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Noël en décembre

Publié le par philippedester

Noël en décembre par TirtiauxVoici mon premier coup de cœur de l’année.

De Bernard Tirtiaux, maitre verrier et écrivain, évidemment, j’ai déjà lu « Le passeur de lumière » et « Aubertin d’Avalon ».

J’ai découvert « Noël en décembre » chez Oxfam. Le thème me tentait. Je l’ai acheté et j’ai bien fait !

Noël est né un 24 décembre ce qui lui a valu son prénom.

Juin 1914, la maman de Noël s’apprête à mettre au monde une petite fille quand on amène chez elle une femme, issue d’une famille berlinoise aisée, qui est en train d’accoucher. Les deux femmes mettront une petite fille au monde quasiment en même temps.

Du haut de ses 4 ans, Noël assiste à l’accouchement de l’inconnue. Quand il voit la petite Luise, il en tombe fou amoureux et cet amour durera toute sa vie.

Klara, l’Allemande, repart, abandonnant sa petite Luise aux bons soins de la famille de Noël. C’est la guerre. La petite est plus en sécurité là.

Huit ans sans nouvelles et puis, un jour, Klara débarque. Elle s’est mariée avec un Juif et vient reprendre sa fille. Un déchirement pour Noël.

Les deux enfants ne se perdront pas de vue. Ils s’écrivent, se téléphonent et se voient notamment pour les fêtes de Noël.

Puis, un jour, une autre guerre commence. Klara a épousé un Juif. Noël, devenu journaliste, leur intime de quitter le territoire, mais ils ne veulent rien entendre…

Noël ne retrouvera Luise qu’après la guerre, mais ce n’est plus  du tout celle qu’il a connue. Luise vit de remords…

Leur amour pourra-t-il renaitre au milieu de tous ces souvenirs douloureux ?

Un livre plein d’émotions, une magnifique écriture, une histoire d’amour et de vie, de guerre et de honte, de regrets et d’attachements. A lire absolument.

 

 

 

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Jacques Hustin

Publié le par philippedester

Vous souvenez-vous de ce chanteur belge né en 1940 et décédé en 2009?

Il n'a pas eu un succès retentissant, mais il a quand même participé à l'eurovision avec une magnifique chanson. 

C'était en 1974 ! Les années filent ! Il s'est placé à la 9e place. 

Après des études de dessin et de peinture, il est, tour à tour, illustrateur, décorateur de grands magasins, décorateur de théâtre et compositeur de musiques de scène. 

Ses premières apparitions en public datent de ses 15 ans. A 20 ans, sa voie semble tracée, non pas vers la chanson, mais plutôt dans le domaine de la peinture artistique. 

Il enregistre son premier album en 1966 puis débarque à Paris pour apprendre le difficile métier de la scène. Il commence par le difficile apprentissage des cabarets où il chante devant des dineurs en goguette. 

Il obtient un petit succès en France, en Belgique et en Suisse avec quelques titres : 

De 1969 à 1971, il participe à l'opéra rock "Hair" de Julien Clerc. 

En 1974, pressenti pour l'Eurovision, la RTB lui de proposer 5 titres aux téléspectateurs. L'un de ceux-ci, peu dans la tonalité de l'Eurovision est remarquable par son texte. Il s'intitule "Petit grain de riz". Cette chanson, jamais enregistrée, évoque la guerre du Vietman par l'histoire d'un grain de riz. 

Jacques Hustin, aimant particulièrement cette chanson, la reprend à chacun de ses concerts. 

En 1975, la télévision belge lui ouvre une série d'émissions, "La guimbarde", où il accueille ses amis musiciens et chanteurs. (Je ne me souviens pas du tout de cette émission ! )

De 1976 à 1987, il se produit au Canada, en Afrique, en Pologne, en Allemagne, en Roumanie, en Suisse, en France et, évidemment, en Belgique. 

En 1988, fatigué de courir les routes, il décide de mettre un terme à sa carrière dans la chanson pour revenir définitivement à la peinture. 

Une de mes préférées : 

L'artiste s'éteint le 6 avril 2009.

