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Lac de Bambois (2)

Publié le par philippedester

Nous voilà aujourd'hui dans le "Jardin de la poésie" situé au bord du lac de Bambois. 

Lac de Bambois (2)

Cet espace divisé en deux : jardin asiatique et jardin de Monet invite à la méditation, au repli sur soi, au rêve. 

Lac de Bambois (2)

Je ne vous parlerai pas des oeuvres d'art. Chacun jugera selon ses propres perceptions...

Lac de Bambois (2)

Petite plongée en Asie : 

Lac de Bambois (2)

Lac de Bambois (2)

 

Petit regard derrière ce quadrillage. Nous sommes en pleine nature. 

Lac de Bambois (2)

 

Félicien Rops (pentre namurois) est venu peindre à Bambois. 

©Musée Félicien Rops - Province de Namur

Nous passons dans la deuxième partie dédiée à Monet. 

Lac de Bambois (2)

Un petit (tout petit) Giverny ! Avec ses espaces aquatiques habillés de diverses variétés de nénuphars, ce jardin s'inspire humblement de ceux de Monet. 

Lac de Bambois (2)

Quel magnifique saule pleureur qui fait penser au poème d'Emile Verhaeren : 

Lac de Bambois (2)

Lac de Bambois (2)

Une belle rencontre : 

Lac de Bambois (2)

Lac de Bambois (2)

Lac de Bambois (2)

Lac de Bambois (2)

Nous quittons le jardin de la poésie pour nous rendre dans le jardin du savoir.

Je vous y attends. A très vite. 

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Lac de Bambois

Publié le par philippedester

Dimanche 8 octobre, la météo annonce à nouveau une journée estivale. Nous en profitons pour faire une (dernière?) balade. Direction Fosses-la-Ville (entre Charleroi et Namur) pour une redécouverte du lac de Bambois (j'y suis déjà allé deux fois, mais le temps passe et j'oublie...).

Lac de Bambois

Lac de Bambois

Nous profitons de la quiétude du lieu pour manger notre pique-nique. 

Sur la gauche, une roselière attire mon regard. 

Lac de Bambois

Qui dit roselière dit oiseau. Nous nous dirigeons d'abord vers l'observatoire. 

Lac de Bambois

Evidemment, nous sommes en octobre et beaucoup d'oiseaux ont déjà pris leurs quartiers d'hiver. 

Nous n'en verrons pas ou au loin sur le lac. 

Lac de Bambois

Lac de Bambois

Nous repartons en sens inverse vers les jardins, car la visite comprend la découverte de 3 jardins : le jardin de la poésie, le jardin du savoir et le jardin de la découverte. 

Lac de Bambois

Nous rencontrons un pêcheur immobile : 

Lac de Bambois

Un sentier forestier longe le lac et nous emmène vers les jardins. 

Lac de Bambois

Tiens, un oiseau ! Je ne vois pas très bien, mais je pense qu'il s'agit d'un foulque (ou une poule d'eau?). 

Lac de Bambois

Des trouées dans les arbres permettent d'observer le lac. 

Lac de Bambois

Je remarque un champignon bien accroché à son arbre ! 

Lac de Bambois

Des artistes ont déposé leurs oeuvres un peu partout. On aime ou on n'aime pas. Pas moyen de discuter là-dessus. 

Lac de Bambois

Une capucine s'échappe de la palissade qui cache la zone réservée aux pêcheurs. 

Lac de Bambois

Des trous percés dans la palissade permettent de jeter un coup d'oeil sur le lac. 

Lac de Bambois

En regardant par ces trous, le visiteur peut même avoir une surprise : 

Lac de Bambois

Les photos déposées par cet artiste sont plus vraies que nature : 

Lac de Bambois

Lac de Bambois

Nous arrivons enfin dans le jardin de la poésie. Je vous y retrouve dans quelques jours...

 

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Mouscron (2)

Publié le par philippedester

Nous nous retrouvons à Mouscron pour la suite de la fête des Hurlus Berlus. 

En attendant la reprise des spectacles, je me promène dans les rues adjacentes à la place et je rencontre...devinez ! 

Mouscron (2)

Eh oui ! Encore un ours ! Celui-ci se gratte le dos. 

Ce n'est pas possible. Je dois en savoir plus. 

Je continue et...non, mais, toute la famille a élu domicile à Mouscron ! Le suivant : grandeur nature ! 

