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nouvelles

L'alphabet du destin de Liliane Schraûwèn

Publié le par philippedester

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature pour ce partenariat. Cette maison d'éditions ne publie que des nouvelles et elles sont de qualité. C'est on ne peut plus vrai pour ce recueil d'une auteure belge qui m'était inconnue. J'ai vraiment adoré ces nouvelles dont l'enchainement est particulier. 

L'alphabet du destin

C'est la première fois, je pense, que je mets 10/10 à un recueil de nouvelles. 

Je vous explique le fonctionnement de ce recueil : 

- Tout d'abord, chaque texte commence par un prénom qui reprend les lettres de l'alphabet dans l'ordre chronologique (de Alexia à Zoltan en passant par Benoit, Camille, Didier,...). 

- Ensuite, chaque texte est amené par le précédent par un personnage qui a un rôle important ou pas dans le précédent. 

- Il est aussi possible de retrouver un personnage dans un texte plus lointain (par exemple, on trouve déjà Zoltan dans la nouvelle dédiée à Fabian). 

Me suis-je bien fait comprendre? 

D'habitude, je ne lis pas un recueil en entier tout à la suite, je lis une nouvelle de temps en temps. Ici, j'ai tout lu en un jour et même comme ça il ne m'a toujours été facile de me rappeler qui était qui. 

Il ne s'agit pas ici de nouvelles à chutes à qui vont d'ailleurs mes préférences habituellement. Ce sont des textes - extrêmement bien écrits, pas un mot de trop, le souci du détail - qui parlent de vies, de vies différentes, du destin, des événements qui ponctuent une vie : l'amour, l'amitié, le désir ou pas d'avoir un enfant, le harcèlement, la violence parfois, la difficulté d'affronter le quotidien, le métier, les enfants, le ménage, la monotonie de la vie, la dépression parfois, le suicide,...

Je ne sais pas si j'ai bien vendu ce recueil, mais je le conseille à tous les amateurs du genre. 

L'auteure

Liliane Schraûwen est née à Bruxelles en 1946, elle a vécu son enfance en Afrique, au Congo belge. Elle a poursuivi des études de lettres et a exercé plusieurs métiers dont celui d'enseignante et de romancière et nouvelliste. Elle a obtenu plusieurs prix et disctinctions. 

 

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Lorsque la vie déraille de Frank Andriat

Publié le par philippedester

Lorsque la vie déraille de Frank Andriat

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature  pour ce nouveau partenariat qui m'a permis de découvrir ces nouvelles de Frank Andriat. 

"Dérailler", un verbe qu'on emploie pour parler des trains qui quittent les rails, mais ce verbe a évolué pour parler d'une vie qui quitte la ligne droite. 

Frank Andriat base ses nouvelles sur des voyages en train. 

1) Dans la première intitulée "Un grand homme", l'auteur brosse le portrait d'un écrivain imbu de sa personne, imbuvable je devrais dire, fat, loin de ce que ces fans pourraient penser à la lecture de ses ouvrages. C'est même à se demander si c'est lui qui les écrit ! 

2) Dans "Crains les trains", le héros a un secret qui date de sa petite enfance, dont il n'a jamais parlé à personne, même pas à son psy, mais ce traumatisme lui a gâché la vie...

3) Alors qu'il part rejoindre sa copine qu'il n'a plus vu depuis deux mois, un homme rencontre une femme qui ressemble très fort à sa copine. Il s'adresse à elle, mais aurait mieux fait de passer son chemin ! 

4) Une bande de gamins qui font route ensemble jusqu'à l'école, dans un train, un intrus et tout éclate. C'est dans "Avec des sourires et de la paix". 

5) Un homme qui dit au revoir à sa femme sur le quai d'une gare et qui part retrouver sa maitresse, quoi de plus banal? Et si cet "au revoir" était un "adieu". C'est à lire dans "La notification". 

6) Et on termine avec "Une histoire d'amour", la nouvelle la plus émouvante sans doute. Un couple de "vieux" sort de l'hôpital où ils ont appris une bien triste nouvelle et font un trajet en train pendant lequel les souvenirs affluent. La surprise est au bout. 

Six nouvelles seulement pour un recueil de 145 pages, ce qui veut dire que chaque texte est assez long. On pourrait presque les qualifier de mini-romans tant ils sont riches et complets. Je l'ai déjà dit : je n'aime pas trop les textes très courts qui ne me permettent pas de me mettre dans l'ambiance du bouquin. Ici, j'en ai eu tout le loisir pour mon plus grand bonheur. 

Un très bon recueil de Frank Andriat ! 

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Des nouvelles de Nicole Nisol

Publié le par philippedester

Nicole Nisol habite Dour, non loin de Mons. Nous nous sommes rencontrés, un beau jour, à un salon littéraire. Je lui ai acheté un roman que j'ai beaucoup aimé. Il s'intitule "Mon anagramme". Et depuis, nous sommes restés en contact. 

