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Les morts ont la parole de Philippe Boxho

Publié le par philippedester

Un jour, dans le piétonnier de Mons, j'ai vu une file de gens incroyable. Intrigué, je me suis renseigné : tous ces gens attendaient leur tour pour rencontrer Philippe Boxho à la librairie Scientia. 

Mais qui est Philippe Boxho? Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur et il attirait une telle foule ! 

Je me suis donc renseigné et j'ai trouvé que Ph. Boxho est un médecin légiste liégeois qui était, ce jour-là, en dédicace. 

Et depuis, on peut dire que j'en ai pas mal entendu parler. Les gens s'arrachent ses livres (le 4e arrive) dès leur sortie ! 

Mais qu'ont-ils donc de spécial, ses bouquins? Eh bien...je vous dirais...rien ! Boxho écrit des genres de nouvelles, un peu dans le style de Pierre Bellemare ou Marc Pasterger, des histoires vraies donc. A la différence des deux auteurs cités précédemment, toutes les histoires racontées par Boxho sont issues de ses propres expériences, de son métier de légiste. 

Rien de spécial donc, mais très bien écrit, pas du tout comme un recueil de textes scientifiques, mais vraiment comme des nouvelles très agréables à lire. Ben voilà que je suis fan aussi ! 

N'imaginez pas, en lisant le titre, que les morts de Boxho se mettent à parler avec leur voix. Rien de fantastique, de surnaturel ou de gore ici. Les autopsies que réalisent le légiste donnent des réponses à bien des questions : suicides, meurtres, morts naturels,... Le légiste essaye de trouver la cause de la mort; les morts parlent de cette manière. 

Ph. Boxo raconte des histoires parfois extraordinaires comme cet homme qui se suicide de deux manières (à l'aide d'une arme et par pendaison), cette femme qui tire sur son père, alors que celui-ci est déjà mort de mort naturelle, cet homme mort d'avoir avalé une fourchette en plastique, et tous ces meurtres déguisés en suicides,... 

Boxho décrit les lieux, les personnes, leur vie avant la mort, tout comme dans une nouvelle. C'est ce qui rend ses textes aussi accessibles au grand public même s'il envoie parfois un vocabulaire médical. 

Voilà, j'ai été agréablement surpris par "Les morts ont la parole" qu'on lira donc comme un recueil de nouvelles, pas comme un livre médical. 

Ce livre m'a été prêté par mon fils (qui connaissait Boxho par ses postcasts). Il m'a également passé son deuxième bouquin qui m'attend donc dans ma PAL. 

 

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Couvent des Visitandines, Mons

Publié le par philippedester

Connaissez vous les Visitandines? 

Les Visitandines ou ordre de Visitation de Sainte-Marie est un ordre monastique contemplatif. 

En 1604, une jeune  veuve de 28 ans, mère de 4 enfants, rencontre l'évêque François de Sales à Dijon. Entre eux va s'établir une grande amitié spirituelle qui va la pousser à venir s'installer près de lui à Annecy et à fonder l'ordre de la Visitation Sainte-Marie. 

L'évêque voulait que l'établissement soit ouvert à toutes les femmes, même à celles qui étaient refusées dans d'autres ordres monastiques : les femmes âgées, veuves ou handicapées. Il propose à ses "filles" une vie d'humilité et d'effacement. 

Après la Révolution Française, l'ordre est interdit et les Visitandines fuient...

L'ordre sera rétabli en France en 1805 par Napoléon à la demande de sa mère. 

Venues de Paris, les premières Visitandines arrivent à Mons en 1650. Elles s'installent à l'actuelle Place du Parc où plusieurs maisons sont mises à leur disposition ainsi qu'une grange qui fera office de chapelle. 

La chapelle actuelle de style baroque fut construite plus tard. 

J'ai eu l'occasion de suivre une visite guidée dans ce haut lieu de la religion. 

Voici une maquette qui montre bien les différentes parties du couvent. 

Nous voici dans la crypte du couvent. 

Au lendemain de la Révolution française, le monastère est supprimé. Il est transformé en prison civile et accueille également un commissariat de police. 

La prison ayant déménagé, le bâtiment est affecté aux Archives de l’Etat.

En 1940, le dépôt est bombardé par l’aviation allemande causant la perte des deux tiers des archives.

Reconstruit entre 1948 et 1951, il est inauguré officiellement en présence de la reine Elisabeth. Aujourd’hui, les Archives de l’Etat ont pris leurs quartiers sur le site des Grands Prés. Le monastère des filles de Sainte-Marie appartient désormais à l’Université de Mons. Il subit, une nouvelle fois dans son histoire, des travaux de rénovation pour accueillir une grande bibliothèque facultaire et le futur musée de l’Université. 

La bibliothèque est installée dans le cloitre. C'est de toute beauté ! 

La cour du cloitre est surmontée d'une magnifique verrière. Les étudiants peuvent s'y installer. 

J'ai oublié le nom de ce type de rangement que j'ai trouvé génial ! Ce sont des armoires coulissantes qui renferment des livres...

Juste à côté du monastère qui est donc devenu le MuMons (musée de l'université de Mons) se trouve l'ancienne caserne de gendarmerie. 

Ne quittons pas la Place du Parc sans rendre visite à Antoine Clesse.

Un dernier regard en arrière...

Voilà, j'espère que la visite vous a plu. Moi, j'ai bien aimé cette visite guidée d'un bâtiment que je ne connaissais pas vraiment même si je suis déjà passé plusieurs fois à côté. 

Gros coup de coeur pour la bibliothèque dans le cloitre. 

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