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Pairi Daiza (1)

Publié le par philippedester

Là où j'habite, il n'y a vraiment rien à voir, rien à faire. Nous sommes donc très heureux d'avoir le magnifique parc animalier Pairi Daiza (ex Paradisio) situé à une vingtaine de kilomètres de Mons. Ce parc attire un monde fou venant des 4 coins de Belgique et d'ailleurs. On évite donc d'y aller pendant les congés scolaires et les weekends. 

J'ai reçu l'abonnement pour mon anniversaire et nous n'y étions allés qu'une seule fois jusqu'ici. Nous avons donc profité de quelques heures sans pluie (oui, ça arrive parfois) pour aller voir les décorations et les illuminations de Noël. 

En décembre, on voit peu d'animaux, mais nous n'y allions pas pour ça. 

Voici donc les photos de notre balade hivernale : 

Pairi Daiza (1)

Cette magnifique fontaine trône devant la nouvelle entrée du par. On la doit au sculpteur Pedro Escarabajal qui a représenté 8 humains et 27 animaux. Elle fait 14 m de diamètre. 

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Je vous laisse admirer les détails et reconnaitre les animaux. Cette fontaine monumentale mérite un petit arrêt avant d'entrer dans le parc. 

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Le sculpteur a voulu représenter son rêve d'harmonie entre tous les êtres vivants. 

Le golden clock square est une place de 1700m2. C'est là que commence la visite de Pairi Daiza. 

Pairi Daiza (1)

Les arches  du golden clock square sont ornées de 28 œuvres réalisées en mosaïques de pierre. De gauche à droite, le soleil se lève puis se couche sur des lieux visités par Eric Domb, le directeur du parc. 

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Empruntons maintenant la galerie d'entrée, longue de 215 mètres, digne des plus belles galeries du XIXe siècle, ornée de 92 mosaïques et plantée d'arbres. 

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Une galerie qui se pare de mille feux en décembre. 

Pairi Daiza (1)

 

Pairi Daiza (1)

La galerie emmène le visiteur à l'entrée du parc dans "L'œuf des mondes" face au château. 

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

L'œuf des mondes est une place elliptique à haute valeur symbolique. L'idée que le monde est né dans un œuf est très ancienne et commune à plusieurs civilisations. Le monde serait né dans un œuf et la coquille se serait cassée pour créer le ciel. 

Pairi Daiza (1)

Douze jardins sont hébergés par cette coquille de 220 m de circonférence. Ils évoquent les 12 mondes présents à Pairi Daiza. Pour évoquer chacun de ces mondes, les jardiniers ont choisi un élément architectural typique, une évocation botanique et un animal emblématique. 

Pairi Daiza (1)

 

Pairi Daiza (1)

 

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Pairi Daiza (1)

Au centre de l'oeuf, l'Arbre de vie donne naissance à la fontaine de vie qui alimente les 4 fleuves sacrés qui se dirigent vers les points cardinaux du parc. 

Pairi Daiza (1)

 Evidemment ces dernières photos ont été prises en été ! 

Pairi Daiza (1)

Cela reste beau en décembre. 

Pairi Daiza (1) 

Et, bien sûr, pour Noël, tout est illuminé. 

Pairi Daiza (1)

Jusque là, on n'est pas allé plus loin que l'entrée et voyez tout ce qu'il y a déjà à observer. 

Dans le prochain post, on avancera un peu. 

Avez-vous déjà vu quelqu'un promener des coqs?  Moi, c'était la première fois ! 

Pairi Daiza (1)

A très vite pour la suite...

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Ciney et Leignon

Publié le par philippedester

Un dimanche ensoleillé entre octobre et janvier, il y en a eu un et un seul. Nous en avons profité pour aller visiter le marché de Noël de Ciney, le seul qui vaille la peine (si on exclut Bruxelles) parmi tous ceux que j'ai vus en Belgique. Les champions restent les Allemands et les Alsaciens ! 

Une bonne heure de route donc pour nous rendre dans cette cité condruzienne (le Condroz est une région naturelle de Belgique) située dans la province de Namur. 

290 chalets nous attendaient dont 80% étaient tenus par des artisans. 

Ciney et Leignon 

Et 40 artisans se tenaient bien au chaud dans l'église. 

