• Je remercie tout d'abord les éditions M.E.O pour l'envoi de "L'heure des olives", joli roman écrit par Claude Donnay. 

    L'auteur a déjà publié pas mal de recueil de poèmes. Il est d'ailleurs le fondateur de la revue et des éditions Bleu d'Encre, consacrées à la poésie.

    "L'heure des olives" est son quatrième roman. 

    Petite pause lecture

    Nathan Rivière, le héros et le narrateur de ce récit, vit dans le mensonge. Il invente un burn out afin de s'octroyer une longue pause et de, peut-être, quitter son travail définitivement. 

    Son couple ne fonctionne plus. Ce n'est pas chez sa femme qu'il trouvera des encouragements. 

    Sa soeur, Evelyne, l'emmène à Saint-Walfroy dans une sorte de retraite où il rencontrera une femme un peu mystérieuse qui ne tardera pas à le fasciner : Alex. Quand il se rend compte que la jeune femme lui ment, notamment sur son identité, il décide de lui rendre la pareille et pose un acte qu'il regrettera toute sa vie. 

    Alexandra est, en fait, une éditrice très connue à Paris et comme son père vient de lui confier un manuscrit qu'il a écrit en secret, Nathan décide de se faire passer pour l'auteur de ce manuscrit, un gros mensonge qui bouleversera toute sa vie. 

    Les personnages de Claude Donnay sont bien campés. J'ai beaucoup aimé vivre leur cheminement. 

    Le suspense est omniprésent. Je me suis demandé comment Nathan allait bien pouvoir se dépêtrer de la mélasse dans laquelle il s'est fourré. 

    Et puis, l'auteur a réussi la prouesse d'inclure un roman dans le roman avec le manuscrit du père du héros, manuscrit que Nathan recopie petit à petit dans un carnet et qu'il distille, goutte à goutte, au lecteur impatient de connaitre le fin mot de ces deux histoires. 

    Une belle réussite. 


    6 commentaires
  • Aujourd'hui, je vous présente un roman très plaisant écrit par Monique Bernier, psychologue de formation, publié aux éditions M.E.O que je remercie pour ce service de presse. 

    "La chambre du premier" est le 7e livre de l'auteure, je pense. 

    La chambre du premier par Bernier

    De Monique Bernier, j'ai lu "Les hibiscus sont toujours en fleurs", un roman sur le génocide des Tutsis. 

    "La chambre du premier" est un roman très différent de celui-là. Il dénoue petit à petit des secrets de famille.

    Sylvie a vécu pendant 27 ans sous l'emprise de son mari qui l'a enlevée à sa famille pour l'emmener en Australie où elle a eu deux enfants. Elle était jeune, elle voulait fuir sa famille, elle était heureuse et a suivi cet homme les yeux fermés. 

    Après quelques années, elle a déchanté. Elle n'a plus vécu que par son mari qui lui dictait sa conduite et n'hésitait pas à l'humilier en public. Même ses enfants lui ont échappé. 

    27 ans plus tard, elle a enfin le courage de les quitter et de revenir en Belgique. L'y attend une grand-mère aimée. Oui, mais voilà, elle arrive trop tard, sa mamy a été enterrée un peu plus tôt. 

    C'est alors avec son frère qu'elle va faire connaissance. Ils n'ont quasiment jamais vécu ensemble. Leur grand-mère s'était accaparée de la petite fille et n'avait aucune relation avec le garçon. Sylvie n'a donné aucune nouvelle pendant toutes ses années passées loin des siens. 

    En fouillant dans le passé de sa grand-mère, elle va mettre au jour des secrets bien gardés qui vont expliquer bien des choses. Elle va aussi se rendre compte qu'elle a vécu sous l'emprise de sa mamy avant d'être dominée par son mari. L'histoire se répète souvent ! 

    Mais qui était vraiment Adèle et qui est cet homme enfermé dans un hôpital psychiatrique à qui elle a légué une partie de ses biens? 

    Sylvie va avancer à l'aveugle, naviguant entre les non-dits et les mensonges...

    Un voyage dans le temps depuis la naissance de Sylvie jusqu'à la mort de sa grand-mère qui bouleversera son existence ainsi que celle de son frère Thomas et de leur mère que Sylvie a très peu connu...

    Pause lecture

     

     

     


    7 commentaires
  • Je remercie à nouveau les éditions M.E.O pour ce partenariat. 

    J'ai lu "Cendres" d'Anne Duvivier, son quatrième roman. L'auteure est psychothérapeute et vit à Bruxelles. C'st tout ce que je sais d'elle. 

    Cendres par Duvivier

    Ses trois héroïnes sont Violette et sa sœur Lila ainsi que leur cousine Hélène, trois femmes dans la cinquantaine, très différente par leur vie et leur caractère. 

    Violette est celle que l'on remarque, elle est plus vive, plus expressive, a plus d'humour. Pourtant, elle a pas mal souffert dans sa vie. Elle a un amant plus jeune qu'elle qui voyage beaucoup pour son travail. 

