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la louviere

Bois-du-Luc (2)

Publié le par philippedester

On se retrouve aujourd'hui dans la cité minière de Bois-du-Luc, mais on s'éloigne un peu du centre minier pour découvrir le village de Houdeng-Aimeries. 

Voici l'église Sainte-Barbe construite en 1905 de style néo-gothique composée de briques et de pierres bleues. 

L'église fait partie intégrante du site minier de Bois-du-Luc, qui est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO. 

Sainte-Barbe est la patronne des mineurs. 

Son architecture et son mobilier reflètent le paternalisme industriel de l'époque. On y trouve, ,par exemple, des colonnes en fonte coulées directement dans les ateliers du charbonnage voisin. Le tympan au-dessus du portail présente un Christ en gloire entouré des quatre évangélistes. 

On découvre ensuite une maison jumelée typique en briques rouges. 

Ce type de construction en "miroir" où deux habitations partagent un mur mitoyen central est emblématique du patrimoine industriel et minier de la région du Centre. 

On ne peut que remarquer cette maison de maitre. 

Elle mélange plusieurs styles, ce qui est typique des constructions de la fin du XIXe ou du début du XXe S.

Elle possède une tour carrée avec un toit pyramidal élancé, des pignons ornés de structures en bois rappelant le style cottage ou néo-normand, une façade en briques blanches soulignée par des bandeaux horizontaux plus sombres. 

Ce genre de propriété appartenait souvent à des directeurs de charbonnages ou à de riches propriétaires terriens liés à l'activité économique du Canal du Centre tout proche. 

Nous passons ensuite devant une ancienne pharmacie située à l'angle de deux rues. 

Nous passons ensuite devant une autre maison bourgeoise du XIXe S.

Ces maisons disposent généralement de plusieurs chambres (souvent entre 4 et 7), de grands jardins, de terrasses et parfois de dépendances. Comparons ça avec les maisons accolées des ouvriers ! 

Nous passons maintenant devant l'ancien hospice Plunkett de Rathmore. 

Inauguré en 1861, il doit son nom à son fondateur. 

Le bâtiment se distingue par sa façade en briques et son clocher central qui marquait l'emplacement de la chapelle d'origine. 

Jusqu'en 1909, il servait à la fois de maison de retraite et d'hôpital, accueillant entre 20 et 40 pensionnaires. Les derniers résidents ont quitté les lieux en 1973.

Nous continuons notre route à travers la campagne. 

Le long de la route poussent des renouées du Japon, des plantes particulièrement envahissantes originaires d'Asie orientale. 

On se retrouve dans quelques jours...si vous le voulez bien. 

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Bois-du-Luc (1)

Publié le par philippedester

Nous voici repartis pour une balade avec l'application Totemus. Cette fois, nous nous rendons à Bois-du-Luc, un des plus anciens charbonnages de Belgique, situé à Houdeng-Aimeries, actuelle commune de La Louvière, et dont l'activité à cessé en 1973. 

La cité ouvrière a été construite entre 1838 et 1853. Le site a fait l'objet d'une réhabilitation et d'une mise en valeur culturelle et est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 2012.

Sur la façade ci-dessus, des reproductions d'œuvres d'art rendent hommage à l'histoire industrielle et humaine. 

A gauche, il s'agit d'une reproduction du tableau "Hiercheuse descendant à la fosse" de Constantin Meunier (peintre belge connu pour ses représentations réalistes du monde du travail et des mineurs). L'œuvre originale se trouve au Musée des Beaux-Arts de Charleroi. 

A droite, une photographie en noir et blanc montre un visage en gros plan portant un casque militaire. Elle rappelle les travaux de photojournalistes documentant les conflits. 

Le bâtiment en briques rouges avec ses linteaux en pierre sculptée est caractéristique des infrastructures de services du site. 

Le site abrite aujourd'hui le "Musée de la Mine et du Développement Durable) qui propose des visites guidées des ateliers, des bureaux administratifs et de la maison du mineur. 

Ci-dessous, l'entrée principale du site avec ses portes à guillotine, encadrées par deux tours de briques rouges. 

Contrairement aux apparences, ces tours ne sont pas de véritables tours de guet accessibles. Elles ont été installées après la grève générale de 1893. Le but était d'intimider les ouvriers grévistes en leur faisant croire que des gardes pouvaient tirer depuis des fenêtres en hauteur ! 

La chaine et les rails servaient à actionner d'immenses panneaux métalliques coulissants pour verrouiller l'accès aux bureaux et aux ateliers de la mine en cas de conflit. 

L'intérieur de ces tours est, en réalité, vide. Il n'y a pas d'escalier ni de plancher permettant d'atteindre les fenêtres supérieures ! 

Ce bâtiment, ci-dessous, est la Maison du Directeur. 

Edifié en 1844, cette imposante demeure bourgeoise se distingue radicalement de l'habitat ouvrier voisin par son style néoclassique et son jardin privatif. Elle symbolisait la hiérarchie sociale stricte au sein de la cité minière. 

Alors que les mineurs vivaient dans les célèbres "Carrés" (maisons ouvrières standardisées), le directeur jouissait d'une résidence de prestige située à l'entrée du site pour marquer son autorité. 

Nous sommes ici à la fosse Saint-Emmanuel. On y voit encore les ateliers de surface, les bureaux et le châssis à molettes (la tour métallique en arrière-plan).

Nous passons au pied d'un mur de briques avec des ouvertures en arc de cercle condamnées. 

Pour répondre à la question de Totemus, il fallait compter le nombre de fenêtres. Vu la longueur du mur, j'ai dû recommencer plusieurs fois ! 

Voici les célèbres "Carrés" vus d'un autre angle : 

On y trouve également plusieurs bâtiments en briques rouges qui avaient différentes fonctions. 

 

On va maintenant s'éloigner du centre minier pour découvrir le village. 

On se retrouve dans quelques jours si vous le voulez bien. 

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