Ciney et Leignon

Mon but n'est pas de vous montrer les différents stands, ça a peu d'intérêt. Je préfère vous emmener voir un château situé non loin de là, à Leignon. 

Vous connaissez sans doute ma passion pour les châteaux. Je rajoute celui-ci à ma collection. (Vous pourrez retrouver différents châteaux de Belgique dans ma rubrique "Lieux à visiter").

On peut trouver de la bière (5 sortes), des plats préparés par la cheffe et même des chambres à louer dans la brasserie qui jouxte le château. 

Ciney et Leignon

Ciney et Leignon

Le château est privé et est assez difficile à apercevoir à travers les arbres (heureusement dénudés).

Ciney et Leignon

Le château de Leignon, érigé entre 1895 et 1900 par l'architecte Auguste Van Assche, a une allure néogothique ponctuée d'accents "militaires". 

Je passe le portail. Rien n'indique que l'accès est interdit. 

Ciney et Leignon

Je me retrouve face à une grille fermée et, c'est à travers elle que j'arrive à capter une image...

Ciney et Leignon

Composé de pièces dédiées chacune à un style différent, le château comprend, notamment, une très belle salle à manger de style gothique flamboyant, comme en attestent, notamment, l'imposante cheminée ouvragée ou le décor lambrissé, et une très belle bibliothèque Art Nouveau dont les boiseries sont en acajou et les luminaires en cuivre. Le palier de l'étage, quant à lui, présente les toiles peintes rappelant les voyages en Orient du constructeur du château. 

Infos et photo sur le site "https://connaitrelawallonie.wallonie.be/fr/culture-et-patrimoine/patrimoine/chateau-de-leignon"

Château de Leignon - Guy Focant © SPW

Un lion garde l'entrée

Ciney et Leignon

Le château se trouve juste à côté de l'église du village. 

J'essaye de prendre des photos à travers les branchages. Pas évident ! 

Ciney et Leignon

Ciney et Leignon

Ce château est appelé "château des mille fenêtres" ! En réalité, il en comporte 365. Sa superficie s'étend sur 850 m2. Le domaine s'étend sur 60 ha.

Le château fût construit en analogie du calendrier. Il y 365 fenêtres ( 365 jours), 4 tours ( 4 saisons), 52 chambres (52 semaines) et 12 escaliers (12 mois).

Ciney et Leignon

C'est du cimetière qu'on peut le voir le mieux. 

Ciney et Leignon

Ciney et Leignon

Ciney et Leignon

Ciney et Leignon

Voici une photo trouvée sur tv5.monde qui montre bien la disposition des bâtiments. 

J'aurais bien aimé entré dans l'enceinte du parc, même dans le château, mais la plupart sont privés maintenant. 

A bientôt pour une visite bien différente...et joyeux Noël à tous. 

 

 

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Les dossiers de l'impossible (1) de Geoffrey Claustriaux

Publié le par philippedester

Amazon.fr - Les Dossiers de l'impossible - Volume 1 - Claustriaux, Geoffrey, Horreur.net - LivresCe bouquin m'a fait de l'oeil à la foire du livre de Mons. Je ne connaissais pas Geoffrey Claustriaux, né à La Louvière (à une vingtaine de kilomètres de chez moi), passionné de cinéma et de littérature, grand fan d'H.P Lovecraft (je ne connais pas) et de Stephen King. 

Il est l'auteur de plusieurs romans dans des styles différents. Ici, il s'attaque pour la première fois à des faits divers mystérieux, qui restent inexpliqués, un peu à la manière de Pierre Bellemare ou de Didier Vancauwelaert et son dictionnaire de l'impossible

Comme je m'intéresse beaucoup aux phénomènes inexpliqués ou inexplicables et que Geoffrey Claustriaux m'a gentiment parlé de ses passions et de son bouquin, je me suis laissé tenter et je ne le regrette pas. J'ai beaucoup aimé ce recueil de textes (on pourrait dire de nouvelles) et j'achèterai le tome 2 (peut-être à la foire du livre de Mons l'an prochain si pas avant).

L'auteur présente d'abord les faits sous la forme d'une nouvelle. Ensuite, il explique ce qui s'est réellement passé ou au moins tels que les faits sont connus avec des témoignages, des articles de journaux et des photos.

