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L'amazone du Cirio de Jacques Lefèbvre

Publié le par philippedester

L'amazone du Cirio de Jacques Lefèbvre

Une fois de plus, je remercie les éditions M.E.O pour l'envoi de ce roman. 

Tout d'abord, un mot sur le titre : le Cirio est une brasserie bruxelloise située non loin de la Bourse. S'y retrouvent une femme venue de Pologne, Aurelia, et un Belge, professeur de français retraité, Antoine, qui lui fait visiter la ville. Dans le café, ils aperçoivent une femme qui deviendra l'héroïne d'un roman. 

Aurelia met Antoine au défi d'écrire un roman : la femme aperçue au Cirio deviendra Elzbieta, une jeune Juive polonaise qui a échappé aux camps de concentration dans lesquels ont disparu ses parents. 

Une femme appelée Bogena recueille la gamine, la fait passer pour sa fille et toutes deux traversent l'Europe centrale fuyant les troupes soviétiques.

Le roman d'Antoine est donc dans le roman de Jacques Lefebvre. C'est ce qu'on appelle un roman gigogne et c'est ce qui m'a perturbé dans la lecture de ce livre. L'auteur passe sans arrêt d'un roman à l'autre; je serais tenté de dire du coq à l'âne et, s'il n'est pas difficile de s'y retrouver et de différencier les deux, les passages sont trop courts pour vraiment entrer dans le récit. 

Le roman d'Antoine se construit petit à petit et est lu et critiqué par Aurelia, ce qui m'a dérangé aussi. C'est comme si j'écrivais un livre et que quelqu'un m'interrompe sans cesse dans mon travail pour me dire tout ce qui ne va pas dans ce que j'ai écrit ! 

Je n'ai éprouvé aucune empathie pour les personnages et cela est sans doute dû à la construction du récit. 

Le sujet m'intéressait et je pense que j'aurais apprécié le roman de Jacques Lefèbvre s'il avait été écrit autrement. Là, je suis passé à côté...

Si la méthode employée par l'auteur pour raconter l'histoire d'une Juive polonaise ne vous dérange pas, laissez-vous tenter par "L'amazone du Cirio". 

 

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