Mouscron (2)

J'avise des vigiles et je leur pose la question : "Pourquoi y a-t-il autant de statues d'ours dans cette ville"? 

Ils me répondent vaguement que ça a un rapport avec une légende : des montreurs d'ours auraient montré leur art à Mouscron à une époque bien révolue. Un artiste de la région a sculpté tous ces plantigrades. 

Tiens, en voilà encore un, dans une fontaine, cette fois ! A la pêche au saumon...

Mouscron (2)

La vigile me signale aussi que des pattes d'ours dessinées au sol permettent de les découvrir tous. Je continue donc ma balade. 

Mouscron (2)

Mouscron (2)

 

L'artiste de nationalité italo-vénézuélienne-belge s'appelle Osvaldo Parise. C'est lui qui a sculpté le buste de Sarkozy qui se trouve au Palais de l'Elysée. Le connaissez-vous? Moi pas ! 

Mouscron (2)

Mouscron (2)

Là, je me perds et ne retrouve plus de pas d'ours. Les ai-je tous trouvés? 

Je vois encore une statue, mais ce n'est plus un ours, mais De Gaulle. Je ne sais pas ce qu'il vient faire là. 

Mouscron (2)

Pour plus de renseignements sur les ours, je passe à l'Office du tourisme. 

Une légende populaire raconte donc que dans le Mouscron du XXe siècle, un homme accompagné d'un drôle d'animal venait se montrer sur la place Général de Gaulle (tiens, le revoilà, celui-là). 

Ce drôle de personnage était bien un montreur d'ours et il venait tout simplement faire admirer cette bête extraordinaire contre une petite piécette. 

Personne ne peut confirmer la véracité de cette histoire ! 

Je vous fais grâce du nom attribué à chacun des ours de la ville. Il est l'heure. Le spectacle va recommencer. 

Mouscron (2)

L'après-midi commence par "La boite magique", le seul spectacle que je n'ai pas aimé du tout ! J'ai trouvé ça tellement con ! Du grand n'importe quoi ! Les petits enfants ont ri, c'est déjà ça ! 

Je n'ai pas attendu la fin de cette ... connerie (excusez-moi) pour aller voir Bloom le chien ! 

Mouscron (2)

Une grande complicité entre Bloom et son partenaire à deux pattes, Franck. 

Leur numéro a été interrompu par la fanfare des oies. Un troupeau d'oies qui suit la musique ! Du jamais vu ! Ils viennent des Pays-Bas. 

Mouscron (2)

Mouscron (2)

J'ai retrouvé les oies parquées un peu plus loin. Des fameuses costaudes ! 

Mouscron (2)

En attendant le spectacle de Mr Moustache (qui n'aura finalement pas lieu à cause d'une musique tonitruante qui ne nous aurait pas permis d'entendre cet artiste, aucun respect !!!!), nous avons vu passer des antilopes qui dansaient autour du cerf magique. 

Mouscron (2)

Mouscron (2)

Mouscron (2)

Et puis voilà une harde de cerfs qui se prêtent à une danse étonnante.

Mouscron (2)

 

Mouscron (2)

Mouscron (2)

Apparemment, il n'était pas simple de porter ces animaux ! 

Mouscron (2)

La musique (si on peut appeler ça de la musique ! ) s'arrête enfin, trop tard pour Mr Moustache, mais nous pouvons assister à une scène rigolote, mais pourtant proche de la réalité. Une mère excédée par les pleurs de son enfant.

Le bébé, marionnette à tête et à mains humaines, crée un personnage absurdement comique. En plus, il a vraiment la tête de l'emploi. Une saynète bouffonne, un peu bête parfois, mais qui a réussi à me faire rire. 

Mouscron (2)

Mouscron (2)

Le dernier spectacle auquel nous avons assisté, c'étaient des cabrioles sur vélo. Je n'ai pas pu faire de photos : j'avais le soleil en pleine face ! 

Nous sommes repartis enchantés, un peu déçus aussi de ne pas avoir pu assister à plus de représentations. 

S'il fait bon l'an prochain, le premier weekend d'octobre et si d'autres artistes sont prévus au programme, nous y retournerons. 

Un bon dimanche d'été en octobre ! 

 

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Mouscron

Publié le par philippedester

Je n'étais jamais allé à Mouscron, ville francophone à facilités, située dans le Hainaut, à une heure d'autoroute de chez moi. 

