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Couvent des Visitandines, Mons

Publié le par philippedester

Connaissez vous les Visitandines? 

Les Visitandines ou ordre de Visitation de Sainte-Marie est un ordre monastique contemplatif. 

En 1604, une jeune  veuve de 28 ans, mère de 4 enfants, rencontre l'évêque François de Sales à Dijon. Entre eux va s'établir une grande amitié spirituelle qui va la pousser à venir s'installer près de lui à Annecy et à fonder l'ordre de la Visitation Sainte-Marie. 

L'évêque voulait que l'établissement soit ouvert à toutes les femmes, même à celles qui étaient refusées dans d'autres ordres monastiques : les femmes âgées, veuves ou handicapées. Il propose à ses "filles" une vie d'humilité et d'effacement. 

Après la Révolution Française, l'ordre est interdit et les Visitandines fuient...

L'ordre sera rétabli en France en 1805 par Napoléon à la demande de sa mère. 

Venues de Paris, les premières Visitandines arrivent à Mons en 1650. Elles s'installent à l'actuelle Place du Parc où plusieurs maisons sont mises à leur disposition ainsi qu'une grange qui fera office de chapelle. 

La chapelle actuelle de style baroque fut construite plus tard. 

J'ai eu l'occasion de suivre une visite guidée dans ce haut lieu de la religion. 

Voici une maquette qui montre bien les différentes parties du couvent. 

Nous voici dans la crypte du couvent. 

Au lendemain de la Révolution française, le monastère est supprimé. Il est transformé en prison civile et accueille également un commissariat de police. 

La prison ayant déménagé, le bâtiment est affecté aux Archives de l’Etat.

En 1940, le dépôt est bombardé par l’aviation allemande causant la perte des deux tiers des archives.

Reconstruit entre 1948 et 1951, il est inauguré officiellement en présence de la reine Elisabeth. Aujourd’hui, les Archives de l’Etat ont pris leurs quartiers sur le site des Grands Prés. Le monastère des filles de Sainte-Marie appartient désormais à l’Université de Mons. Il subit, une nouvelle fois dans son histoire, des travaux de rénovation pour accueillir une grande bibliothèque facultaire et le futur musée de l’Université. 

La bibliothèque est installée dans le cloitre. C'est de toute beauté ! 

La cour du cloitre est surmontée d'une magnifique verrière. Les étudiants peuvent s'y installer. 

J'ai oublié le nom de ce type de rangement que j'ai trouvé génial ! Ce sont des armoires coulissantes qui renferment des livres...

Juste à côté du monastère qui est donc devenu le MuMons (musée de l'université de Mons) se trouve l'ancienne caserne de gendarmerie. 

Ne quittons pas la Place du Parc sans rendre visite à Antoine Clesse.

Un dernier regard en arrière...

Voilà, j'espère que la visite vous a plu. Moi, j'ai bien aimé cette visite guidée d'un bâtiment que je ne connaissais pas vraiment même si je suis déjà passé plusieurs fois à côté. 

Gros coup de coeur pour la bibliothèque dans le cloitre. 

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Les orages possibles de Claude Raucy

Publié le par philippedester

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises des romans de Claude Raucy, auteur né en Lorraine belge (ça tombe bien puisque mes reportages photos vous montrent ce coin de la Belgique), que j'ai découvert il y a une dizaine d'années avec "Le doigt tendu", roman qui reste mon préféré de l'auteur à ce jour. 

Voyez "La sonatine de Clementi", "Le temps des noyaux" ou encore "Le maitre de San Marco" sur ce blog. 

Je remercie les éditions M.E.O de m'avoir permis de lire ce qui, pour moi, est le 8e livre de Claude Raucy : "Les orages possibles". 

Les orages possibles par Raucy

Remarquez la jolie photo de couverture de Fabienne Monville. 

L'histoire se passe en grande partie dans un couvent ou plutôt un orphelinat pendant la 2e guerre. 

Charlotte prend le voile sans grande conviction. Elle est jeune, jolie et veuve de fraiche date. 

A une certaine époque, beaucoup de jeunes filles entraient au couvent après une déception amoureuse ou un veuvage. Charlotte se retrouve donc enfermée entre quatre murs, obligée d'obéir à la mère supérieure, une femme plutôt revêche, que le lecteur ne pourra nullement apprécié, même si l'auteur dit que ce n'est pas une mauvaise femme. 

Un jour, un aviateur anglais vient se réfugier dans le couvent où Charlotte, devenue soeur Marthe, s'occupe des orphelins et plus particulièrement d'un petit garçon difficile nommé Gino. 

En partant, le bel aviateur laissera un cadeau dans le ventre de la jeune femme...

Qu'adviendra-t-il de l'enfant? Sera-t-il élevé au couvent? Charlotte renoncera-t-elle au voile pour élever son fils? 

Les réponses sont évidemment dans ce roman court, facile à lire, sans prise de tête que nous offre Claude Raucy en ce mois de septembre. 

J'ai aimé le roman, mais j'en attendais une autre fin ou un dénouement un peu plus élaboré peut-être...

 

 

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