Une petite douceur meurtrière de Nadine Monfils
Jamais titre n'a été autant mensonger ! De douceur, il ne s'agit absolument pas, bien au contraire !
A Nadine Monfils, j'associe le mot "décalé" que j'ai déjà lu souvent à son endroit, un mot qui me fait fuir. L'auteure a quand même écrit une soixantaine de romans et a obtenu plusieurs prix.
Mais j'ai voulu donner une chance à cette auteure belgo-montmartroise, chance bien courte puisque j'ai arrêté ma lecture après 40 pages.
Des avis sur Babelio, j'ai noté quelques mots qui correspondent bien à ce bouquin : "un réalisme cru qui met le lecteur au bord de la nausée" (exact pour moi, dès les premières pages ! ), "amer, épicé voire indigeste", "un joyeux bordel délirant", "la farce vire au tragique et au glauque", "un cynisme fou"... Ça m'a suffi pour arrêter ma lecture sans regrets même si j'ai aussi relevé des mots comme "un certain plaisir", "une lecture sans prise de tête", "ce roman policier qui m'a réjoui de bout en bout", "surprenant et excellent". Tout ça dans les mêmes critiques !
L'histoire?
Un type dont le seul ami est un rat trouve, au milieu de la route, une belle main de femme qu'il emporte chez lui et qu'il se met à chouchouter...
D'autre part, un homme et une femme, mariés, mais qui n'ont plus rien en commun, attendent le retour de leur fille. On devine (du moins je suppose) que leur fille a minimum une main en moins...
Une enquête de disparition est donc lancée. Cela aurait pu me plaire si c'était écrit autrement et si le rat n'avait pas fait partie intégrante de l'histoire. J'ai arrêté au moment où il avait le globe oculaire du type...
Bon, Nadine, je t'ai donné une chance, tu n'as pas pu la saisir, tant pis, j'ai d'autres auteurs à découvrir...