On nous annonçait un dimanche 1er octobre radieux, même estival. J'ai eu envie de sortir de chez moi et, comme j'ai trouvé sur le Net que se déroulait un festival des arts de la rue "Les hurlus berlus" dans cette ville qui restait inconnue, j'ai décidé de pousser jusque là. 

On ne peut pas dire que c'est une ville intéressante à visiter, mais j'y ai quand même découvert un très bel hôtel de ville (mairie pour les Français).

Mouscron

Mouscron

On ne peut rater la statue réalisée en hommage à un bourgmestre (le maire pour les Français), Alfred Gadenne, disparu tragiquement en 2017.

Mouscron

Et devant l'hôtel de ville trône la statue d'un hurlu : 

Mouscron

Mais qui sont ces hurlus? Je dois dire que j'en avais vaguement entendu parler. Je les croyais personnages de carnaval. J'ai donc interrogé Mr Google qui sait tout.

Dans la tradition populaire de la région lilloise et de la ville de Mouscron, les hurlus sont des protestants calvinistes révoltés impliqués dans des attaques et des pillages.

Persécutés par les catholiques, ils se seraient réfugiés pendant quelques années au Mont-à-Leux, à Mouscron, avant de s'y emparer du château des Comtes. Après avoir été repoussés à Courtrai et Tournai, ils auraient quitté Mouscron pour attaquer Lille, d'où ils auraient été repoussés par les archers lillois et la population locale menée par Jeanne Maillotte.

Le terme hurlu aurait en réalité servi à désigner, selon le moment, plusieurs types de personnes toutes actives dans la région de la Flandre et du Hainaut dans le contexte de la deuxième moitié du xvie siècle :

  • des mercenaires ;
  • des partisans calvinistes ;
  • des pilleurs.

Le nom « hurlu » dériverait du mot « hurleur » ou des hurlements des victimes ou bien encore du néerlandais huurlingen (« mercenaires »).

Ils sont fêtés tous les ans à Mouscron lors du premier week-end d'octobre. 

Voilà donc pourquoi ce festival porte le nom de "Hurlus Berlus". 

Un hurlu berlu est une personne étourdie, écervelée, qui se comporte de façon extravagante.

Sur la grand-place, on ne peut que découvrir une statue représentant un ours. 

Mouscron

Pourquoi un ours? Je n'en sais rien. Fait-il partie du folklore mouscronnois? Je n'en sais rien ! 

De suite, je remarque cette maison que je trouve superbe. 

Mouscron

L'église est au bout de la place. Je n'y suis pas entré. 

Mouscron

Au coin d'une ruelle piétonne, je découvre un ourson perdu. 

Mouscron

 Près de l'église, un homme attend patiemment le début des spectacles ! 

Mouscron

Moi, je me balade et je découvre la ville. 

Mouscron

Mais voilà que le premier spectacle commence. 

Mouscron

Ci-dessus, Casulino le bateleur amuse le public par ses acrobaties, envoutant petits et grands. 

Des différents spectacles que j'ai eu l'occasion de voir (impossible de tout voir en une journée), mon préféré est le valpiniste. 

Mouscron

Il s'agit d'un conte philoso-cirque qui guide les spectateurs sur le sentier de la dent des anciens jusqu'au mont du Jura. Un spectacle drôle, mais pas seulement. Ce monsieur, cet artiste plutôt, a inventé un texte qui fait réfléchir. Il le débite tout en grimpant sur ces valises branlantes ! Chapeau l'artiste ! 

Sur la place, des tortues géantes amusent les petits. Un membre de la famille de l'enfant doit pédaler pour faire avancer la tortue. Compétition ! Quel enfant gagnera la course grâce à la force de l'adulte qui pédale? 

Mouscron

 

Mouscron

"Les hurlus berlus", c'est aussi un spectacle ambulant. 

Les Puppets font un peu froid dans le dos. Ils laissent une drôle d'impression. Des enquêteurs de cette planète, des explorateurs de notre temps vous ont à l'œil

Mouscron

 

Mouscron

. Sur leur chemin, ils rencontrent un étrange "oisoh". 

Mouscron

 

Mouscron

 

Mouscron

 

Pas facile de manipuler ces engins ! 