Ensuite, je lui ai acheté "Comme un vieux télégramme", une très belle histoire d'amour sur fond provençal. 

Cette fois, je me suis attaqué à ses nouvelles et je dois dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ses textes courts. Nicole a une plume et une sensibilité inimitables. J'aime beaucoup son style et ses histoires, très différentes les unes des autres, donnent beaucoup de plaisir à ses lecteurs. 

 

Des nouvelles de Nicole Nisol

1) J'ai commencé ma lecture par "Alex" car je voulais voir si le héros homonyme du mien (dans"Un grand champ de nuages blancs")avait, avec lui, quelques similitudes. Mais alors pas du tout ! 

Nicole Nisol décrit la différence (je ne vous dirai pas laquelle pour garder du suspense) avec beaucoup de délicatesse. J'ai beaucoup aimé sa façon de raconter l'histoire basée sur un phénomène de société. 

Même si le livre est court, il n'est pas exempt de suspense et d'interrogation. Il faut un moment au lecteur pour découvrir qui est vraiment Alex ! 

Bravo Nicole, c'est très réussi ! 

2) Dans la foulée, j'ai lu "La balançoire", une plongée dans le passé de l'héroïne, un compte à rebours qu'on vit avec elle sur les traces de son passé et des non-dits. Une histoire très bien développée, même si elle est courte.

2e coup de chapeau pour cette nouvelle. 

3) Ensuite, j'ai relu avec plaisir "Kaléidoscope" (que j'avais déjà lu avant sa parution). C'est également une plongée dans le passé de l'héroïne, mais décrite différemment. 

L'héroïne est une auteure provençale d'origine belge (on remarque bien l'affection qu'a l'auteure pour la Provence) qui revient en Belgique après la mort de son père. Elle replonge dans ses souvenirs tout en se baladant dans son village natal. 

Une nouvelle qui montre, s'il est encore besoin de le démontrer, comment l'enfance est primordiale et joue sur l'avenir de chacun. 

C'est peut-être le texte qui m'a le plus marqué car, le lecteur y découvre, en filigrane, un peu de l'auteure. 

Un grand coup de chapeau pour ces 3 nouvelles que j'ai lues avec un plaisir non dissimulé. 

Des nouvelles de Nicole Nisol

Il me reste à lire le dernier roman de Nicole : "Un pommier sur la rive", mais je préfère ne pas manger tous ses bonbons en une fois. Je me le réserve pour plus tard comme une pâtisserie qui tente le gourmand à chaque fois qu'il ouvre le frigo. 

Ils ne sont pas bien, les auteurs belges? Amis français, ne tardez pas à les découvrir ! 

 

 

 

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Ailleurs est ici dans la pénombre de Laurence Amaury

Publié le par philippedester

Voici le 5e livre que je lis de Laurence Amaury, une auteure montoise que je rencontre à certaines occasions. 

L'auteure a tenu à m'offrir ce recueil de nouvelles et je l'en remercie beaucoup.

J'ai commencé ma lecture par "Les cinq portes", nouvelle inspirée d'un dessin fantastique de Jean-Pierre Delvaux, dessin qui figure sur la couverture du recueil. 

Laurence aime les fins ouvertes, moi aussi, et j'ai tendance à laisser aller mon imagination pour terminer l'histoire. 

Judith rêve d'une maison qui comporte cinq portes. Derrière la cinquième, un homme l'attend. Obnubilée par ce rêve, elle finit par habiter dans ladite maison et recherche la cinquième porte cachée. Elle découvre alors un souterrain qui mène au château dont la muraille jouxte sa maison. Des rencontres mystérieuses suivies d'une disparition. Mais que s'est-il réellement passé? Au lecteur de l'imaginer ! 

Puis j'ai repris le livre par le début. 

Quel plaisir de retrouver la plume de Laurence Amaury, un style parfait et inimitable qu'on déguste comme un sorbet ! Une écriture et un vocabulaire qui appartiennent parfois à une époque révolue, un style peut-être suranné que ne pourra qu'apprécier l'amoureux des mots.

- Bien qu'elle s'en défende, je pense que "Une tour à soi" est largement autobiographique. J'y ai découvert, en tout cas, une mère de famille qui me fait penser étrangement à l'auteure. 

- Un brin d'inexpliqué dans "Les ciseaux baladeurs" ne pouvait que me plaire ! 

- Le mental joue sur le physique dans "L'enkystement". Laurence a le don de trouver des titres originaux ! 

- Des enfants cachés dans un réduit surprennent des conversations d'adultes et par là de secrets qu'ils n'auraient pas dû découvrir dans "Les invités sans visage". 

- Un rêve éveillé pour "La fièvre du vendredi soir". 

- Le lecteur croirait à un poème épique pour "Costaeres". 

- Quant à "L'homme aux statues", il reporte tout son amour et les sentiments qu'il ressent pour sa cousine dans l'achat de statues de femmes nues ou presque. 

- Les flèches de Cupidon ont blessé les protagonistes de "La nuit aux mille oreilles."