Les thèmes exploités dans ce tome 1 sont : la disparition de gardiens de phare sur une ile, la mission Apollo 11 (là, j'ai vraiment un doute sur la véracité des faits ! ), des souvenirs d'une vie précédente, les Smiley Faces ( des émoticones souriants sont trouvés à proximité de cadavres), le dossier Cessna (un avion aurait été percuté par un autre de la première guerre mondiale ! ), la mort tragique de randonneurs chevronnés dans l'Oural.

J'en aurais voulu plus, mais il y a un 2e tome et bientôt un 3e.

Ce livre se termine par quelques objets "de l'impossible".

Je conseille ce recueil à tous les amateurs du genre. 

 

 

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Les dragons de Jérôme Colin

Publié le par philippedester

 

Les Dragons par ColinJérôme Colin est journaliste à la RTBF où il anime "Entrez sans frapper" et "Hep taxi". 

En 2019, j'ai lu et adoré "Le champ de bataille" qui mettait en scène un adolescent. 

Ici, c'est à nouveau un ado, Jérôme (tiens donc) qui est au centre du récit, un ado mal dans sa peau, un ado qui ne trouve pas sa place, qui cause énormément de problèmes à ses parents. 

C'est une page de sa vie que le journaliste raconte ici et je trouve ça assez courageux de parler de son adolescence difficile. 

Jérôme a été placé dans un établissement et là, il va faire une rencontre qui va le bouleverser et changer sa vie : Colette est une ado qui se sent aussi mal que lui, qui a fait plusieurs tentatives de suicide. La seule chose qu'elle veut, c'est rester dans ce centre, et cette autorisation lui est refusée. Elle décide donc d'en finir une bonne fois pour toute. 

Le gamin tombe instantanément amoureux de cette fille différente des autres qui se demande ce qu'elle fait sur terre. Son rêve : l'emmener loin de là, vivre heureux avec elle, mais les rêves ne se réalisent pas toujours...

Je me suis senti très proche de ces ados, Jérôme comme Colette, même si mon adolescence (qui commence à dater !) s'est passée sans problèmes. C'est peut-être maintenant que je me pose les mêmes questions qu'eux ! 

Un livre court que j'ai lu en une journée, un livre que j'ai eu à prêter et c'est dommage, car j'avais envie de souligner pas mal de passages qui m'ont touché ou qui ont attiré mon attention. 

Je vais essayer d'en retrouver quelques-uns : 

Après la mort de son chien : 

On ne sait jamais vraiment dans quoi on s'aventure. Chaque geste posé est un engagement dont on ignore les conséquences. Or, dans la vie, il faudrait pouvoir accepter les transactions en connaissance de cause. Etre informés de la dose de chagrin que chaque décision va engendrer. Mais ça ne marche pas comme ça."

Réponse à sa femme qui veut un enfant : 

"Un enfant ne devient jamais exactement ce que tu espérais de lui. Ça pousse de travers, ces choses-là. Et il sera peut-être malheureux aussi. Ou malade. Ou ce sera un monstre. Les monstres aussi ont une mère...
Tu voudras réaliser l'impossible. Le protéger du monde. Tu passeras ta vie à tenter de tout contrôler pour qu'il ne tombe pas, pour qu'il reste debout. Mais tu ne seras pas toujours là...
Avoir un enfant, c'est accepter de vivre dans la peur pour le restant de tes jours...
Et puis, un jour, il te dira qu'il t'aime mais qu'il part quand même. Il t'appellera de moins en moins souvent. Il ne comprendra pas ce qu'il doit faire avec cette vie que tu lui as donnée..."

Je précise que Jérôme Colin a quand même 3 enfants et que ses propos viennent de sa propre expérience en tant qu'ado. 

De ses camarades de "détention" : 

"Je les jugeais. Parce que j'ignorais tout. "

Sur lui : 

"Sans le shit, j'étais une proie facile pour les monstres. Je savais qu'au moment de fermer les yeux, ils allaient débarquer en meute. J'ai laissé la lampe de chevet allumée, je me suis assis au bord du lit. Et j'ai pleuré sur mes quinze ans...
Je ne voulais pas grandir. Parce que je ne comprenais pas pourquoi il fallait le faire. Parce qu'on me disait que devant il y avait les problèmes de fric, le travail qui emprisonne et les factures à payer. Qu'il y avait la planète en souffrance, le monde affamé, la guerre qui pointait. Alors, pourquoi voulaient-ils que je quitte mon enfance pour l'avenir effroyable qu'ils m'annonçaient."

