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Toute la violence des hommes de Paul Colize

Publié le par philippedester

Toute la violence des hommes de Paul Colize

Il y a tout juste un an, je découvrais Paul Colize, auteur bruxellois, avec son roman "Un monde merveilleux", un bouquin que j'avais vraiment apprécié. Je m'étais promis de continuer à découvrir cet auteur, c'est chose faite avec "Toute la violence des hommes" qui est son 16e roman. 

J'ai beaucoup aimé celui-ci aussi même si, une fois de plus, comme dans beaucoup de livres actuellement, il y a beaucoup de flash-back, et que les chapitres ont l'air d'avoir été mélangés ! Le procédé me dérange d'autant plus que les chapitres sont courts. 

En remettant les chapitres dans l'ordre, ça donne ça : 

Nikola Stankovic avait 8 ans lors de la guerre dans l'ex-Yougoslavie. Il a assisté à des atrocités ! Son père, résistant, a disparu et il a vu sa mère se faire violer et assassiner par un Serbe. 

Quelques mois plus tard, il suit sa scolarité en Allemagne avant de finir à Bruxelles. 

Là, il rencontre un type qui tague les murs de la capitale. Nikola a toujours eu du talent dans la peinture, il accompagne son nouvel "ami" (je le mets entre guillemets, car Nikola, meurtri par ce qu'il a vu et subi est taciturne, il n'a pas d'amis ni de petites amies) et là, c'est la consécration : voilà un art qu'il le rend libre. Seulement, ses œuvres ne sont pas appréciées par tout le monde : sexe et violence s'affichent sur les murs de Bruxelles. 

Un jour, une femme est assassinée dans son appartement. Un peu avant de mourir, elle avait téléphoné à Niko et les empreintes du graffeur sont retrouvées dans son appartement. Tout l'accuse donc. Mais Niko se tait. La seule chose qu'il dit aux policiers, c'est : "C'est pas moi" sans vouloir donner aucune explication. 

Après un séjour en prison, Niko est envoyé en hôpital psychiatrique...

Je ne vais pas vous en dire plus sinon que le récit est très précis tant sur la passion des graffeurs que sur la psychologie et les traitements psychiatriques. L'auteur explique, en fin de livre, qu'il a rencontré un graffeur qui a "sévi" à Bruxelles. Il a également bénéficié de l'aide d'un avocat pénaliste bien connu ainsi que de celle d'un psychiatre. 

Du tout bon ! Je vous le conseille. 

Le titre peut vous faire reculer, mais ne vous arrêtez pas à ça ! 

Toute la violence des hommes de Paul Colize

 

 

 

 

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Les orages possibles de Claude Raucy

Publié le par philippedester

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises des romans de Claude Raucy, auteur né en Lorraine belge (ça tombe bien puisque mes reportages photos vous montrent ce coin de la Belgique), que j'ai découvert il y a une dizaine d'années avec "Le doigt tendu", roman qui reste mon préféré de l'auteur à ce jour. 

Voyez "La sonatine de Clementi", "Le temps des noyaux" ou encore "Le maitre de San Marco" sur ce blog. 

Je remercie les éditions M.E.O de m'avoir permis de lire ce qui, pour moi, est le 8e livre de Claude Raucy : "Les orages possibles". 

Les orages possibles par Raucy

Remarquez la jolie photo de couverture de Fabienne Monville. 

L'histoire se passe en grande partie dans un couvent ou plutôt un orphelinat pendant la 2e guerre. 

Charlotte prend le voile sans grande conviction. Elle est jeune, jolie et veuve de fraiche date. 

A une certaine époque, beaucoup de jeunes filles entraient au couvent après une déception amoureuse ou un veuvage. Charlotte se retrouve donc enfermée entre quatre murs, obligée d'obéir à la mère supérieure, une femme plutôt revêche, que le lecteur ne pourra nullement apprécié, même si l'auteur dit que ce n'est pas une mauvaise femme. 

Un jour, un aviateur anglais vient se réfugier dans le couvent où Charlotte, devenue soeur Marthe, s'occupe des orphelins et plus particulièrement d'un petit garçon difficile nommé Gino. 

En partant, le bel aviateur laissera un cadeau dans le ventre de la jeune femme...

Qu'adviendra-t-il de l'enfant? Sera-t-il élevé au couvent? Charlotte renoncera-t-elle au voile pour élever son fils? 

Les réponses sont évidemment dans ce roman court, facile à lire, sans prise de tête que nous offre Claude Raucy en ce mois de septembre. 

J'ai aimé le roman, mais j'en attendais une autre fin ou un dénouement un peu plus élaboré peut-être...

 

 

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Le temps des noyaux de Claude Raucy et Aurélien Dony

Publié le par philippedester

Aurélien Dony & Claude Raucy, Le temps des noyaux, roman, Éditions M.E.O. 2016 – Traversées, revue littéraireDe Claude Raucy, j'ai lu, notamment, "Le temps des cerises". Le voici avec "Le temps des noyaux". Ce roman n'a pas de lien avec le premier. 

Pour ce court récit, deux générations se sont réunies puisque Claude Raucy, né en 1939, s'est uni à Aurélien Dony, un poète né en 1993. 

J'ai beaucoup aimé ce roman que j'ai trouvé plein de sensibilité. 

Nous sommes en 1918. Franz, un soldat allemand, saute d'un train et se réfugie dans une grange. C'est là que le découvre Julien, le fils cadet de la famille Loizeau dont le fils ainé a été tué dès les premiers jours de la guerre dans l'explosion du fort de Loncin et dont le père, Emile, est déporté en Allemagne. 

Franz fait partie de la race qui a tué le jeune Loizeau et pourtant Julien décide de le garder, de le nourrir, de le protéger, même s'il sait très bien qu'il risque gros non seulement pour lui, mais aussi pour sa mère et sa grand-mère avec qui il vit. 

Julien se sent irrésistiblement attiré par le jeune déserteur. Il n'a jamais ressenti rien de tel pour quelqu'un, même pas pour une fille. 

En 1918, l'homosexualité n'était pas chose courante ou plutôt était considérée comme maladie honteuse. Julien va se battre pour résister à ses sentiments, il sera pétri de culpabilité lorsqu'il lâchera du lest et laissera enfin libre cours à ses sentiments...

La fin de ce récit n'est pas celle que j'espérais, mais la vie décide souvent elle-même...

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Merci aux éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat.  

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