant qui pose mille questions sur la maladie, mais aussi sur ceux qui accompagnent les malades. Doit-on se sacrifier pour ceux qu'on aime au détriment de sa propre vie? Chacun aura sans doute une réponse différente à cette question.

Ce livre est un récit de vie, un témoignage, mais aussi un roman choral, car chaque personnage raconte l'histoire à sa façon et donne ses propres sentiments face aux aléas de la vie. 

J'ai eu un peu de mal à entrer dans le bouquin, car Philippe Hennuy le commence avec des personnages qui disparaissent ensuite sur une bonne centaine de pages, mais dès l'arrivée d'Elisabeth, le roman devient assez addictif. Ces protagonistes entr'aperçus au début du bouquin reviennent donc plus tard et il faut un moment pour remettre ses pièces en place et savoir qui est qui... C'est, pour moi, un petit bémol, mais ça ne dérangera peut-être pas d'autres lecteurs. 

En tout cas, j'ai beaucoup aimé ce livre et je ne peux que le recommander à tous les lecteurs qui passent par ici. 

PS La couverture est sublime, vous ne trouvez pas? Il s'agit d'une photo prise d'une peinture de Monika Luniak, peintre polonaise de renom, à retrouver sur FB.

Voir les commentaires