Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Alessandro de Charlotte Moors

Publié le par philippedester

Je remercie Babelio et les masses critiques pour l'envoi de ce bouquin qui m'a fait passer un bon moment. 

Couverture Alessandro

Charlotte Moors est une auteure belge qui m'était inconnue.

C'est l'histoire d'une institutrice Françoise, de sa collège Catherine et d'un de leurs anciens élèves : Alessandro. 

Les deux femmes se souviennent du petit garçon gentil, poli, un peu réservé qui lisait beaucoup. Un élève prometteur qui, finalement, n'a pas fait d'études. 

Dix ans après avoir eu Alessandro dans sa classe, Françoise apprend que le petit garçon devenu presque adulte a tué son père. C'est la consternation ! Elle en parle à sa collègue et amie, Catherine, et décide d'écrire à Alessandro qui est détenu dans un centre de détention pour la jeunesse. Il n'était pas majeur au moment des faits. 

Elle lui envoie des livres et l'adulte et l'enfant commencent une correspondance sans jamais parler du meurtre et de ce qui l'a motivé. 

Un jour, Alessandro lui demande si elle veut bien témoigner en sa faveur lors du procès. C'est un peu la panique pour Françoise qui veut voir le garçon avant de prendre sa décision. Elle doit savoir ce qui s'est passé exactement. 

Elle emmène sa collègue Catherine et toutes deux rencontrent le gamin qui regrette son geste et ne peut l'expliquer que par le mépris que son père (et sa belle-mère) avait pour lui...

Une histoire touchante sur le thème du parricide et également une plongée dans le monde de l'enseignement qui ne pouvait que me plaire. 

 

Voir les commentaires

L'amazone du Cirio de Jacques Lefèbvre

Publié le par philippedester

L'amazone du Cirio de Jacques Lefèbvre

Une fois de plus, je remercie les éditions M.E.O pour l'envoi de ce roman. 

Tout d'abord, un mot sur le titre : le Cirio est une brasserie bruxelloise située non loin de la Bourse. S'y retrouvent une femme venue de Pologne, Aurelia, et un Belge, professeur de français retraité, Antoine, qui lui fait visiter la ville. Dans le café, ils aperçoivent une femme qui deviendra l'héroïne d'un roman. 

Aurelia met Antoine au défi d'écrire un roman : la femme aperçue au Cirio deviendra Elzbieta, une jeune Juive polonaise qui a échappé aux camps de concentration dans lesquels ont disparu ses parents. 

Une femme appelée Bogena recueille la gamine, la fait passer pour sa fille et toutes deux traversent l'Europe centrale fuyant les troupes soviétiques.

Le roman d'Antoine est donc dans le roman de Jacques Lefebvre. C'est ce qu'on appelle un roman gigogne et c'est ce qui m'a perturbé dans la lecture de ce livre. L'auteur passe sans arrêt d'un roman à l'autre; je serais tenté de dire du coq à l'âne et, s'il n'est pas difficile de s'y retrouver et de différencier les deux, les passages sont trop courts pour vraiment entrer dans le récit. 

Le roman d'Antoine se construit petit à petit et est lu et critiqué par Aurelia, ce qui m'a dérangé aussi. C'est comme si j'écrivais un livre et que quelqu'un m'interrompe sans cesse dans mon travail pour me dire tout ce qui ne va pas dans ce que j'ai écrit ! 

Je n'ai éprouvé aucune empathie pour les personnages et cela est sans doute dû à la construction du récit. 

Le sujet m'intéressait et je pense que j'aurais apprécié le roman de Jacques Lefèbvre s'il avait été écrit autrement. Là, je suis passé à côté...

Si la méthode employée par l'auteur pour raconter l'histoire d'une Juive polonaise ne vous dérange pas, laissez-vous tenter par "L'amazone du Cirio". 

 

Voir les commentaires

Hugo de Monique Bernier

Publié le par philippedester

 

Une fois de plus, je remercie les éditions M.E.O pour ce service de presse, un roman très émouvant que j'ai adoré. 

8e roman de l'auteure et 3e publié chez M.E.O. 

De Monique Bernier, j'ai déjà lu et beaucoup aimé "La chambre du premier" et "Les hibiscus sont toujours en fleurs. 

"Hugo", le narrateur de cette histoire si émouvante, est un petit garçon de 8-9 ans. Quelques années plus tôt, sa mère est partie, sans prévenir, sans laisser une lettre pour lui, et surtout sans lui ! Pendant plusieurs années, Hugo n'a plus qu'une idée en tête : la retrouver. 

Il vit donc seul avec son père qui n'accepte pas la fuite de sa femme (en Italie, avec un autre homme), boit, tombe en dépression et reporte toute sa rancœur sur son gamin. Alex (Hugo finira par l'appeler par son prénom car il ne veut plus de lui comma papa) devient méchant et parfois violent. 

Hugo est enfermé dans sa chambre ou envoyé en vacances chez sa "mamylouise" (heureusement qu'il peut compter sur sa grand-mère). Hugo peut aussi compter sur Madeleine, la fleuriste chez qui sa mère allait souvent et Gabin, un garçon plus âgé que lui qui a connu des déboires familiaux...

Hugo est adorable (même s'il fait des bêtises dans le but de retrouver sa mère, même s'il fugue une ou deux fois, attachant et le lecteur souffre avec lui de l'attitude de son père. 

Les jours passent, les années aussi et Hugo ne perd pas son but de vue : retrouver sa mère...jusqu'au bouquet final, une fin tout à fait inattendue ! 

Une belle réussite qui confirme le talent de cette psychologue de formation dans l'écriture de romans. 

Un livre que je ne peux que conseiller ! 

Voir les commentaires

Les femmes et les enfants d'abord de Line Alexandre

Publié le par philippedester

Je remercie les éditions Quadrature pour ce nouveau partenariat. 

Les femmes et les enfants d'abord de Line Alexandre

Line Alexandre, romaniste et enseignante,  a déjà écrit 5 romans. Elle publie ici son deuxième recueil de nouvelles. 

"La prophétie des nains" m'attend bien sagement dans ma bibliothèque. 

Le titre de ce recueil l'indique : les nouvelles sont axées sur les femmes et, éventuellement, leur progéniture. 

Les femmes de ces textes sont des femmes qu'on peut rencontrer tous les jours (des héroïnes du quotidien pour reprendre une expression qu'on a beaucoup entendue), pas des femmes, héroïnes de grandes tragédies, des femmes qui affrontent chaque journée, la solitude, la maladie, la folie, des femmes qui subissent des le désamour, les injures, les problèmes parfois dus aux hommes, parfois dus à la fatalité, des femmes fortes, des victimes innocentes, des femmes tendres, démones parfois, des femmes prêtes à tout pour sauver leurs enfants...

Des nouvelles que j'ai appréciées, mais il m'a manqué quelque chose que je ne peux expliquer, une chute, une fin plus inattendue sans doute. 

Je préfère les nouvelles plus longues, celles qui permettent de pénétrer dans le récit, de se mettre à la place des personnages. 

Ce recueil est donc très bien pour les amateurs d'histoires courtes. 

Les femmes et les enfants d'abord de Line Alexandre

Les femmes et les enfants d'abord de Line Alexandre

Voir les commentaires