Si vous appréciez ses chansons (qu'il faut bien écouter), vous en trouverez beaucoup d'autres sur Youtube. 

 

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Bonne année

Publié le par philippedester

Nous voici au seuil d'une nouvelle année qui, ne nous leurrons pas, ne sera pas meilleure que les précédentes si on tient compte de l'actualité. 

J'espère, qu'au point de vue personnel, tout se passera bien pour vous comme pour moi. 

J'ai lu que le bonheur, c'est l'absence de malheurs. Alors, je vous souhaite une année heureuse. 

Bonne année

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Joyeux Noël

Publié le par philippedester

C'est de la place de mon village que je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne fin d'année. 

 

Ne rêvons pas trop : il n'y aura pas de trêve de Noël ! Drôle de période. 

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Stefan Cuvelier

Publié le par philippedester

En général, je n'aime pas trop les humoristes. Je trouve qu'ils exagèrent vraiment trop aussi bien dans leurs propos que dans leur façon de présenter leurs sketches. François Pirette arrive parfois à me faire rire, mais je n'aime pas tout non plus. 

Une amie m'a envoyé un sketch d'un humoriste belge : Stefan Cuvelier. Né en 1972, il est aussi comédien et auteur. 

En 1996, il a débarqué à Paris et a proposé quelques-uns de ses textes sur des scènes ouvertes. C'est le début de sa carrière. 

Celui que je vais vous présenter n'aurait pas fait rire il y a deux ans, mais, après coup, je pense qu'on peut en rire. A vous de juger. 

Dites-moi ce que vous en pensez... 

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Mon jardin sous le givre

Publié le par philippedester

Le fait est devenu assez rare pour être souligné : il a bien gelé la semaine dernière (jusqu'à -8° chez moi), ce n'était plus arrivé depuis un bon bout de temps. 

Avec l'humidité, le jardin a changé de décor. 

Mon jardin sous le givre

 

Mon jardin sous le givre

D'habitude, je taille mes hortensias avant l'hiver (je n'aime pas les fleurs fanées). Cette année, je n'ai pas eu le temps de le faire et monsieur le givre en a profité pour se déposer sur les pétales. 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Le tapis de lierre craquait sous mes pas comme du cristal ! 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

J'espère que les bourgeons étaient bien au chaud dans leur couette ! 

Mon jardin sous le givre

Même les feuilles mortes avaient décidé de se parer de poudre blanche. 

Mon jardin sous le givre

Les fougères ont bravement affronté le froid. 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

 

Mon jardin sous le givre

J'adore le sedum quand le givre le recouvre. Une œuvre d'art ! 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Des bonbons glacés pour les oiseaux. 

Mon jardin sous le givre

Certains rosiers comptaient encore m'offrir quelques fleurs avant de se reposer, mais c'était sans compte sur ce brusque changement de température. 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Monsieur le Givre s'est amusé avec toutes les plantes. 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

 

La bruyère qui commençait à fleurir a également revêtu ses habits blancs. 

Mon jardin sous le givre

Un matin, le tamari de ma voisine resplendissait sous le soleil. Images volées. 

Mon jardin sous le givre

 

Une semaine plus tôt, la neige avait déposé des petits chapeaux sur les arbres. 

Mon jardin sous le givre

 

Quand je pense à la neige qui faisait ma joie dans mon enfance ! Les enfants, aujourd'hui, doivent se contenter de quelques flocons ou partir vers d'autres altitudes. 

Mon jardin sous le givre

 

Voilà, j'avais envie d'immortaliser et de partager avec vous ce phénomène qui ne survient plus que rarement chez nous. 

Bonne fin d'année à tous et bonne fête de Noël. 

Mon jardin sous le givre

Mon jardin sous le givre

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Les mots de Russie d'Isabelle Bielecki

Publié le par philippedester

Tout d'abord, je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

Isabelle Bielecki, de père russe et de mère polonaise, vit en Belgique et a obtenu la nationalité belge en 1963.

"Les mots de Russie" est une réédition. Ce premier volume d'une trilogie n'était plus disponible en librairie. 