Mais voilà déjà la pause de midi et nous n'avons assisté qu'à deux spectacles. Une pause de 12h à 14h, c'est trop long, mais il faut bien que les restaurants se remplissent ! Une perte de temps pour nous ! 

On se retrouve ici dans quelques jours si vous le voulez bien. 

 

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Oublier Djô de Robert Massart

Publié le par philippedester

Oublier Djô par Massart

Je remercie les éditions M.E.O pour l'envoi de ce nouveau roman. C'est le troisième roman de cet auteur bruxellois, ex-professeur dans l'enseignement supérieur. 

C''est un roman qui se lit facilement, sans prise de tête, assez léger et distrayant. 

Il s'agit d'une sorte de "road movie" à l'envers. Daniel a, en effet, quitté Bruxelles avec son neveu Djô dont il est le tuteur pour se rendre chez une amie à Albi. Mais voilà que le jeune homme disparait lui laissant un mot pour le remercier pour tout ce qu'il a fait pour lui, mais Djô veut vivre sa vie et voler de ses propres ailes. 

Djô est le fils de la défunte soeur de Daniel, un enfant qu'il n'avait jamais vu avant qu'il ne le prenne en charge à la mort de sa mère. Djô n'a pas connu son père, mais comme la plupart des enfants sans père, il voudrait le retrouver. 

Le garçon est-il parti à la recherche de son paternel? Daniel connait-il bien Djô, ce gamin avec qui il a vécu plusieurs années? 

Daniel reprend la route avec Vlad, le chat de son amie qui doit être hospitalisée. Il repart vers Bruxelles et s'arrête là où il s'est arrêté avec Djô. Il rencontre des personnes que son neveu a côtoyées pendant le trajet et Daniel se rend compte qu'il ne connait pas bien le jeune homme. Petit à petit, il le découvre...

Daniel rentre chez lui seul ou plutôt avec le chat. Pourra-t-il oublier Djô comme celui-ci le lui a demandé? 

 

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Ruby, une romance birmane de Philippe Fiévet

Publié le par philippedester

RUBY, une romance birmane - Philippe FiévetJe remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat et pour l'envoi de ce roman de Philippe Fiévet, éditorialiste et chroniqueur à Paris Match Belgique. 

Un petit regard à la couverture que je trouve superbe. 

Si j'ai accepté de lire ce roman contre une critique, c'est que je ne connaissais rien de la Birmanie, ancien nom du Myanmar. A travers ce bouquin, le lecteur parcourt ce pays asiatique dans son passé comme dans son histoire proche et son actualité.

Le titre maintenant : "Ruby", c'est le nom de l'héroïne, une jeune photographe emprise de liberté, mais c'est aussi la pierre (le rubis) tant convoitée par les amateurs de joaillerie, une pierre qu'on trouve, notamment, en Birmanie. 

D'ailleurs, un joaillier aura son rôle dans cette histoire et le lecteur apprendra pas mal de choses sur les joyaux. 

Le troisième personnage est un journaliste. Avec celle avec qui il va lier une amitié sans équivoque (quoique...), ils élaborent le projet de se rendre en Birmanie (pays qu'ils connaissent déjà) afin de réaliser un reportage sur les rubis de Mogok. Ils décident d'emmener avec eux le joaillier qui, entre temps, se fait dévaliser ! 

Mais l'actualité en décidera autrement. Mister COVID pointera son nez et fermera les frontières. Ensuite, un coup d'Etat bouleversera le pays. 

Les 3 protagonistes arriveront-ils à mettre leur projet à exécution? 

Si un voyage en Birmanie vous tente, si l'histoire du pays vous intéresse ou si vous vous intéressez quelque peu la la joaillerie, ce roman, très instructif est fait pour vous. Vous y trouverez, notamment, les symboles, les superstitions, les différentes religions et croyances...

De plus, il est facile de s'attacher aux personnages...

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Une ile lointaine de Frank Andriat

Publié le par philippedester

Une île lointaineJe remercie Frank Andriat de m'avoir envoyé son tout nouveau roman jeunesse dédicacé. Un beau cadeau ! Il est sorti ce 13 septembre.

Ce roman est un peu différent de ce qu'on peut lire habituellement, car le jeune héros, Valentin, 15 ans, s'adresse à son chien dans cette narration. 

