Saint-Hubert
Le lieu de séjour de notre petite escapade en Ardenne était Saint-Hubert, capitale européenne de la chasse.
Dans une forêt mythique, un cerf portant une croix sur la tête serait apparu à un chasseur nommé Hubert et l'aurait converti. La légende est née.
Aujourd'hui, le cerf est masqué...tout comme nous !
La petite ville doit son rayonnement à l'ancienne abbaye bénédictine.
La somptueuse basilique Saints-Pierre et Paul témoigne de la puissance économique et politique du monastère.
Avez-vous remarqué la jolie fontaine placée devant la basilique, sur la place du Marché?
Le palais abbatial du XVIIIè siècle accueillait les hôtes de marque. Un hôpital dont il reste des vestiges en contrebas de l'abbaye accueillaient pauvres et malades.
En 1659, un incendie provoqué par des troupes françaises endommage les bâtiments abbatiaux. L’état d’insécurité qui règne alors pousse l’abbé de l'époque à refaire le mur d’enceinte à l’est du monastère, qui entourait l'ensemble du complexe monastique depuis l'an 930. Cette construction défensive sera percée de plusieurs portes. Celle de Bastogne est le seul vestige de ces fortifications.
Un autre bâtiment vaut le détour :
La maladrerie est l'endroit isolé situé en dehors des limites d'une agglomération qui est réservé aux soins prodigués aux personnes atteintes de maladies contagieuses. Au Moyen Age, chaque ville avait sa maladrerie. Un lavoir était indispensable pour l'hygiène des malades. Celui que nous pouvons encore voir de nos jours, n'est pas la première construction, mais l'implantation est restée d'origine. Après la suppression de la maladrerie, le lavoir est devenu public.
En 1759 nait Pierre-Joseph Redouté qui grandit dans une famille de peintres.
Le musée cultive le souvenir de celui qu'on a surnommé le "Raphaël des fleurs".
A 23 ans, il quitte Saint-Hubert pour Paris où il réalise des planches de plantes et de fleurs.
Parmi ses élèves, on trouve la reine Marie-Antoinette, l'impératrice Joséphine, femme de Napoléon Ier et Louise-Marie d'Orléans, la première reine des Belges.
A deux pas du centre, on découvre une jolie roseraie qui, cette année, a bien souffert de la sécheresse et des chaleurs excessives !
L'église Saint-Gilles est un des plus anciens lieux de cultes romans en Wallonie.
















































