    Lila est plus discrète. Elle a un mari plus vieux qu'elle. 

    Hélène a fait des études, elle a de l'argent, un mari qui a une bonne situation. 

    Les deux soeurs ont perdu leur père dans l'incendie d'un magasin "L'innovation" en 1958. 

    Le père de leur cousine vient de mourir. Son souhait : que ses cendres soient dispersées à Ischia, une ile de la baie de Naples et que les trois femmes soient présentes. 

    Que cache ce souhait? Pourquoi dans cet endroit dont elles n'ont jamais entendu parler? 

    Les trois femmes répondent positivement au souhait du vieil homme et s'embarquent pour l'Italie. 

    Là, les secrets de famille vont exploser, les laissant anéanties...

    Une lecture courte, simple, facile à lire qui emmène le lecteur dans les méandres des secrets de famille bien gardés. 

    Petite pause lecture


    7 commentaires
  • Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises des romans de Claude Raucy, auteur né en Lorraine belge (ça tombe bien puisque mes reportages photos vous montrent ce coin de la Belgique), que j'ai découvert il y a une dizaine d'années avec "Le doigt tendu", roman qui reste mon préféré de l'auteur à ce jour. 

    Voyez "La sonatine de Clementi", "Le temps des noyaux" ou encore "Le maitre de San Marco" sur ce blog. 

    Je remercie les éditions M.E.O de m'avoir permis de lire ce qui, pour moi, est le 8e livre de Claude Raucy : "Les orages possibles". 

    Les orages possibles par Raucy

    Remarquez la jolie photo de couverture de Fabienne Monville. 

    L'histoire se passe en grande partie dans un couvent ou plutôt un orphelinat pendant la 2e guerre. 

    Charlotte prend le voile sans grande conviction. Elle est jeune, jolie et veuve de fraiche date. 

    A une certaine époque, beaucoup de jeunes filles entraient au couvent après une déception amoureuse ou un veuvage. Charlotte se retrouve donc enfermée entre quatre murs, obligée d'obéir à la mère supérieure, une femme plutôt revêche, que le lecteur ne pourra nullement apprécié, même si l'auteur dit que ce n'est pas une mauvaise femme. 

    Un jour, un aviateur anglais vient se réfugier dans le couvent où Charlotte, devenue soeur Marthe, s'occupe des orphelins et plus particulièrement d'un petit garçon difficile nommé Gino. 

    En partant, le bel aviateur laissera un cadeau dans le ventre de la jeune femme...

    Qu'adviendra-t-il de l'enfant? Sera-t-il élevé au couvent? Charlotte renoncera-t-elle au voile pour élever son fils? 

    Les réponses sont évidemment dans ce roman court, facile à lire, sans prise de tête que nous offre Claude Raucy en ce mois de septembre. 

    J'ai aimé le roman, mais j'en attendais une autre fin ou un dénouement un peu plus élaboré peut-être...

     

     


    7 commentaires
  • Nouvelle pause lecture avec le onzième livre que je lis d'Armel Job. De tous, c'est celui-ci qui m'a plu le moins, mais la fin inattendue relève un peu, selon moi, la qualité du récit. 

    La femme manquée d'Armel Job

    J'ai, bien sûr, apprécié la plume de l'auteur dont le style impeccable et le vocabulaire poussé ne sont pas un secret, mais j'ai trouvé l'histoire sans grand intérêt. 

    Charles a 35 ans. Il vivait avec ses deux tantes célibataires dans une grande ferme prospère jusqu'au jour où les deux femmes meurent. Le voici seul et n'a plus qu'une idée en tête : se trouver une épouse qu'il pourra choyer. 

    Il tombe d'abord amoureux d'une jeune fille à qui il adresse une lettre d'amour (rédigée par le clerc de notaire Evariste Lejeune), mais ladite jeune fille se moque de lui en public et sa lettre est tournée en dérision. 

    Toujours avec l'aide du clerc, il passe des petites annonces dans des journaux, mais aucune femme ne répond à son appel. 

    Finalement, il découvre, dans un catalogue exotique, l'épouse idéale : Opportune. Il lui écrit et elle quitte ses terres natales pour venir vivre avec lui. Mais la chance a décidé d'oublier le pauvre Charles : sa femme meurt le soir de leur mariage et il se retrouve seul à vie. 

    Sa véritable identité est révélée lors des noces et, bientôt, le village va regarder l'enfant adopté avec d'autres yeux. Ne serait-il pas responsable des maladies du bétail? Opportune n'a-t-elle pas amené la poisse avec elle? 

    La vie ne sera pas tendre avec le pauvre Charles. 

    C'est seulement après sa disparition que des secrets seront mis à jour et donneront à la fin un cachet inattendu. 

    Remarque

    Une particularité du récit m'a un peu gêné dans ma lecture : Armel Job écrit tantôt à la 3e tantôt à la 1ère personne. 


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique