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roman

Au revoir Lisa de Françoise Houdart

Publié le par philippedester

Tout d'abord, je remercie les éditions M.E.O. pour ce livre qui m'a permis de découvrir l'écriture de Françoise Houdart que je ne connaissais que de nom bien qu'elle ait déjà écrit 20 romans avant celui-ci. 

Françoise Houdart est traductrice de formation, enseignante, poétesse, nouvelliste et romancière. Elle est la lauréate de plusieurs prix littéraires et se rend volontiers dans les bibliothèques et dans les écoles. 

Au revoir lisa

Lisa, son héroïne a la quarantaine. Elle vit avec un Allemand et n'a pas d'enfants. 

Lorsqu'elle avait 10 ans, son père est parti, il a fui sa ville et son pays suite à une plainte déposée contre lui. La mère d'une jeune fille, mineure, l'accuse d'avoir violé sa fille et de l'avoir mise enceinte. Auguste ne nie pas avoir eu une liaison avec la jeune fille qui lui a menti sur son âge, mais ne l'a aucunement violée. Auguste a pris peur et a préféré prendre la tangente abandonnant ainsi femme et enfants. 

Lisa a reçu, de temps en temps, une carte postale. Sa mère l'a attendu pendant 30 ans sans jamais lui pardonner. 

Un jour, Lisa est appelée au chevet de sa mère souffrante. C'est l'occasion de replonger dans le passé et découvrir les mensonges et les non-dits qui ont pesé sur sa vie. 

Un roman en plusieurs parties : Lisa, sa mère et son père donnent chacun leur version des faits. 

Un petit livre sur les secrets qui peuvent bouleverser une vie. Une très belle écriture que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. 

 

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Nous et les oiseaux de Carino Bucciarelli

Publié le par philippedester

Nous et les oiseaux par BucciarelliJe remercie, tout d'abord, les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

La 4e de couverture l'annonce "A sa manière inimitable, Carino Bucciarelli revisite le réalisme fantastique...". Mais c'est quoi du réalisme fantastique? Deux mots qui, pour moi, s'opposent. 

J'ai lu ce livre très vite tant j'étais impatient de lire la suite et de comprendre ce qu'il s'est réellement passé. Et, finalement, arrivé au bout des 150 pages, mon cerveau se trouve enfermé dans une brume dont il n'arrive pas à s'extirper. 

Tout d'abord, plusieurs narrateurs prennent la parole et on ne sait pas toujours qui ils sont. Puis, ils ont tous soit le même patronyme soit le même prénom. Impossible de savoir qui est qui... Attendez, vous allez comprendre...

Monsieur Delatour (est-ce Pierre ou Stéphane?) heurte une pierre sur l'autoroute. Pour appeler les secours, il brave le froid de l'hiver et part à la recherche du borne qui lui permettra de téléphoner. Une corneille le suit, semble même le surveiller. Sur la route, il découvre un cadavre mais ne s'en retourne pas ! 

Il appelle les secours et revient à sa voiture dans laquelle il a laissé sa femme, Olga, et ses enfants. Oui, mais voilà, plus de famille et plus de voiture ! 

M. Delatour se rend au commissariat le plus proche afin de signaler la disparition de sa famille. Le policier se renseigne sur l'homme qui lui fait face : celui-ci n'est pas marié, n'a pas d'enfants, même pas de voiture ni de permis, et même pas de boulot ! 

Pas mal, hein, comme entrée en matière? Le lecteur s'accroche au récit. 

Mais ensuite, c'est la désillusion, un embrouillamini pas possible ! Impossible de savoir de combien de personnages se compose ce récit ! Qui est cet homme sur l'autoroute? Est-ce le même que celui qui a tué sa femme? le même qui est chef d'entreprise? Et qui cette Olga multiple? La morte? La femme de cet homme? La commissaire? Un témoin de l'incident sur l'autoroute? Un peu tout à la fois sans doute ! 

Bon, c'est du fantastique, mais les questions doivent-elles rester sans réponse pour autant? 

Et ces oiseaux omniprésents, qu'ont-ils à faire dans l'histoire finalement? 

Un livre qui m'a tourneboulé, que j'ai aimé lire, mais qui me laisse dubitatif. 

Réponse de l'éditeur sur le réalisme fantastique : 

Le réalisme fantastique ? Voir certains films d’André Delvaux, comme "Un soir un train", de Bertrand Blier, de David Lynch.

 

Chaque scène est cohérente en elle-même, mais leur succession ne permet pas de reconstituer un récit cohérent. Ce qui donne une ouverture vers d’autres niveaux de perception.

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Et si tout était encore possible de Marcelle Pâques.

Publié le par philippedester

Je vous ai déjà parlé de Marcelle Pâques, une de nos poétesses hennuyères ici pour son recueil de nouvelles "Bordélique alchimie".

Publier un livre avec Le Livre en papier - Et si tout était ...

Voilà un certain temps que je connais Marcelle Pâques pour l'avoir rencontrée, à plusieurs reprises, dans des foires du livre. Elle a réussi à me charmer par ces poèmes, moi qui n'apprécie pas plus que ça cet art littéraire. 

Après avoir publié plusieurs recueils et un album pour enfants, Marcelle a décidé de se lancer dans la nouvelle, un art à part entière, qu'elle exerce aussi avec talent. 

Ses textes sont courts. Moi, je préfère, en général, les nouvelles plus longues qui permettent au lecteur d'entrer dans la psychologie des personnages ou au moins du personnage principal. 

Et pourtant, les textes de Marcelle font mouche. Si les nouvelles sont courtes, elles surprennent le lecteur, font partie de la vie et se terminent de façon magistrale. Tous ceux qui écrivent des nouvelles savent que la chute est la plus difficile à écrire. Il faut qu'elle surprenne le lecteur, qu'elle soit inattendue et Marcelle y est arrivée. 

Une femme aux multiples talents ! 

Et j'oublie de vous parler de la couverture du recueil que je trouve magnifique ! 

Challenge réussi, Marcelle ! 

 

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