Les mots de Russie par Bielecki

Obsédée par l'écriture, l'auteure hésitera longtemps avant d'écrire cette autofiction qui obtiendra le prix littéraire des amis des bibliothèques de Bruxelles en 2007.

Les étapes de la vie de l'auteure détermineront les thèmes qu'elle abordera dans ses écrits. 

Je dois dire que j'ai eu du mal à entrer dans ce récit qui me semblait un peu décousu. Finalement, tous les pièces du puzzle s'assemble pour former un récit assez poignant. 

Le père de l'héroïne (qui porte un autre prénom que l'auteure) est un communiste russe qui a été enfermé dans des camps de concentration durant la guerre. 

La mère est une paysanne polonaise qui a été déportée en Allemagne. 

Ces événements marquant leur vie à tout jamais les a tellement perturbés qu'on peut se demander lequel des deux est le plus fou. 

La gamine portera le drame de ses parents tout le long de son enfance.

La mère n'a jamais aimé Elisabeth, l'héroïne de l'histoire. Elle l'a toujours maltraitée, battue souvent, traitée de folle, d'incapable ou d'anormale. Elle parle souvent en mal de sa fille, devant elle. Les disputes sont fréquentes entre le père et la mère. 

Le père a toujours soutenu sa gamine face à la violence de sa femme, mais n'a eu qu'une obsession : que sa fille raconte son histoire, que les gens sachent ce qu'il s'est réellement passé pendant la guerre, dans les camps de concentration où il a vécu tant bien que mal. Il veut aussi que les gens sachent comment sa femme a traité leur fille unique. 

La gamine, là-dedans, ne sait pas toujours où elle se situe, qui dit la vérité et qui ment ! 

Ce livre m'a parfois fait penser au roman "En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut. 

J'ai eu du mal à suivre les dialogues car l'auteure n'indique jamais qui parle. Au lecteur de le deviner...

Un livre qui ne laisse pas indifférent...

 

Les mots de Russie d'Isabelle Bielecki

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Close

Publié le par philippedester

Je vais rarement au cinéma, mais si deux personnes différentes me conseillent un film et qu'il passe au cinéma Plaza Art à Mons (surtout le dimanche à 11h où l'entrée ne coute que 5 euros), parfois, je me bouge. 

Je suis donc allé voir "Close" un film belgo-néerlando-français qui a remporté le grand prix du festival de Cannes 2022 et je dois dire que c'est mérité. 

Le film a été réalisé par Lukas Dhont et les héros sont deux enfants qui jouent magistralement bien ! Ils m'ont ému aux larmes ! 

Léo et Rémi sont amis depuis toujours, une amitié presque fraternelle et ne se sont jamais posés de questions sur cette amitié qui sera vue d'un autre œil par les élèves de leur nouvelle école puisqu'ils rentrent en 1ère secondaire. 

Rémi est-il amoureux de Léo? On ne le saura jamais et je pense qu'il ne se pose pas la question. 

Léo, lui, considère Rémi comme son frère. 

A l'école, leurs copains, eux, se posent des questions et n'hésitent pas à les cataloguer "gays" ! 

Léo va alors se détacher de son copain de toujours, le rejeter parfois, à cause du regard des autres. 

Rémi n'acceptera jamais ce rejet, cette perte de l'être cher et ce sera le drame...

J'ai été très ému par ce film, car sans le regard des autres, ce drame n'aurait pas eu lieu. J'ai été très sensible aussi à la culpabilité de Léo qui se renferme sur lui-même. Il se sent coupable, le spectateur s'en rend bien compte, mais il n'arrive pas à parler de ce qui s'est passé jusqu'au jour où, à bout, il parle à la mère de Rémi...

Je ne vous en dirai pas plus. Si vous n'avez pas vu le film et si vous comptez aller le voir, je ne voudrais pas trop "spoiler" ! 

Chapeau aux deux enfants qui sont sûrement promis à un brillant avenir et aux deux mamans : Emilie Dequenne et Léa Drucker. 