Pour une fois, nous avons affaire à un adolescent sans problèmes. Il aime ses parents qui s'entendent à merveille, il ne fait pas de crise d'adolescence, il ne passe pas son temps sur les réseaux sociaux, n'est pas victime de harcèlement,... 

Valentin aime également beaucoup son chien Apollon et ses grands-parents. Apollon et son grand-père vieillissent et Valentin assiste à leur transformation. 

Peut-on accepter de perdre les êtres aimés? Un animal peut-il donner autant d'affection qu'un humain? A cette dernière question, ceux qui en possèdent un répondront sûrement positivement. 

Puis, il y a Marta dont Valentin est secrètement amoureux. Il demande des conseils à son grand-père et se confie à son chien. 

Un roman qui aurait pu finir très mal, avec la mort du chien et du grand-père, ou très bien, avec un remède miracle qui sauverait le chien et le grand-père, mais l'histoire n'est pas finie. Elle continue dans la tête du lecteur qui sait d'ailleurs très bien comment elle se terminera. Pas la peine de l'écrire noir sur blanc. 

Et n'oublions pas la note joyeuse, la lumière sur le chemin, les premiers pas amoureux de Valentin et Marta...

Un roman qui plaira autant aux adultes qu'aux ados. 

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Mons se livre à pied de Lucie Mahieu

Publié le par philippedester

Mons se livre à pied de Lucie Mahieu

Je remercie Babelio pour ce très beau livre (gagné lors des masses critiques) qui me sera utile. 

Ce bouquin intéressera autant les visiteurs occasionnels de la ville chef-lieu de la province du Hainaut que les habitants du grand Mons qui passent souvent dans la ville sans ouvrir les yeux. 

Lucie Mahieu, dans son guide, fait visiter sa ville d'une manière un peu particulière, car elle se base sur la littérature pour explorer Mons. 

En effet, pas mal d'auteurs, d'écrivains, de poètes ont un rapport plus ou moins étroit avec Mons.

La visite commence sur la superbe Grand-Place et se poursuit dans les rues environnantes. 

Tous ceux qui passent par Mons frottent la tête du singe qui se trouve sur la façade de l'hôtel de ville. Il parait que ça porte bonheur. 

Lucie Mahieu donne la parole à un poète du coin, Pierre Coran :

"J'ai le crâne nu
Le crâne d'un bonze
D'un bonze de bronze
De bronze fondu
Des mains me caressent
Silence d'un vœu
Pour une promesse
D'un demain heureux"

S'ensuit une biographie de cet incontournable référence en matière de littérature de jeunesse. 

Son fils, Carl Norac, poète également fera également une apparition dans le livre. 

L'histoire de la ville de Mons se dessine ainsi, petit à petit, au fil des pas du promeneur et de la conteuse. 

Le lecteur/promeneur rencontrera des auteurs belges comme Charles Plisnier, mais aussi des personnages étrangers (français en l'occurrence) comme Victor Hugo qui a comparé notre beffroi à une cafetière ou encore Verlaine qui a séjourné à la prison de Mons en passant par des personnages illustres comme Mozart ou Joseph II, empereur d'Autriche. 

Un livre qu'il faut emporter avec soi lorsqu'on décide de visiter la ville une fois, dix fois, cent fois...

Un beau cadeau à offrir à un touriste ou un habitant de la cité...

 

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Un monde merveilleux de Paul Colize

Publié le par philippedester

Un monde merveilleux par ColizeVoici un auteur belge que je ne connaissais pas. La lecture de "Un monde merveilleux" est une belle surprise. 

J'ai d'abord bien aimé l'écriture de l'auteur. Il se permet même d'intercaler des règles d'orthographe ou de conjugaison dans son récit ! Je ne sais pas si c'est récurrent chez lui, mais pourquoi pas?

Il ne se passe pas vraiment beaucoup de choses, mais mon intérêt n'a jamais faibli au cours de ma lecture. On sait que les protagonistes cachent des choses, des secrets qui sont dévoilés au compte-gouttes.

L'histoire se passe en grande partie dans une voiture et se déroule sur une période de 5 jours. 

Deux protagonistes se partagent le récit : 

- Le premier maréchal des logis Daniel Sabre est chargé d'une mission : conduire  une femme où elle le voudra sans poser aucune question. 

- Marlène, jeune professeure de français (d'où les règles de grammaire expliquées) se fait conduire d'abord à Lyon où elle rencontre quelqu'un, ensuite à Perpignan où elle retrouve également quelqu'un, avant de partir pour l'Espagne où elle rencontrera celui qu'elle recherche depuis un moment.

