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recueil

La végandelle de Laurent Bayer

Publié le par philippedester

Bayer La végandelle

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature pour l'envoi de ce recueil de nouvelles. 

"La végandelle", un titre qui intrigue. Il faut pourtant attendre la dernière nouvelle dont c'est le titre pour découvrir cette nouvelle spécialité issue de la tête de l'auteur. 

Laurent Bayer est politologue de formation. Il a aussi traduit des romans graphiques et des albums de jeunesse. Il puise son passe-temps de prédilection dans "l'observation socio-anthropologique", c'est dire s'il connait le genre humain. Cela se traduit évidemment dans ces 10 nouvelles assez longues (je préfère les textes d'une certaine longueur afin d'avoir le temps de m'identifier aux personnages) dans lesquelles l'humour est présent. 

Laurent Bayer affirme d'ailleurs que "l'homme du XXIe siècle sombrerait dans le désespoir le plus noir s'il était privé de ce remède disponible sans ordonnance qu'est l'humour". Et c'est surtout cet humour qui m'a fait apprécié les textes de l'auteur. J'ai souri à plusieurs reprises, ce qui est plutôt rare au cours de mes lectures. 

Merci pour cela, Monsieur Bayer. 

Il est toujours difficile de parler de nouvelles. Un lecteur préférera celle-ci; un autre, celle-là. On les trouvera toujours de qualité différente. 

Je dirais donc simplement que l'auteur emmène ses lecteurs dans l'intimité de Bruxellois qui ont un projet qui n'aboutira pas nécessairement. Eh non ! Les "végandelles" ne se vendront pas ! Mais que sont-elles? me demanderez-vous. Il suffit de penser aux fricadelles qu'on trouve dans les friteries (faites avec quoi, on se le demande) et au mot devenu maintenant si courant "végan". Mais ce recueil ne se limite évidemment pas à cette nouvelle (qui n'est d'ailleurs, pour moi, pas la meilleure).

Envie de lire et de sourire? Lancez-vous sur ce recueil. Je suis sûr que vous ne le regretterez pas

 

 

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Lorsque la vie déraille de Frank Andriat

Publié le par philippedester

Lorsque la vie déraille de Frank Andriat

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature  pour ce nouveau partenariat qui m'a permis de découvrir ces nouvelles de Frank Andriat. 

"Dérailler", un verbe qu'on emploie pour parler des trains qui quittent les rails, mais ce verbe a évolué pour parler d'une vie qui quitte la ligne droite. 

Frank Andriat base ses nouvelles sur des voyages en train. 

1) Dans la première intitulée "Un grand homme", l'auteur brosse le portrait d'un écrivain imbu de sa personne, imbuvable je devrais dire, fat, loin de ce que ces fans pourraient penser à la lecture de ses ouvrages. C'est même à se demander si c'est lui qui les écrit ! 

2) Dans "Crains les trains", le héros a un secret qui date de sa petite enfance, dont il n'a jamais parlé à personne, même pas à son psy, mais ce traumatisme lui a gâché la vie...

3) Alors qu'il part rejoindre sa copine qu'il n'a plus vu depuis deux mois, un homme rencontre une femme qui ressemble très fort à sa copine. Il s'adresse à elle, mais aurait mieux fait de passer son chemin ! 

4) Une bande de gamins qui font route ensemble jusqu'à l'école, dans un train, un intrus et tout éclate. C'est dans "Avec des sourires et de la paix". 

5) Un homme qui dit au revoir à sa femme sur le quai d'une gare et qui part retrouver sa maitresse, quoi de plus banal? Et si cet "au revoir" était un "adieu". C'est à lire dans "La notification". 

6) Et on termine avec "Une histoire d'amour", la nouvelle la plus émouvante sans doute. Un couple de "vieux" sort de l'hôpital où ils ont appris une bien triste nouvelle et font un trajet en train pendant lequel les souvenirs affluent. La surprise est au bout. 

Six nouvelles seulement pour un recueil de 145 pages, ce qui veut dire que chaque texte est assez long. On pourrait presque les qualifier de mini-romans tant ils sont riches et complets. Je l'ai déjà dit : je n'aime pas trop les textes très courts qui ne me permettent pas de me mettre dans l'ambiance du bouquin. Ici, j'en ai eu tout le loisir pour mon plus grand bonheur. 

Un très bon recueil de Frank Andriat ! 

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Ailleurs est ici dans la pénombre de Laurence Amaury

Publié le par philippedester

Voici le 5e livre que je lis de Laurence Amaury, une auteure montoise que je rencontre à certaines occasions. 

L'auteure a tenu à m'offrir ce recueil de nouvelles et je l'en remercie beaucoup.

J'ai commencé ma lecture par "Les cinq portes", nouvelle inspirée d'un dessin fantastique de Jean-Pierre Delvaux, dessin qui figure sur la couverture du recueil. 

Laurence aime les fins ouvertes, moi aussi, et j'ai tendance à laisser aller mon imagination pour terminer l'histoire. 

Judith rêve d'une maison qui comporte cinq portes. Derrière la cinquième, un homme l'attend. Obnubilée par ce rêve, elle finit par habiter dans ladite maison et recherche la cinquième porte cachée. Elle découvre alors un souterrain qui mène au château dont la muraille jouxte sa maison. Des rencontres mystérieuses suivies d'une disparition. Mais que s'est-il réellement passé? Au lecteur de l'imaginer ! 

Puis j'ai repris le livre par le début. 

Quel plaisir de retrouver la plume de Laurence Amaury, un style parfait et inimitable qu'on déguste comme un sorbet ! Une écriture et un vocabulaire qui appartiennent parfois à une époque révolue, un style peut-être suranné que ne pourra qu'apprécier l'amoureux des mots.

- Bien qu'elle s'en défende, je pense que "Une tour à soi" est largement autobiographique. J'y ai découvert, en tout cas, une mère de famille qui me fait penser étrangement à l'auteure. 

- Un brin d'inexpliqué dans "Les ciseaux baladeurs" ne pouvait que me plaire ! 

- Le mental joue sur le physique dans "L'enkystement". Laurence a le don de trouver des titres originaux ! 

- Des enfants cachés dans un réduit surprennent des conversations d'adultes et par là de secrets qu'ils n'auraient pas dû découvrir dans "Les invités sans visage". 

- Un rêve éveillé pour "La fièvre du vendredi soir". 

- Le lecteur croirait à un poème épique pour "Costaeres". 

- Quant à "L'homme aux statues", il reporte tout son amour et les sentiments qu'il ressent pour sa cousine dans l'achat de statues de femmes nues ou presque. 

- Les flèches de Cupidon ont blessé les protagonistes de "La nuit aux mille oreilles."

- Peut-on rencontrer l'âme sœur lors de funérailles? La réponse est "oui" avec "Les funérailles de Gudrun Appeldörfer".

- La dernière nouvelle "La tour, prends garde" se lit comme un roman moyenâgeux. 

Note personnelle : 

En général, je n'aime pas beaucoup les textes courts. Pour moi, une nouvelle doit comporter plusieurs pages de façon à pouvoir entrer dans l'histoire, la vivre avec les personnages qu'il faut apprendre à connaitre voire pouvoir s'identifier à eux. 
Laurence Amaury écrit des textes longs (plus de 30 pages parfois) et laisse donc le temps au lecteur de laisser courir son imagination. 

 

 

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