Voici la bande annonce qui vous donnera peut-être envie de vous rendre dans une salle obscure : 

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Tri sélectif de Joachim Bourry

Publié le par philippedester

Tri sélectif de Joachim Bourry - Grand Format - Livre - DecitreJ'ai rencontré Joachim Bourry à une foire aux livres. J'ai été attiré par le titre de son roman qui m'a fait penser directement à l'écologie, sujet qui me tient particulièrement à coeur. 

L'auteur m'a prévenu : ce n'est pas un traité sur l'écologie, mais bien un roman, une fiction dans laquelle les personnages sont imaginaires. Même si le livre est écrit à la première personne, le héros dont il est question n'est pas l'auteur, même si on met toujours un peu de ce qu'on est dans ce qu'on écrit. 

Thomas est un être que je qualifierais peut-être de faible, sans opinions ou au moins c'est quelqu'un qui ne les exprime pas. Sa femme, Céline, est militante écologiste et, pour lui faire plaisir, il adopte sa façon de vivre et participe à des actions sur le terrain. 

Un jour, le couple (chacun de son côté) s'inscrit à un programme (qui me fait un peu penser à des émissions de télé réalité). Céline s'y donne à fond; elle est d'ailleurs de plus en plus souvent absente le soir. Thomas, lui, en profite pour faire tout ce dont il a envie. 

Le voilà invité à participer à un congrès, à des tests qui ont lieu en Amérique. Il n'en parle pas à sa femme qui, elle aussi, aurait dû recevoir cette invitation, mais qui n'en parle pas non plus. Thomas va donc emmener son épouse en vacances en Amérique, mais rien ne va se passer comme prévu...

J'ai aimé la façon qu'a Joachim Bourry de relater les événements avec un certain humour (pas du tout potache), une ironie qui, j'imagine, doit le caractériser. 

La fin est tout à fait inattendue (même si je l'ai en partie devinée juste avant qu'elle ne survienne) et le héros doit faire face à des choix.

Ce qui manque dans ce couple est certainement le dialogue. Si les gens se parlaient plus et partageaient leurs points de vue (sans nécessairement être d'accord), les choses iraient peut-être beaucoup mieux...

Un roman qui pose donc questions sur l'écologie, la crise sanitaire et aussi le couple. 

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L'heure du leurre (collectif)

Publié le par philippedester

L'heure du leurreVoici un recueil de textes qui m'a vraiment plu, un vrai moment de bonheur en lecture ! 

"L'heure du leurre" est un recueil de textes majoritairement écrits par des auteurs belges, textes que certains qualifieraient de nouvelles, mais, pour moi, c'est autre chose. Ce sont des témoignages, des faits de vie, des moments de réflexion, des faits d'actualité décortiqués, des histoires qui nous plongent dans le monde des hommes ! Une interrogation sur la démocratie aussi, sur la peur du nucléaire. 

Et puis, voilà la Belgique amputée du tiers de son territoire à cause de la montée des eaux. Bien sûr, les premiers touchés sont les Flamands, obligés de trouver refuge en Wallonie. 

Les héros sont des hommes politiques (attirés par les étoiles de l'argent, tiens donc), des étrangers, des immigrés, des gens différents, de religions ou de langues différentes,...

Des auteurs belges en majorité, vous disais-je. Ajoutons à Barbara Abel, Armel Job, Frank Andriat,  Nicolas Ancion, Vincent Engel, Bernard Tirtiaux ou autres auteurs moins connus de notre plat pays le témoignage de Jang Jin-Sung (ancien fonctionnaire nord-coréen qui nous livre un témoignage accablant sur son pays) et le texte de la nouvelliste Emmanuelle Urien qui traite du racisme pur et dur dans un lycée.

La question du choix se retrouve dans plusieurs récits : choix faciles, raisonnements simplistes, lâcheté, déresponsabilisation, soumission au plus fort...

L'ensemble est tout à fait homogène, facile à lire, intéressant. 

A lire même par ceux qui n'aiment pas trop les nouvelles. 

Ce livre cible les 14/18 ans, les lycéens et collégiens qui cherchent à aborder, par le biais de la fiction, des thématiques d'actualité. Pour moi, il convient tout autant aux adultes qui trouveront là, peut-être, des réponses à certaines questions. 

Je lis belge

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