- Peut-on rencontrer l'âme sœur lors de funérailles? La réponse est "oui" avec "Les funérailles de Gudrun Appeldörfer".

- La dernière nouvelle "La tour, prends garde" se lit comme un roman moyenâgeux. 

Note personnelle : 

En général, je n'aime pas beaucoup les textes courts. Pour moi, une nouvelle doit comporter plusieurs pages de façon à pouvoir entrer dans l'histoire, la vivre avec les personnages qu'il faut apprendre à connaitre voire pouvoir s'identifier à eux. 
Laurence Amaury écrit des textes longs (plus de 30 pages parfois) et laisse donc le temps au lecteur de laisser courir son imagination. 

 

 

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Chicha de Virginie Vanos

Publié le par philippedester

Chicha par VanosAprès avoir lu 5 romans de Virginie Vanos, une auteure que j'apprécie de plus en plus, je me suis lancé dans un petit recueil de 5 nouvelles. 

"Chicha", le premier texte qui a donné son titre au recueil est l'histoire d'un chat et de sa maitresse. Chicha jette un regard de chat sur le comportement des humains tandis que sa maitresse sombre dans la dépression. 

"Le spécimen" raconte l'histoire de Charlotte, quadragénaire, qui commence des études universitaires. "Aller au bout de ses rêves" est un peu l'idée de cette nouvelle. 

La troisième nouvelle intitulée "Rouge noir" est l'histoire d'un garçon différent qui subit pas mal de moqueries. Il finit par s'épanouir dans le transformisme... Un appel à la tolérance et à la différence. 

"Le bonheur selon Rose" est une incitation au bonheur et à la joie de vivre. Rose a connu pas mal de malheur, mais elle est restée gaie et souriante. Une histoire qui fait du bien. 

La dernière intitulée "L'habitude, cette vieille garce" raconte l'histoire de Laura, une jeune femme qui subit sa propre vie, accepte les décisions d'autrui sans broncher même si elle pleure parfois dans la solitude. Le bonheur est pourtant là à sa portée et elle n'a qu'à tendre la main pour le toucher...

Cinq très bonnes nouvelles positives qui font du bien. Des personnages assez typés pour qui le lecteur éprouvera à coup sûr de la sympathie. Une réflexion sur le droit au bonheur. 

Un petit recueil que j'ai beaucoup aimé dans son intégralité et que je vous recommande chaudement. 

 

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Oublie les femmes, Maurice...

Publié le par philippedester

Tout d'abord, je remercie les éditions Quadrature pour ce nouveau service de presse. Un titre qui ne peut qu'attirer l'attention et qui prend tout son sens à la fin du recueil. 

La femme est au cœur de toutes ces courtes histoires bien que l'homme n'en soit pas absent. La femme y est forte, sensuelle, attirante, irrésistible, combative, manipulatrice parfois . L'homme y est plutôt faible, déprimé, enfant...

Dans ce recueil, il est question des relations qui les unissent. A partir de faits communs, quotidiens, courants, l'auteur crée une histoire semée d'embûches, qui se terminent de manière inattendue. 

Oublie les femmes, Maurice par Jaga

 

1) Mariage ombrageux : Maxime s'amuse à filmer tout ce qui peut se passer dans un mariage (disputes, bas filés,...), ce qui ennuie ses proches, mais tel est pris qui croyait prendre...

2) My way : On a tous des habitudes. Les changer peut être très perturbant. Ici l'auteur est allé un peu loin. La fin n'est pas très crédible.

3) Fleur et Roc : Deux personnages ainsi surnommés par un type qui les observe dans un bar...

4) Boulet de canon : Une femme joue de ses charmes, joue avec les hommes tandis qu'un homme l'observe sur le balcon en face. Une fin inattendue comme je les aime. 

5) Une prière pour des clous : Draguer dans une église n'est peut-être pas une bonne idée...

6) Sortilège : Est-ce que 7 ans après une séparation, l'amour (ou le désir) est toujours présent? 

7) Faire le vide : Le vide, c'est l'amour qui s'en va, remplacé par l'habitude...

8) La main au feu : Deux couples dinent ensemble. Deux parlent boulot, deux autres s'ennuient. Comment passer le temps? Réponse dans cette nouvelle...légèrement érotique.

9) Et la terre peut bien s'écrouler : Un accident de voiture programmé par une épouse...

10) To hell, Angel : Profiter de la vie avant que la mort ne la ravisse...

11) Pourvu qu'on ait l'ivresse : Un anniversaire très particulier ! 

12) Cinoche : Cette fois, il se suicide...

13) Bomshell : Sur la plage, une bombe... Elle écrit pour des revues. Il vaut mieux s'en méfier ! 

14) Un foutu film tout public : Il vaut mieux se méfier aussi des auto-stoppeuses ! La fin de cette nouvelle donne son titre au recueil. 

Un recueil pour ceux qui aiment les nouvelles courtes, percutantes, inattendues...

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