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Havay, village martyr (2)

Publié le par philippedester

Nous revoici à Havay, ce village détruit par les bombes allemandes en 1918.

Nous allons, aujourd'hui, nous enfoncer un peu plus dans la campagne. 

Nous découvrons un ancien corps de logis d'une ferme : 

C'est un bâtiment historique important, témoin du passé agricole de la région. Il se caractérise par ses façades en briques et pierres, avec un double escalier extérieur menant à l'entrée principale. 

A sa gauche, une petite plaine de jeu. 

J'ai eu du mal à trouver cette structure dont parlait l'application Totemus : 

Si je ne me trompe, les escaliers permettent d'atteindre une nappe phréatique dans laquelle on peut puiser de l'eau. 

On va maintenant marcher un peu et admirer le paysage campagnard. 

Hou ! Le ciel se couvre ! 

On va essayer de finir la boucle avant l'arrivée de la pluie. 

Nous arrivons devant le cimetière et découvrons la sépulture d'un soldat, d'après la photo sur la croix. 

Totemus me fait rechercher une autre tombe : 

Ici est enterré un soldat considéré comme le dernier Néo-Zélandais tué au combat pendant la Première Guerre. Il est décédé le 10 novembre 1918, 20 heures avant l'entrée en vigueur de l'Armistice. 

Il a été tué accidentellement par le tir du fusil d'un de ses camarades alors qu'ils revenaient d'une patrouille. Ce n'est vraiment pas de chance ! 

La question Totemus était : "Quelle est la date inscrite sur la façade de cette ferme?". Vous voyez la réponse?

Il pleut moins. Je continue la route et découvre une autre niche religieuse ou un oratoire encastré dans un mur de pierres. 

On continue à parcourir la campagne. 

Je découvre la chapelle Saint-Jean-Baptiste dans un site assez pittoresque. 

On boucle la boucle ! Retour à l'église sous un ciel nettement moins engageant qu'au départ. 

Il ne reste plus qu'à trouver le QRcode qui indique que nous avons fait la promenade entière, qui permet de gagner des points et le pins de la région wallonne. 

J'ai beaucoup aimé cette balade grâce à l'application. Elle donne un but de promenade et évite d'errer dans le village en ne sachant pas quoi regarder. 

Je vous en proposerai d'autres bientôt. 

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Havay, village martyr (1)

Publié le par philippedester

Avec l'application Totemus, je suis parti à la découverte du village d'Havay, situé non loin de Mons, dans le Hainaut. Un petit village, pas loin de chez moi, et qui mérite vraiment le détour. 

La Première Guerre mondiale en a fait un village martyr. En effet, de février 1918 à l'Armistice, le village a servi de champs d'expérience pour les bombardements aériens par lesquels il fut très endommagé. 

La "chasse au trésor" commence sur la place de l'église. 

A sa gauche, on trouve le monument aux morts. 

Totemus pose des questions sur tous les endroits et monuments que nous découvrons lors de la balade. Puis il donne des explications souvent historiques (que j'ai évidemment oubliées).

Le cimetière jouxte l'église comme c'était le cas dans un temps plus ou moins lointain avant qu'on enterre nos morts à l'extérieur des villages. 

A droite de l'église se trouve une petite chapelle votive de style néo-gothique, typique du patrimoine religieux rural de la région. 

Un petit coup d'œil à l'intérieur...

L'église étant fermée, je commence la balade. 

Totemus me dirige vers un bâtiment se trouvant presque en face de l'église. 

Il s'agit de l'école communale, anciennement maison communale. 

Juste à côté se trouve un panneau explicatif sur les ravages de la Grande Guerre. 

Les photos sur le panneau parlent par elles-mêmes ! 

Le texte est un peu petit. Il est écrit qu'une des bombes larguées sur le village n'a pas explosé. En 1921, on a creusé tout autour pour la déloger. Elle était vide de toute charge explosive ! 

Elle se trouve maintenant au musée de la guerre à Mons. 

On continue notre chemin et on découvre une niche religieuse abritant une statue de la Vierge à l'Enfant. 

Ces petites niches, encastrées dans un mur, se nomment, en Belgique, potales. 

Il s'agit d'un exemple du "petit patrimoine populaire wallon" fréquent dans les campagnes pour solliciter une protection ou marquer un lieu de passage. 

Et on découvre un deuxième panneau. 

Pourquoi un dirigeable sur la photo? Tout simplement parce que les photographies aériennes étaient prises depuis un ballon d'observation.

On arrive à un petit coin sympa où on peut se reposer et lire puisqu'une boite à livres est à la disposition du promeneur. 

Un troisième panneau est en partie caché par la végétation. 

Une bombe particulièrement puissante a fait disparaitre d'un coup 14 habitations ! 

Allez, on va s'asseoir là un moment et prendre un livre. On se retrouve dans quelques jours. A très vite. 

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