Je n'étais jamais allé à Mouscron, ville francophone à facilités, située dans le Hainaut, à une heure d'autoroute de chez moi.
On nous annonçait un dimanche 1er octobre radieux, même estival. J'ai eu envie de sortir de chez moi et, comme j'ai trouvé sur le Net que se déroulait un festival des arts de la rue "Les hurlus berlus" dans cette ville qui restait inconnue, j'ai décidé de pousser jusque là.
On ne peut pas dire que c'est une ville intéressante à visiter, mais j'y ai quand même découvert un très bel hôtel de ville (mairie pour les Français).


On ne peut rater la statue réalisée en hommage à un bourgmestre (le maire pour les Français), Alfred Gadenne, disparu tragiquement en 2017.

Et devant l'hôtel de ville trône la statue d'un hurlu :

Mais qui sont ces hurlus? Je dois dire que j'en avais vaguement entendu parler. Je les croyais personnages de carnaval. J'ai donc interrogé Mr Google qui sait tout.
Dans la tradition populaire de la région lilloise et de la ville de Mouscron, les hurlus sont des protestants calvinistes révoltés impliqués dans des attaques et des pillages.
Persécutés par les catholiques, ils se seraient réfugiés pendant quelques années au Mont-à-Leux, à Mouscron, avant de s'y emparer du château des Comtes. Après avoir été repoussés à Courtrai et Tournai, ils auraient quitté Mouscron pour attaquer Lille, d'où ils auraient été repoussés par les archers lillois et la population locale menée par Jeanne Maillotte.
Le terme hurlu aurait en réalité servi à désigner, selon le moment, plusieurs types de personnes toutes actives dans la région de la Flandre et du Hainaut dans le contexte de la deuxième moitié du xvie siècle :
- des mercenaires ;
- des partisans calvinistes ;
- des pilleurs.
Le nom « hurlu » dériverait du mot « hurleur » ou des hurlements des victimes ou bien encore du néerlandais huurlingen (« mercenaires »).
Ils sont fêtés tous les ans à Mouscron lors du premier week-end d'octobre.
Voilà donc pourquoi ce festival porte le nom de "Hurlus Berlus".
Un hurlu berlu est une personne étourdie, écervelée, qui se comporte de façon extravagante.
Sur la grand-place, on ne peut que découvrir une statue représentant un ours.

Pourquoi un ours? Je n'en sais rien. Fait-il partie du folklore mouscronnois? Je n'en sais rien !
De suite, je remarque cette maison que je trouve superbe.

L'église est au bout de la place. Je n'y suis pas entré.

Au coin d'une ruelle piétonne, je découvre un ourson perdu.

Près de l'église, un homme attend patiemment le début des spectacles !

Moi, je me balade et je découvre la ville.

Mais voilà que le premier spectacle commence.

Ci-dessus, Casulino le bateleur amuse le public par ses acrobaties, envoutant petits et grands.
Des différents spectacles que j'ai eu l'occasion de voir (impossible de tout voir en une journée), mon préféré est le valpiniste.

Il s'agit d'un conte philoso-cirque qui guide les spectateurs sur le sentier de la dent des anciens jusqu'au mont du Jura. Un spectacle drôle, mais pas seulement. Ce monsieur, cet artiste plutôt, a inventé un texte qui fait réfléchir. Il le débite tout en grimpant sur ces valises branlantes ! Chapeau l'artiste !
Sur la place, des tortues géantes amusent les petits. Un membre de la famille de l'enfant doit pédaler pour faire avancer la tortue. Compétition ! Quel enfant gagnera la course grâce à la force de l'adulte qui pédale?


"Les hurlus berlus", c'est aussi un spectacle ambulant.
Les Puppets font un peu froid dans le dos. Ils laissent une drôle d'impression. Des enquêteurs de cette planète, des explorateurs de notre temps vous ont à l'œil


. Sur leur chemin, ils rencontrent un étrange "oisoh".



Pas facile de manipuler ces engins !
Mais voilà déjà la pause de midi et nous n'avons assisté qu'à deux spectacles. Une pause de 12h à 14h, c'est trop long, mais il faut bien que les restaurants se remplissent ! Une perte de temps pour nous !
On se retrouve ici dans quelques jours si vous le voulez bien.