Les deux protagonistes vont s'apprivoiser peu à peu. Daniel a l'habitude d'obéir à ses supérieurs. Il est plutôt taiseux et renfermé.  Marlène est plus libre, déterminée, plus sociable. 

Elle ne peut rien dévoiler de sa quête. Il ne peut poser aucune question. Chaque jour, il doit rendre des comptes à ses supérieurs. 

A la fin, l'un et l'autre se rendent compte qu'ils ont été manipulés...

Ils se racontent peu, les deux protagonistes racontent leur vie au lecteur qui, petit à petit, devine où l'auteur veut le mener. 

En plus des règles de grammaire, Paul Colize intercale également des passages de la vie de personnes connus comme les Beatles, des tranches d'histoire comme le procès de Nuremberg, des éléments sur les guerres qui ravagent le monde. 

Un roman bien construit, un peu déconcertant parfois, qui m'a beaucoup intéressé. J'ai maintenant très envie de découvrir d'autres bouquins de l'auteur. 

PS1 Ce roman ne récolte aucun avis négatif (1 et 2 *) sur Babelio, ce qui est bien rare ! 

PS2Tout le livre, je me suis demandé pourquoi Colize avait choisi ce titre. C'est plutôt ironique et il fait référence à une chanson d'Armstrong "What a wonderful world".

 

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Désobéissance de Salvatore Minni

Publié le par philippedester

Désobéissance par MinniJ'ai parlé de Salvatore Minni sur un groupe de lecture à propos des auteurs belges. Ensuite, je l'ai rencontré au premier salon du livre belge à Mons. J'ai eu envie de découvrir son écriture et j'ai choisi "Désobéissance", un thriller psychologique dans lequel un brin de fantastique vient s'immiscer. 

Guillaume est en voyage d'affaires lorsque son ex-femme et sa fille Mia sont assassinées lors d'un cambriolage. Guillaume a vécu une enfance très difficile avec un père autoritaire et violent, une mère passive et une soeur dépressive. Seuls, des médicaments peuvent le maintenir à flot. 

Après la mort de sa fille qu'il idolâtrait, Guillaume ne se soigne plus. Il est anéanti et ce ne sont pas des remèdes chimiques qui vont le sauver. Mais là, c'est le début de la folie. Guillaume décroche complètement, ne sait plus qui est qui et va jusqu'à kidnapper une fillette pour remplacer sa fille. 

Suite à un accident de voiture et un coma de quelques heures, Sarah voit un fantôme : une petite fille qui lui demande de l'aide. Tout d'abord, elle refuse de croire à l'irréel. Ensuite, elle se rend chez un psy qui lui propose l'hypnose. Sarah est alors emmenée mentalement dans une maison où une petite fille est séquestrée...

Comment pourra-t-elle la sauver? 

Le lecteur va aller de surprise en surprise et l'auteur va l'emmener dans le monde des personnalités multiples, ce qui va le déstabiliser. Les réponses à ses questions arriveront en fin de récit. 

Un roman assez addictif, noir, bien construit auquel je n'ai pourtant pas totalement adhéré. J'ai trouvé les réactions de Sarah peu crédibles. Celles de Guillaume, on peut les concevoir puisque la folie le gagne. J'aurais aimé que "l'apparition du fantôme de la petite fille" ait une plus grande importance dans le récit. Plusieurs chapitres passent sans qu'elle ne réapparaisse. 

J'aurais aimé aussi une plus grande implication de la police. Que font-ils pour retrouver Jessica, la petite fille que Guillaume a "empruntée" pour remplacer la sienne? Quel besoin Guillaume avait-il de tuer la grand-mère de la petite? 

On peut aussi déplorer le fait que Guillaume soit cruel avec la petite alors qu'il adorait sa fille, mais on peut lui trouver "l'excuse" qu'il reproduit ce que son père faisait. La petite échappe un peu miraculeusement à la mort plus d'une fois... Le comportement du "père" n'est pas très cohérent, mais comme il est mentalement atteint, c'est possible...

Bref, un thriller addictif, mais qui comporte quelques imperfections...de jeunesse? Ce n'est que mon avis. Je n'ai pas lu ces bémols sur les critiques Babelio ou Booknode. 

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