"J'ai détesté l'école parce que je maudissais ce qu'elle me promettait... A l'école, on m'avait toujours dit de me taire... A respecter les règles sous peine d'être sanctionné... Pour la première fois, on me demandait d'expliquer comment j'allais. Comment ce monde m'affectait. On ne me disait pas "arrête", on me disait "explique". "

Colette : 

"Etre dépressif, c'est être incapable de se lever le matin, c'est ne pas connaitre l'insouciance et devoir résister continuellement à ses pulsions de mort. C'est vivre sans estime de soi. C'est faire semblant tout le temps."

"La vraie question dans ce monde n'est pas de savoir pourquoi je veux mourir. Mais pourquoi tout le monde veut vivre."

Sur Colette : 

"Elle était là parce qu'elle était incapable d'appartenir au monde. Qu'elle ne comprenait pas ce qu'elle allait pouvoir faire de cette vie qu'on lui avait donnée, où chaque jour paraissait une éternité. On ne peut pas jouer à vivre quand on pense qu'il faut réparer le fait d'être né. Elle s'en voulait de ne pas s'en sortir. Elle se haïssait..."

Sur lui : 

"J'ai appris ce jour-là ce qu'il en coute de s'attacher aux autres. Et je me suis promis qu'on ne m'y reprendrait plus. Je savais désormais qu'après la tendresse il y avait toujours l'abandon."

Un livre qui, peut-être, peut donner un autre regard sur le monde des ados, leur détresse souvent inexpliquée, leurs actes tant décriés, leurs peines, leurs difficultés à vivre dans ce monde pas toujours très accueillant. 

Ecouter ce que l'ado a à dire. Je crois que c'est le mot d'ordre. Ne pas juger trop vite. Ne pas donner des ordres sans explications sur le pourquoi...

Je  recommande la lecture de ce bouquin à tous. 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

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Stella Maris de Michel Joiret

Publié le par philippedester

Stella Maris de Michel Joiret

Je remercie les éditions MEO pour ce nouveau partenariat. 

Ce roman de Michel Joiret, romancier, poète, essayiste, revuiste et ex-enseignant, a reçu le prix Mon's Livre 2023. Michel Joiret est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont plusieurs ont été laurés. 

C'est le premier roman que je lis qui se passe dans la période covid, au moment où existaient encore la distanciation dite sociale, le pass, le couvre-feu et le port du masque obligatoire. 

Damien est dévasté par la mort de son épouse, Adèle, dite l'Hirondelle. Elle fut victime de ce fameux virus dont l'auteur ne cite pas le nom, qui a décimé une partie de la population. 

Il décide de quitter son environnement, son métier de journaliste, ses amis, pour se rendre à Ostende dans une demeure où a vécu sa famille : "Stella Maris". (Voilà donc l'explication du titre.)

Il va donc renouer avec ses souvenirs et retrouver le frère Marc, un de ses anciens professeurs au collège Jean-Baptiste de la Salle. Son but : comprendre ce qui est arrivé à son père, disparu des années plus tôt, après avoir été soupçonné d'avoir assassiné sa maitresse. Est-il mort ou toujours en fuite? Est-il coupable ou innocent? 

Le frère Marc lui confie un  carnet inachevé dans lequel son père s'est raconté. Malheureusement, comme la fin manque, Damien ne trouve pas réponse à sa question. 

De plus, un mystérieux moine semble le suivre tandis qu'une malédiction familiale a l'air de planer sur sa famille...

Un roman qui emmène le lecteur en voyage à Ostende en passant par Furnes, une page d'histoire, un cortège de masques digne de James Ensor, une histoire d'amour et de reconstruction,... Un livre complet qui a bien mérité son prix. 

 

 

 

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Si tu passes la rivière de Geneviève Damas

Publié le par philippedester

Si tu passes la rivière de Geneviève Damas

Voilà encore une auteure belge que je ne connaissais pas. C'est, une fois de plus, chez Oxfam, que j'ai découvert "Si tu passes la rivière", un premier roman réussi. 

Je dois dire que j'ai été un peu déconcerté par le style de l'auteure en début de récit. Il faut dire que le héros du livre, François, est un jeune garçon illettré et c'est lui le narrateur de sa propre histoire. 

L'auteure ne précise ni le lieu ni l'époque pendant laquelle se déroule le récit. Le lecteur n'apprend l'âge du garçon, 17 ans, qu'à la fin du livre. Je le croyais plus jeune. 

J'ai eu beaucoup d'empathie pour ce jeune homme qui a perdu les deux femmes de sa vie : sa mère, peu après sa naissance, et sa sœur qui a remplacé sa mère jusqu'au jour où elle a fui le domaine familial. 

François vit avec son père, un rustre, qui manie la ceinture dès que François pose une question sur sa mère où ce qu'on peut voir de l'autre côté de la rivière et ses deux frères (un troisième est mort et le lecteur apprendra la cause de sa mort bien tard).

François garde les cochons et en fait ses amis. Le petit n'a personne à qui parler. Il se confie donc à ses cochons...ainsi qu'à Roger, le prêtre de la paroisse. 

François est bien différent des autres membres de la fratrie et part à la recherche de réponses sur son existence. 

Petit à petit, il déroule le fil de sa propre vie...

L'auteure parle de l'accession d'un être à la conscience de soi, du rôle des figures maternelles, de la place essentielle de la culture et de la littérature, des secrets bien enfouis qui sont comme une bombe lorsqu'ils apparaissent au jour...

J'ai eu du mal à entrer dans le récit, mais j'ai fini par beaucoup aimer ce roman, très court, lu en une journée. 

PS Ce livre m'a fait un peu penser au roman de Cécile Coulon : "Une bête au paradis". 

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Henriette Noire Gaillette de Nicole Nisol

Publié le par philippedester

Henriette Noire Gaillette de Nicole Nisol

Depuis que j'ai rencontré Nicole Nisol à une foire aux livres voilà quelques années, j'achète tous ses livres. Ce sont des longues nouvelles ou de courts romans, c'est comme vous voulez. 

Nicole Nisol a une plume que j'apprécie quel que soit le sujet qu'elle aborde. 

Un vent venu du fin fond des mines du Borinage a soufflé sur sa dernière nouvelle qui a reçu le Premier Prix de la Nouvelle à Dour il y a peu de temps. Son héroïne vide la maison de sa grand-mère Henriette. Cette dernière atteinte de la maladie d'Alzheimer a dû être placée dans une maison de retraite. Pour pouvoir payer son placement, sa petite-fille est obligée de vendre la maison de l'aïeule. 

Elise vide donc la maison et trouve un cahier qui a appartenu à sa grand-mère. Celle-ci a écrit le journal de sa vie, le travail dans les mines du Borinage, la disparition de sa sœur dont elle a toujours porté le deuil,...

Porté par une plume légère et douce, la vie d'Henriette se dévoile petit à petit...

Vous trouverez tous les livres de l'auteure sur le site de "Un livre en papier". 

PS pour ceux qui se demandent ce qu'est une "gaillette", c'est un morceau de charbon noir chez nous

 

 

 

 

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Les mots de Maud de Jean Jauniaux

Publié le par philippedester

Les mots de Maud de Jean Jauniaux

Je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

Je ne connaissais pas Jean Jauniaux qui a déjà publié des nouvelles, de la poésie et des romans. Ses livres ont été traduits en plusieurs langues. Il est également journaliste littéraire. 

Il est engagé dans la défense de la liberté d'expression et la préservation du patrimoine littéraire. 

Je découvre sa belle écriture avec "Les mots de Maud", un livre d'une  centaine de pages que j'ai lu en un jour. 

Le héros, Jean-Baptiste, est écrivain public et auteur de romans de gares à succès. Il en a écrit 26  : chaque lettre de l'alphabet commence le titre de ses romans inspirés par ses errances nocturnes et ses rencontres. 

Jean-Baptiste s'est maintenant retiré à la Côte belge, à Saint-Idesbald, où il plonge dans ses souvenirs : les milliers de lettres et de discours qu'il a écrits pour d'autres, ses souvenirs d'enfance avec la mort de sa mère et le mutisme de son père qui ne lui parle qu'à l'aide de proverbes. 

Un jour, il reçoit une lettre de Maud (elle n'arrive qu'à la page 70). Cette dernière est atteinte d'un cancer; elle est en fin de vie et elle lui demande de collaborer à l'écriture d'un livre. Elle ne veut pas le voir (ou elle ne veut pas qu'il la voie telle qu'elle est devenue); leurs relations ne seront donc qu'épistolaires, mais, pour la première fois, l'auteur se retrouve face à l'émotion...

Une plume à suivre...

Et pour vous faire une idée du style de l'auteur et des mots "bonbons" qu'il emploie, voici un extrait de son roman : 

 

 

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La végandelle de Laurent Bayer

Publié le par philippedester

Bayer La végandelle

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature pour l'envoi de ce recueil de nouvelles. 

"La végandelle", un titre qui intrigue. Il faut pourtant attendre la dernière nouvelle dont c'est le titre pour découvrir cette nouvelle spécialité issue de la tête de l'auteur. 

Laurent Bayer est politologue de formation. Il a aussi traduit des romans graphiques et des albums de jeunesse. Il puise son passe-temps de prédilection dans "l'observation socio-anthropologique", c'est dire s'il connait le genre humain. Cela se traduit évidemment dans ces 10 nouvelles assez longues (je préfère les textes d'une certaine longueur afin d'avoir le temps de m'identifier aux personnages) dans lesquelles l'humour est présent. 

Laurent Bayer affirme d'ailleurs que "l'homme du XXIe siècle sombrerait dans le désespoir le plus noir s'il était privé de ce remède disponible sans ordonnance qu'est l'humour". Et c'est surtout cet humour qui m'a fait apprécié les textes de l'auteur. J'ai souri à plusieurs reprises, ce qui est plutôt rare au cours de mes lectures. 

Merci pour cela, Monsieur Bayer. 

Il est toujours difficile de parler de nouvelles. Un lecteur préférera celle-ci; un autre, celle-là. On les trouvera toujours de qualité différente. 

Je dirais donc simplement que l'auteur emmène ses lecteurs dans l'intimité de Bruxellois qui ont un projet qui n'aboutira pas nécessairement. Eh non ! Les "végandelles" ne se vendront pas ! Mais que sont-elles? me demanderez-vous. Il suffit de penser aux fricadelles qu'on trouve dans les friteries (faites avec quoi, on se le demande) et au mot devenu maintenant si courant "végan". Mais ce recueil ne se limite évidemment pas à cette nouvelle (qui n'est d'ailleurs, pour moi, pas la meilleure).

Envie de lire et de sourire? Lancez-vous sur ce recueil. Je suis sûr que vous ne le regretterez pas

 

 

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La sonate oubliée de Christina Moreau

Publié le par philippedester

La sonate oubliée par MoreauJe trouve souvent des livres d'auteurs belges chez Oxfam. Je ne connaissais pas Christina Moreau, son roman m'a attiré. 

Si vous aimez la musique, le violoncelle, Vivaldi et ses sonates, ce livre est fait pour vous. 

Si vous aimez Venise et son histoire, ce livre est fait pour vous. 

Le roman est subdivisé en deux parties qui s'entremêlent : Seraing (Liège) à notre époque après le démantèlement de l'usine Cockerill et Venise à l'époque de Vivaldi. 

Kevin est un jeune garçon secrètement amoureux de Lionella, 17 ans, d'origine italienne, qui ne vit que pour son violoncelle. Elle va participer au prochain concours Arpèges, mais voudrait trouver une partition originale. 

A une brocante, Kevin découvre un coffre qui contient une partition, une médaille coupée en deux et un cahier. Il l'achète et en fait cadeau à son amie. 

Lionella en est sûre : cette partition est l'oeuvre de Vivaldi; il doit s'agir d'une partition oubliée ! C'est cette musique qu'elle jouera pour le concours...

Elle se met à lire le carnet qui accompagne la partition : c'est le cahier intime d'une jeune fille qui a vécu au XVIIIe siècle à Venise, une élève de Vivaldi (tiens, je ne savais qu'il était prêtre ! ). Elle va alors plonger dans le destin d'Ada, cette orpheline, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, établissement dans lequel Vivaldi enseignait la musique à des âmes dévouées, des orphelines musiciennes, virtuoses très réputées, mais enfermées pour toujours dans l'anonymat. 

Lionella veut faire sortir Ada de cet anonymat et quand Lio veut quelque chose, rien ne l'arrête...

Un premier roman plaisant, une plongée dans le monde de la musique et dans l'histoire de la Sérénissime...

 

 

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